« Nous sommes Bob, tome 1 : Nous sommes Légion », Dennis E. Taylor

noussommesbob_orgBob Johansson vient de vendre son entreprise d’informatique et a hâte de pouvoir enfin profiter de la vie. Tant de lieux à visiter, de livres à lire et de films à voir… Il est donc un peu injuste qu’il se fasse écraser en traversant la rue.

Lorsque Bob revient à lui, un siècle plus tard, c’est pour découvrir que les « congelés » n’ont aucun droit, et qu’il appartient désormais au gouvernement. Téléchargé dans un ordinateur, il est pressenti pour devenir l’IA aux commandes d’une sonde interstellaire destinée à la recherche de planètes habitables. Les enjeux sont considérables. S’il refuse cet honneur, on l’éteindra, et un autre prendra sa place. S’il accepte, il deviendra une cible de choix. Au moins trois autres puissances tentent d’être les premières à envoyer leur sonde, et tous les coups sont permis. Pour Bob, l’endroit le plus sûr, c’est dans l’espace, le plus loin possible de la Terre. C’est du moins ce qu’il croit. Parce que l’univers regorge de mauvaises surprises, et les intrus sont mal vus. Très mal vus…


Compliqué à décrire. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en lisant ce livre, mais une chose est sûr, je n’ai pas pu apprécier pleinement ce livre. L’intrigue est assez fidèle au quatrième de couverture, rien à dire. Le livre promet cette intrigue, et c’est le cas. Pourtant j’ai l’impression de passer à côté de quelque chose. Laissez-moi m’expliquer.

Le début est tout simplement génial. Nous avons Bob, un prétentieux CEO, qui a comme passion première les sondes de von Neumann (sonde autoréplicative fonctionnant sur le principe des imprimantes 3D), et qui vient de vendre son entreprise. Celui-ci meurt d’un accident de voiture. Chance sur lui, il avait signé un contrat avec une entreprise de cryogénisation, qui lui garantissait de le faire revivre après sa mort, lorsque les recherches scientifiques leur en donneront la possibilité.

Nous sommes un siècle plus tard. La géopolitique a complètement changé, les fondamentalistes au pouvoir, et il est désormais un programme informatique. Une intelligence artificielle. Nous assistons avec intérêt à sa progression en tant qu’être artificiel, à ses réflexions, et à ses discussions avec le docteur Landers, celui-qui est chargé de l’évaluer sur son état psychiatrique. S’il passe tous les tests, il deviendra l’IA d’une sonde Von Neumann, sinon on l’éteindra.  Le début est drôle, avec un rythme soutenu, et le personnage nous semble infiniment sympathique.

A partir du moment où le personnage est envoyé dans l’espace pour se répliquer afin de coloniser l’espace, l’auteur me perd. Serait-ce à cause d’innombrable référence geek que je ne connaissais pas ? A ses explications de données scientifique auquel je ne comprends absolument pas ? Mais parce que le dessein de Bob est de parcourir l’univers, nous assistons au début avec curiosité à ses dédoublements, puis nous le subissons par la suite. Le rythme devient lent, l’ennui commence, et les points de vue des nombreux Bob, à l’intérêt inégal fait que je décroche bien vite, tant cela devient pénible à lire.

Je donne la note « Bien » pour la première partie du livre, et pour l’intrigue au globale qui me semble original, mais il ne méritera pas plus car la lecture à été très compliqué pour moi. Selon moi, le livre est (trop) calibré pour les geeks ayant une sensibilité particulière pour le hard science-fiction, ce qui n’est pas mon cas.

 

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« Pas si simple », Lucie Castel

9782280388504Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël.
Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans les toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au cœur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…

Pas si simple aborde avec intelligence et délicatesse les thèmes de la famille, du deuil, de l’amour et de l’engagement. Une comédie romantique pleine d’humour et d’espoir dont les valeurs universelles parleront à chacun.

