« Pascal Brutal, tome 1 : La nouvelle virilité », Riad Sattouf

La France, le futur proche… Dans une société ultra-libérale dirigée par Alain Madelin, un homme particulièrement viril porte une gourmette en argent au poignet et une paire de baskets Torsion 1992 aux pieds. Cet homme, pour qui survivre est un loisir, et faire ce qu’il veut un passe-temps, a choisi la route enflammée de la liberté individuelle.Cet homme, c’est Pascal Brutal.


Pascal Brutal, c’est un peu la quintessence du mâle alpha : toutes les filles tombent comme des mouches dans ses bras, et les garçons deviennent homo rien qu’en le regardant.

C’est normal car Pascal, c’est un mec viril, avec sa gourmette en argent et ses baskets Adidas Torsion 92.  Il casse la gueule des méchants, ou en faite casse la gueule de tout ce qui bouge. Fan de rnb, et d’artistes talentueux tels que Diam’s, Tragedy, … il est dans un crew, et rappe des chansons de Eminem traduites en français, bref: trop la classe.

Je n’ai pas vraiment apprécié cette BD, sans doute parce que je ne suis pas la cible : je ne sais franchement pas qui est Alain Madelin, ni ne connait le magazine Fluide Glacial, dont est tiré cette BD. De plus, je ne suis franchement pas fan du dessin que j’ai trouvé presque repoussant, et enfin je ne suis pas fan de ces histoires courtes, sans vraiment de lien entre les histoires, qui pourraient se lire dans n’importe quel sens.

Cependant je me suis forcée à terminer cette bande dessinée, car je souhaitais en savoir plus sur Riad Sattouf, que j’ai ADORÉ dans l’Arabe du Futur : je ne pouvais m’empêcher de comparer Pascal Brutal avec le Riad Sattouf de l’Arabe du futur, et aussi parce que le personnage timbré de Pascal est plutôt marrant, avec son coté beauf.  Mention tout de même pour le narrateur, qui a réussi à me faire esquisser un sourire de temps à autre.

Je pense tout de même lire le tome suivant histoire de voir, mais juste parce que c’est Riad Sattouf.

Publicités

« L’Arabe du futur, tome 4 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1987-1992) », Riad Sattouf

Âgé de neuf ans au début de ce volume, le petit Riad devient adolescent. Une adolescence d’autant plus compliquée qu’il est tiraillé entre ses deux cultures – française et syrienne – et que ses parents ne s’entendent plus. Son père est parti seul travailler en Arabie saoudite et se tourne de plus en plus vers la religion… Sa mère est rentrée en Bretagne avec les enfants, elle ne supporte plus le virage religieux de son mari. C’est alors que la famille au complet doit retourner en Syrie…


Autant il était facile de terminer les tomes précédents de cette série, car je savais pertinemment qu’un autre tome m’attendais, autant le fait de finir ce tome m’a laissé un gout amer. Amer car il faudra probablement attendre un an avant de lire la suite des aventures de Monsieur Sattouf, mais aussi parce que ce dernier tome s’achève avec un cliffhanger de dingue.

Nous retrouvons donc la famille Sattouf en France, puisque sa mère refuse de rester une minute de plus en Syrie, ou en Arabie Saoudite. A cette époque, il a 9 ans et doit retourner à l’école en France. Il est toujours aussi blond, toujours aussi mignon.

Nous remarquons que l’état de son père ne s’arrange pas. Je ne saurais dire si c’est parce que le père devient beaucoup plus raciste, rétrograde, et intégriste, ou si c’est parce que Riad est enfin en âge de comprendre exactement les paroles de son père, ou si c’est les réactions de sa mère, tombée amoureuse d’un érudit qui s’avère être le plus arriéré des docteurs, mais le père de Riad ne ressemble à rien d’autre qu’a un chiffon pathétique qui gigotte sans cesse pour essayer d’attirer l’attention sur lui.

On sent sa frustration de voir sa femme échapper à son contrôle, son fils ne plus l’admirer comme avant, et la reconnaissance qu’il est en droit d’avoir, venir bien plus lentement que prévu. Le père Sattouf se renferme sur lui-même, et disparait petit à petit de la vie de sa famille, partie en France tandis qu’il est parti enseigner en Arabie Saoudite.

Riad quant à lui, n’est pas très différent de son père, au fond. Le fondamentalisme religieux en moins, il cherche lui aussi à avoir l’approbation de tous les adultes qui l’entourent, et pour cela s’emploi à être un élève excellent. Malheureusement ce talent le fera très mal voir auprès de ses autres camarades de classe, qui avec sa voix fluette et son comportement maniéré, le traiteront tout au long du tome de PD, et de garçon le plus moche du collège.

