« Ladyboy » Perrine Andrieux

ladyboy

À quoi reconnaît-on que l’autre est authentique ? Lorsqu’elle rencontre celui qui deviendra son grand amour, Jade n’est pas encore Jade, elle est toujours captive d’un corps de garçon adolescent. Pourtant, Stéphane la reconnaît, il devine celle qui partagera le reste de sa vie. Se tisse alors une relation unique ; mais se défait-on jamais vraiment de son genre de naissance ?
Découvrez un amour ultramoderne entre deux continents, entre deux langues, un couple attachant, complexe, un couple vrai.

C’est la première fois que je lis un roman sur le thème de la transsexualité, et c’est aussi la première que je lis un roman sur la Thaïlande. Plusieurs facteurs qui font donc que j’étais plutôt impatiente de commencer ce roman, et je remercie au passage Babelio pour l’envoi de celui-ci.

Nous commençons donc avec Jade, transsexuelle assumée qui à du mal a faire accepter cela à sa famille conservateur, malgré une société en plein bouleversement. Fils d’une famille bourgeoise, son véritable genre n’est que toléré par sa grande famille qui avait d’autres ambitions pour elle, autrement plus élevé que celle de se cantonner à être femme au foyer et traductrice n’arrivant à vivre de son métier.

Nous suivons de l’adolescence de cette personne qui ne comprends pas pourquoi nous n’arrivons qu’à la réduire à son genre de naissance, faux par ailleurs. Adolescence tourmentée, dépression, anorexie, elle trouvera son salut par la rencontre de Love, transsexuelle qui arrive à mettre un mot à ses maux, celui de Ladyboy. Celle-ci l’initie à quelques astuces afin de faire accepter sa véritable identité auprès des siens: savoir mettre de l’eau dans son vin, quitte à se travestir, par exemple, jusqu’à sa rencontre avec Stéphane, parisien qui exerce le métier de traducteur franco-thai. De la, nait une passion intense entre les deux protagonistes, ou plutôt une passion intense de la part de Jade pour Stéphane. Celle-ci va littéralement les consumer jusqu’à frôler la mort. S’en suit ensuite une remise en cause de l’existence du couple, de la notion d’amour, de passion, pour atteindre enfin la sagesse.

Pour aimer une histoire, il faut une personne sur lequel on arrive à prendre en empathie, ce qui n’a pas été le cas dans celui-ci. Ceci explique donc ma mauvaise note. Jade est une personne capricieuse, dramaqueen, et dépendante affectivement. Cette dépendance affective va pourrir sa relation de couple, sa relation avec son amie Love. Jalouse, possessive, j’ai du mal à suivre le revirement de situation ou elle atteint une forme de lucidité dans la toute dernière partie du livre. Cette sagacité me parait beaucoup trop peu crédible. Mention spéciale cependant pour le personnage de Love, pour qui la vie ne l’épargne pas. J’ai trouvé ce personnage beaucoup plus crédible, et touchante. Transsexuelle également, son village la rejette par par des superstitions ancestrales, et s’ensuit une quête de l’amour, une quête du soi, une quête tragique mais o combien émouvante.

L’écriture est très bonne, très fluide mais de bonne qualité. J’ai cependant une critique à faire, c’est que l’auteure entrecoupe la trame principale pour des sujets secondaires comme celui du métier de traducteur, ou sur la culture  et l’histoire thaïlandaise, qui m’a parue beaucoup trop redondante dès le premier tiers du roman, chose qui m’a presque poussée à abandonner sa lecture. Le fait est que ces passages, en plus de casser le rythme de l’intrigue m’ont paru trop redondante et trop longue.

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