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Pas si simple est une chick-lit écrite par la française Lucie Castel. Pour avoir déjà lu un livre chick-lit français, je ne vais pas vous mentir, j’étais pas vraiment enthousiaste. Parce que les productions françaises ont quelque chose de très caractéristique qui est de vouloir faire quelque chose d’AUTHENTIQUE (comprenez : problèmes sociaux, fonctionnaires, marginalité et pourquoi pas mettre cela en scène dans un cadre bucolique que nous allons appeler province), il faut avouer tout de même ça ne collait pas avec le genre chick-lit.

Mais pas de panique, Pas si simple reprends les codes du genre pour notre plus grand plaisir : Une citadine qui à qui tout réussi, excepté le domaine amoureux. Pour autant, Lucie Castel arrive à sortir des sentiers battus grâce à un humour omniprésent, et des personnages haut en couleur, mention spéciale pour Mélie, La sexologue complètement dévouée à son travail qui sera à l’origine de beaucoup de comique de situation.

Un livre qui se dévore très facilement, parfait pour l’été, et qui frôle de peu le coup de cœur. Lucie Castel est sans aucun doute une auteure à suivre.

« Les Chroniques des Vampires, tome 2 : Lestat le vampire », Anne Rice

5172LoCPeYLUn vampire libertin et impie qui ne croit ni à Dieu ni au diable ? Lestat de Lioncourt, benjamin d’une famille de hobereaux auvergnats minés, a été vampirisé dans sa vingtième année par un démon. Deux siècles plus tard, en Californie, attiré des profondeurs de la terre par le climat dionysiaque qui règne dans le monde, il lance un défi aux puissances des ténèbres en jouant une musique à réveiller les morts… Avec Lestat le vampire, Anne Rice a créé une créature unique et a révolutionné la littérature fantastique. Du San Francisco d’aujourd’hui à la Bretagne druidique en passant par la Venise du XVe siècle et le Paris prérévolutionnaire, un roman admirable et vertigineux, au coeur d’un univers fascinant de sensualité et d’angoisse, peuplé d’êtres mi-anges mi-démons qui nous ressemblent comme des frères…

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Après avoir dévoré le premier tome de la série, j’en attendais beaucoup de ce second tome. Bien que le personnage de Lestat n’était pas celui qui m’intéressait le plus, le fait de découvrir Lestat en tant que vampire rock’n’roll, en démon romantique, je tombais en pâmoison. Après tout, dans le premier tome on découvre un vampire beau comme un Dieu, sans scrupule, et sans limite. Comment ce tome pourrait-il être mauvais?

Et pourtant. Il faut savoir qu’à la fin du premier tome, on laisse Lestat dans un état de désespoir terrible. Vivant reclus, il décide peu à peu de sortir, grâce à la radio ou il découvre que le monde tourne, et que c’est pas si nul. Suite à sa sortie de sa retraite, il décide de faire connaitre au monde entier sa nature de vampire. A partir de la, c’est la fin.

Nous suivons la jeunesse de Lestat, homme instruit a qui on donnerait tout, et c’est le premier choc. Depuis quand Lestat est-il civilisé? Je n’arrive pas du tout à reconnaître ce personnage, d’une élégance et d’une intelligence émotionnelle extrême alors que dans le premier tome on contait un homme cruel, bête, et sans sensibilité.

De même, j’espérais lire l’ascension d’un vampire dans le monde des humains, il n’en est rien. L’histoire est rapidement éludée, prenant peut être 10 % du livre. Le reste n’est que jeunesse de Lestat, et conte mythologique ou égyptienne. Quasiment pas de mot pour Louis et Claudia, ses créations, ou de son ascension dans le monde de la musique,  excepté dans d’épilogue.

Bref, un livre plus biographique d’un personnage que d’une réelle avancé du personnage dans le monde d’aujourd’hui. Cette biographie est difficile à avaler du au fait que le personnage décrit ne ressemble pas à celui du premier tome, et à ses mythologie à dormir debout.