Alors qu’il refait sa vie, le souvenir de son père le hantant de moins en moins (d’ailleurs excellent running gag sur le tout petit frère Fadi, qui ne reconnait jamais son père lors de ses passages en France), celui-ci se fait virer de son poste de professeur en Arabie Saoudite et revient misérablement en France jouer le bledard. Ou est passé l’Arabe du futur ? N’était-il pas censé l’incarner ? Le point d’orgue est lorsqu’il enlève ses chaussures au centre commercial, étant habitué à marcher pied nu, et se fait chasser du centre par les agents de sécurité qui le prennent pour un sans papier.

La régression sans fin de son père est signalée par l’accent bledard qu’il prend lorsqu’il est en proies à de vive émotions, et s’achève sur ce cliffhanger que je ne peux vous révéler, l’acte d’un homme désespéré, et qui réagit, maladroitement, trop maladroitement…

Un tome beaucoup plus grave que les précédents, toujours aussi passionnant.

« L’Arabe du futur, tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1985-1987) », Riad Sattouf

L’Arabe du futur raconte la jeunesse de Riad Sattouf au Moyen-Orient. Dans le premier tome publié en 2014 et qui couvre la période 1978-1984, le petit Riad est ballotté, de sa naissance à ses six ans, entre la Libye, la Bretagne et la Syrie. Le deuxième tome, paru en 2015, raconte sa première année d’école en Syrie (1984-1985).  Dans ce troisième tome (1985-1987), après avoir suivi son mari en Libye puis en Syrie, la mère de Riad ne supporte plus la vie au village de Ter Maaleh. Elle veut rentrer en France. L’enfant voit son père déchiré entre les aspirations de sa femme et le poids des traditions familiales…


Troisième tome des aventures de Riad Sattouf, sa mère a fini la tapisserie sur laquelle elle était depuis plus de trois ans. Afin de ne pas rester désœuvrée, elle a fait envoyer de France un puzzle de 5000 pièces. Tristesse.

Dans ce tome, la mère de Riad, Clémentine, va prendre une place plus importante. Déjà parce qu’elle est enceinte du troisième enfant, mais aussi parce qu’elle a trop souffert de sa vie en Syrie : elle souhaite retourner en France. Riad quant à lui, ayant eu du mal au début, commence à s’y faire : il a des amis, comprend l’arabe, lit l’arabe, et connait même la première sourate du Coran !

Ce tome se concentrera tout de même sur son père, qui était un homme plein d’ouverture lorsqu’il était venu faire ses études en France, et qui désormais est tiraillé entre le bien être de sa femme et de ses enfants, et le poids des traditions familiales et religieuse, qu’il a de plus en plus de mal à concilier. Mention spéciale pour la scène forte et déchirante du père qui, une fois la circoncision abordée, pète un câble sur sa propre mère et l’insulte de tous les noms. On voit bien que la circoncision a dû être une épreuve douloureuse pour lui-même.

Un tome toujours aussi mignon et drôle, quand on voit Riad embêter son frère, ou dessiner des Conan le Barbare. J’adore !

 

« L’Arabe du futur, tome 2 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1984-1985) », Riad Sattouf

Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L’Arabe du futur
sa jeunesse au Moyen-Orient.

Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L’Arabe du futur sa jeunesse au Moyen-Orient.

Dans le premier tome (1978-1984) le petit Riad était ballotté entre la Libye, la Bretagne et la
Syrie. Dans ce second tome, qui couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et
plaire à son père.

La vie paysanne et la rudesse de l’école à Ter Maaleh, les courses au marché noir à Homs, les dîners chez le cousin général mégalomane proche du régime, les balades assoiffées dans la cité antique de Palmyre : ce tome 2 nous plonge dans le quotidien hallucinant de la famille Sattouf sous la dictature d’Hafez Al-Assad.

Le premier tome de L’Arabe du futur a reçu le prix du meilleur album à Angoulême en 2015.


Second tome de la série, cette fois ci nous suivons les aventures de Riad à partir de 6 ans. Il est toujours en Syrie, et se pose pour lui le moment où il va devoir apprendre à lire… Et donc d’aller à l’école. Cette séparation avec ses parents va lui provoquer les plus grandes frayeurs.

Ce tome se concentre sur l’école en Syrie, mais pas seulement. La mère de Riad commence à en avoir marre, et du coup se pose la question de la comparaison entre la France et la Syrie : quel pays est le meilleur ? Le père de Riad s’emploiera à démontrer que la Syrie est mieux, après tout, TOUT est mieux là-bas puisque la Syrie est le meilleur pays au monde.