Une déception donc, pour un livre qui semblait promettre beaucoup de chose mais qui tourne autour du pot selon moi. Par contre si vous lisez ce livre non pas comme la suite du tome 1, mais vraiment comme un livre sur l’origine des vampire, vous en serez probablement satisfait.

 

« Les Chroniques des Vampires, tome 1 : Entretien avec un vampire », Anne Rice.

imagesDe nos jours, à La Nouvelle-Orléans, un jeune homme a été convoqué dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l’interviewer nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant où l’atroce le dispute au sublime.


Pour avoir lu beaucoup de bit-lit, je souhaitais me plonger dans un livre de vampire sans tous ces artifices que nous trouvons habituellement dans un livre de vampire: sexe et sadomasochisme à profusion, jeune adolescente timide qui va connaitre sa première fois avec un vampire, ou alors chasseuse de vampire badass. Bref, revenir aux origines. Pour avoir lu Dracula de Bram Stoker il y a quelques années et qui m’a laissé un souvenir assez mitigé, je dois avouer que j’appréhendais sérieusement la lecture d’Entretien avec un vampire.

Ce qui m’a le plus choqué ici, c’était le style d’écriture lisse de ce livre, caractéristique des livres contemporain ou des livres classiques : vous pouvez le voir, j’ai tendance à chercher la facilité en ne lisant que de la bit lit / chick lit / new romance. Bref, dès qu’on sort de ces styles et de la facilité de lecture car calibré pour ne pas faire de temps mort, ça fait quand même un choc.

Ici, Anne Rice n’écrit pas pour faire chaque scène une scène d’action non, il y a des réflexions. Beaucoup d’introspection, car c’est ce qu’est le personnage principal de Louis: un penseur, un rêveur, un idéaliste. Aux cotés de ses partenaires d’infortunes que sont Lestat (son créateur) et Claudia (son « amante »), il va traverser les années, les décennies, puis les siècles, avant que leur chemin se sépare.

Maintenant seul, il décide qu’il souhaite raconter sa vie. Il va donner rendez vous dans un appartement miteux à un journaliste, qui ne sait pas dans quoi il s’embarque, et lui conter sa vie…

Un livre scotchant : j’ai été happé du début à la fin. J’ai lu sur certains blogs que l’auteure faisait trop de longueur, cela ne m’a pas du tout sauté aux yeux. Il faut savoir que Louis nous raconte plus de de deux siècles d’existence, c’est donc un peu normal qu’il y a certaines redite. J’ai beaucoup aimée l’idée du journaliste, qui en faite est la représentation du lecteur: Je pensais comme lui, je réagissais comme lui, et à la fin du récit de Louis, j’aurai exactement réagît pareil.

Un très bon livre à mon sens, il me semble évident de continuer cette saga.

 

« Dark and Dangerous Love – Tome 3 » , Molly Night

L’amour sera-t-il responsable de la destruction du monde ? Evelyn Blackburn, notre héroïne humaine, après avoir lutté contre la volonté du roi vampire Atticus, a en quelque sorte accepté son sort : elle sera l’épouse d’Atticus. Même si elle n’est toujours pas amoureuse de lui, au fil du temps elle a découvert son histoire et ses qualités. S’il a fait la guerre aux humains et pris le pouvoir, c’est pour sauver la planète et tous les êtres vivants des destructions des humains, dues au développement technologique incontrôlé et à la pollution. On découvre aussi qu’Atticus est bien plus qu’un vampire, ses pouvoirs sont ceux d’un dieu : télékinésie, maîtrise des énergies, etc. La sorcière Venice, autre personnage extrêmement puissant, déclare la guerre avec l’aide des humains, entre autre Ethan, le premier amour d’Evelyn. Quant au lord Hansel, il se retrouve tiraillé entre loyauté envers son créateur, ami et roi et son amour inconditionnel pour la jeune humaine. Les sentiments que ces trois hommes ont pour Evelyn les pousseront à faire des choses radicales qui influenceront l’avenir de toutes les créatures de ce monde. L’amour guidera-t-il leurs choix ? L’histoire d’ Evelyn peut-elle bien finir ? Rien n’est moins sûr…

Je me suis vraiment lancé dans cette saga sans m’être intéressée aux à côté. Je viens donc d’apprendre qu’il s’agissait d’une trilogie, et qu’il s’agissait d’une fanfiction… sur les one direction 😊

En y réfléchissant, je trouve cela dommage de limiter cet univers à une trilogie, l’auteure effleure énormément de directions possible, politique, sociétaux, mais finalement rien ne sera abordé puisque la trilogie se finie.

Le tome en lui-même est beaucoup plus intéressant que les précédents, bien qu’il souffre toujours du même problème de personnages caricaturaux. Pourtant les personnages seront plus supportables, serait-ce dû au fait qu’Evelyn ait arrêté de pleurer toutes les deux secondes ?

Je n’ai pas grand-chose à dire, excepté que le fait que n’étant pas au fait que la série se terminait, la fin m’a surprise, autant pas son dénouement que le fait que ce soit la fin.

Une saga divertissante mais qui ne restera pas dans les mémoires.

« Dark and Dangerous Love – Tome 2 « , Molly Night

L’amour les sauvera-il des Ténèbres ?
Après son évasion manquée, Evelyn est de retour au palais royal, résignée à vivre aux côtés d’Atticus, le plus puissant des vampires. En apprenant à mieux le connaître, elle découvre un être complexe et captivant dont la sombre histoire la touche sincèrement…
Le sort d’Ethan paraît, lui, scellé. Enfermé dans les geôles du Roi sous la surveillance du cynique Jonah, le jeune humain semble pourtant avoir un rôle à jouer dans les plans de Venise, la puissante sorcière aux cheveux blancs, pour renverser le dangereux et incontrôlable Atticus. Quant à Hansel, ses sentiments pour Evelyn l’ont conduit à trahir son Roi, ami et créateur. Déchu de son rang, le Lord aura à répondre de ses actes. Démunie, sans le soutien de Hansel, Evelyn Blackburn devra affronter l’avenir et faire des choix qui auront des conséquences pour tous les êtres vivants, humains comme vampires. La compassion de la jeune humaine suffira-t-elle changer le cours de l’histoire et sauver la Terre des Ténèbres ?

 

J’étais mitigée lors de la fin du premier tome, car si la lecture se fait très facilement, les incohérences et la caricature de tout est noir tout est blanc étaient agaçantes. Second tome de Dark and Dangerous Love, les principaux protagonistes ne sont pas plus supportables. J’aurai aimé un changement significatif sur eux (moins caricatural en fait), mais ce n’est pas le cas.

L’intrigue est toujours intéressante, une progression plus nette se fait. L’introduction qu’à servi le premier tome est fini, nous entrons dans le dur. Bien que l’attraction sexuelle (je refuse de parler de romance) soit en premier plan, l’idée d’une mythologie vampirique, d’une résistance humaine et surnaturelle contre les vampires est plaisante à frôler.

Parce que Evelyn se rend compte qu’elle ne va pouvoir vivre sa vie, elle va essayer de contenir ses émotions, pour pouvoir faire fléchir les positions de celui qui a jeté son dévolu sur elle. De son coté, il semble concéder à quelques efforts, qui seront malheureusement systématiquement sabordé par des paroles et des actes irréfléchies.

Pour conclure, le second tome est légèrement mieux, car l’intrigue avance un peu plus, mais malheureusement les personnages sont toujours aussi ridicules.

 

« Dark and Dangerous Love, Tome 1 », Molly Night

9782755637199

Les âmes soeurs sont-elles immortelles ?