Pour cela, il s’emploiera à emmener la petite famille en vacances dans une station balnéaire syrienne, et à acheter de l’électroménager pour contenter sa petite femme. Le problème ? Il est radin. Et les taxes sur les produits étrangers n’aident pas. De plus, il promet depuis plusieurs années de faire construire leur villa, villa qui n’arrive pas non plus. Une tentative désespéré et pathétique de prouver à sa famille que tout va bien dans le meilleur des mondes, et que ses choix de carrière comme de vie les rend heureux, alors que personne ne l’est.

La comparaison la plus frappante pour moi est lorsque le petit Riad, en vacances en France, découvrira l’hypermarché Euromarché de Langueux (meilleur endroit au monde, dixit Riad), près de Saint-Brieuc, ou dans le rayon confiserie « chaque paquet était différent ! » et ou dans le rayon magnétoscope, il découvrira le même magnéto Betamax que son père a acheté, vanté comme étant une merveille de technologie, vendue à 300 francs en France comme une fin de série.

Encore une fois une vision frappante, raconté par les yeux d’un petit garçon, qui montre à quel point sa mère a renoncée à beaucoup pour son mari.

Un second tome aussi bon que le premier, un gros coup de cœur de pour moi !

« L’Arabe du futur, tome 1 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) », Riad Sattouf

Ce livre raconte l’histoire vraie d’un enfant blond et de sa famille dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez Al-Assad.


Comment passer à côté de Riad Sattouf ? C’est désormais chose corrigé avec la lecture du premier tome de l’arabe du Futur, BD autobiographique qui se concentre pour ce premier tome sur les 6 premières années de sa vie.

Enfant métis, français par sa mère et syrien par son père, une fois le doctorat de ce dernier terminé, déménagera en Libye, France, et Syrie pour ce premier tome. Parce qu’il est blond et qu’il ne parle pas arabe, il vivra difficilement ses premières années dans les pays arabes, où il se fait harceler pour ses supposés origines juives dues à la blondeur de sa mère et de lui-même.
Je ne sais pas si on peut considérer Riad Sattouf comme le personnage principal de cette autobiographie tant son père, Abdel Razak, prend la place. Issue d’une famille pauvre, premier de la famille à aller à l’école, cet homme rustre et orgueilleux ne rêve que d’une chose : que l’arabe du présent devienne l’arabe du futur, un arabe dénué de fanatisme religieux, éduqué, et à l’égal des occidentaux (voir plus). Pour cela il rêve d’un socialisme arabe, et est persuadé qu’il aura un rôle à jouer.

Je ne suis pas une grande fan de BD, principalement parce que le trait compte énormément pour moi et que je suis du style à n’aimer que les dessins mignons, chose assez rare à mon goût dans les récits dessinés. Mais comment résister à la bouille de Riad Sattouf  ?
J’ai littéralement dévoré ce premier tome car son histoire est extraordinaire. Car ses personnages sont extraordinaires. Et parce que les pays qu’il dépeint sont extraordinaires. Il raconte certaines choses que je trouve difficilement acceptable avec un regard tellement innocent, celui du petit enfant qu’il etait à cette période de sa vie.

On sent clairement que Riad est différent. Peut-être parce que c’est du à sa richesse culturelle, à cause de son physique atypique, mais il y a une scène assez triste (mais que nous avons tous vécu), celui de renier, sans doute inconsciemment, son côté différent (dans son cas, son intelligence), en « régressant » dans ses dessins ou dans ses rapports aux autres camarades de classe pour pas que la maîtresse en parle à l’académie et ne pas sauter de classe.
Difficile de ne pas se sentir touchée lorsque son père, un peu simplet mais intelligent, deviendra aigri et lâche.
Enfin dernier mot concernant les dessins, j’ai une grande sensibilité concernant de style de dessin, qui peuvent me bloquer complètement dans la lecture. Mais c’est passé crème avec Riad Sattouf. Sa manière de distinguer par les couleurs les différents lieux (bleu pour la France, jaune pour la Libye, rouge pour la Syrie) est un petit détail que j’ai énormément apprécié.

Coup de cœur de cette fin d’année, la réputation de l’Arabe du futur n’est pas usurpée.

« Goldman sucks », Pascal Grégoire

41qt9rNlcfLUne famille extraordinaire à l’assaut de Goldman Sachs.

Du jour au lendemain, Corentin Pontchardin perd tout. Simultanément victime de la crise des subprimes et de sa propre crise de la quarantaine, celui qui conjuguait avec succès vie professionnelle – au ministère des Finances – et vie privée voit son monde s’écrouler.

Bien décidé à partir en guerre contre la banque qui a causé sa perte, la toute-puissante Goldman Sachs, Corentin embarque femme, enfant et beaux-parents aux États-Unis dans une aventure épique jalonnée de rencontres inattendues.