2 438. La Terre est dominée par les vampires et les humains ne sont rien d’autre qu’objets de plaisir et nourriture pour les immortels. Le plus vieux et le plus puissant d’entre eux, Atticus, est le roi de ce nouvel ordre mondial.

Issue d’une famille de notables humains, Evelyn Blackburn souhaitait une vie simple auprès de l’homme qu’elle aime, Ethan. Malheureusement le destin en décide autrement. Pourtant réputé sans coeur ni compassion, le souverain Atticus tombe fou amoureux de cette jeune humaine et exige qu’elle vienne vivre avec lui au palais. À 18 ans, Evelyn devra quitter sa famille et ses amis pour vivre aux côtés du roi. Éprise de liberté et rebutée par les vampires, elle a bien du mal à accepter ce qui lui est imposé.

Comment échapper à la créature la plus puissante sur Terre ? Evelyn trouvera un soutien inattendu en la personne de Lord Hansel, vampire aux yeux verts, qui s’avère être l’un des plus proches amis du roi Atticus.

Au 21ieme siècle, parce que la troisième guerre mondiale est imminente, un collectif de vampire décide de se révéler au grand jour, et de prendre le pouvoir pour réorganiser la vie des hommes. Au 25ieme siècle, les vampires n’ont pas rendu le pouvoir, au contraire. Une monarchie s’est installé autour d’Atticus, roi des vampires, et les hommes sont relégués comme des sujets de seconde zone.

Nous suivons les aventures d’Evelyn, adolescente humaine élevé dans la haine des vampires, qui va attirer l’attention du roi, qui voit en elle une promesse de rédemption, et souhaite faire d’elle sa reine. Le problème est que ses sentiments amoureux sont loin d’être partagés, au contraire. Mais comment résister à l’homme le plus puissant de la terre ?

J’ai une double appréciation sur ce premier opus de Dark and Dangerous Love. J’ai terminé cette lecture hier, après l’avoir commencé hier. Je dois donc reconnaître une chose, la lecture est très simple et pas prise de tête. Je dirai même qu’elle est addictive. On se laisse transporter par l’univers, pleine de promesse en rebondissement, et de piste de développement à explorer pour ses personnages.

Cependant un jour plus tard, je me rends compte que je viens sérieusement de lire un livre pareil ? Car si sa lecture transporte, les personnages sont tous plus antipathique les uns que les autres, et l’intrigue est mal ficelé.

Laissez-moi m’expliquer.

Il semblerait que sur un tome de plus de trois cents pages, l’intrigue n’a pas évolué, ses personnages non plus. J’ai l’impression qu’au contraire elle fait guise d’introduction. Mais dans ce cas, comment l’auteur peut-elle pondre plus de trois cents pages ? Par des répétitions incessantes. L’une en répétant sans cesse à quel point sa vie est merdique depuis que le roi et rentré dans sa vie, et l’autre à quel point il aime cette adolescente.

Le personnage principal d’Evelyn est probablement l’adolescente la moins évoluée de la terre, la plus capricieuse, et enfin la plus pleurnicharde. Elle n’a à priori rien de spécial, et aspire juste à faire sa vie auprès des humains, loin de tout individu vampirique.

Atticus est le roi de cette nation vampire, puissant, beau, et craint par ses sujets. Sans pitié, il ne tolère le refus, et a recours à l’exécution de masse. Le problème est le côté très limité de cette personne, tant par son intelligence que par sa profondeur, bien que l’auteure s’attache à répéter l’inverse. Sa tendance à céder à ses pulsions, et à ses envies premières fait de ce haut personnage un gamin capricieux à mes yeux.

Le tout fait de ce livre un roman pas suffisamment calibré pour en faire un roman constant (à moins d’une sérieuse réécriture) et de qualité. Mais pour donner suite à mon coup de cœur initial, je me suis procuré les tomes suivants, ce qui fait que je reviendrai vous parler de cette série, qui je l’espère corrigera ses premiers défauts.