Véritable fable sociale, Goldman sucks raconte avec tendresse – et une bonne dose d’humour – le quotidien de cette équipée lancée à l’assaut de la finance mondiale.

Un roman vif et plein d’espoir, porté par une famille pas tout à fait ordinaire.


Un roman au titre prometeur, j’ai tout de suite accrochée à la quatrième de couverture. Quoi de plus interessant, qu’une critique arcerbe sur le systeme qui profite aux un pourcent, et delaisse les 99 autres?

Pourtant, ce livre n’est qu’une succession de clichés peu crédible, comme savent le faire souvent les productions française. Ici, vous n’aurez pas une injustice sociale, non l’auteur arrivera à en caser deux: une petite fille qui sera emmenée chez les policiers car ses parents n’ont pas payé la cantine, et une grand mère qui sera éjectée d’une maison de retraite car sa famille n’a pas payée les loyers pendant plus de six mois, et tout cela dans la même famille, famille qui sera composée d’une architecte au succès incontestable, et d’un gendre haut fonctionnaire chez Bercy. Cette famille, comme si cela ne suffisait pas, est en proie a des crises de couple puisque ce haut fonctionnaire s’entiche d’une journaliste du Figaro, qui produira un article sur ses confessions au lit.

Pour se refaire une virginité à la sincérité plus que douteuse, cette joyeuse bande ira aux Etats-Unis pour lutter contre le grand capital, ici incarnée par Goldman Sachs, pour faire la rencontre de l’ancien PDG de la banque, qui a démissionné suite à cette crise et qui souhaite pourrir le système.

Un livre loin des promesses qu’il sous entend, car il s’agit plus d’une tranche de vie sur fond de paysage champêtre, de brocante, de voyage sur la tombe de Kennedy et de malaise social, qu’une véritable démonstration des dérives cette crise financière. Le tout avec une fin expéditive, transformant ce roman d’apparence sociétal en roman feel good.

Un livre qui se lit facilement, mais qui n’a trouvé qu’un écho très moyen à la lectrice que je suis.

« Platine », Régine Detambel


Comment Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma, a-t-elle pu être assassinée par un homme qui s’était suicidé cinq ans auparavant ? Comment a-t-elle pu achever le tournage de son dernier film, « Saratoga », avec Clark Gable, puisqu’elle était déjà morte et enterrée ? Et, surtout, qui était cette fille rongée par la lumière des projecteurs et par la maladie, définie par la seule beauté de ses seins ? A ces questions et quelques autres, Platine tente de répondre. En réinventant le destin de cette comédienne broyée qui fut le modèle de Marylin Monroe, Régine Detambel grave au scalpel le flamboyant et impitoyable blason de l’oppression des femmes

___________

Biographie romancée de la première sex symbol blonde d’Hollywood, Jean Harlow en a influencée plus d’une, à commencer par Marilyn Monroe.
Le roman est compliqué d’accès à mon sens, les multiples points de vue (d’on ne sait pas qui en faite, de la personnage principale? D’un de ses collaborateurs? Ou de l’auteur?) fait qu’on ne sait pas trop sur quel pied danser. On ne le saura jamais.

Jean Harlow, ou le destin tragique d’une étoile filante contre qui tout se ligue : ses parents, ses amants, et sa santé fait que le récit n’en devient que plus poignant.
Nous sommes dans l’Amérique des années 30 : le cinéma muet se fait supplanter par le cinéma parlant, et les actrices, belles mais ne sachant parler convenablement à cause d’un accent, d’un timbre de voix… se font remplacer par la nouvelle génération. C’est la que Jean Harlow fait son apparition. Avec sa poitrine au nombre d’or, sa voix rauque, et sa chevelure platine, elle est le fantasme des uns, et le but à atteindre des autres.

Personnage douce, rêveuse, mais très rapidement désenchantée, celle qui ne sera cantonnée qu’à des rôles de « pute » s’éteindra à l’age de 26 ans d’une maladie douloureuse, celle que certains pensaient capricieuse était en réalité aux prises d’un entourage toxique, et d’un corps gardant les stigmates d’un mariage malheureux.

Un récit tragique, qui sera renforcé par le dernier chapitre, celle de l’analyse de son dernier film Saratoga, celle qu’elle tournera au moment du plus haut de sa carrière… et de sa maladie. Le narrateur analysera ses scènes avec cette donnée, et recherchera tel un charognard tous les signes de sa faiblesse physique.
Un livre éclairant sur le cinéma américain, qui sans être transcendant (probablement car je ne suis pas très aux fait du cinéma des années 30), est émouvant.

Je termine cet article en partageant les deux chansons qui m’ont accompagné pendant cette lecture: