« Les vertus de l’échec » Charles Pépin

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Et si nous changions de regard sur l’échec ?
En France, échouer est mal perçu. Nous y voyons une faiblesse, une faute, et non un gage d’audace et d’expérience.
Pourtant, les succès viennent rarement sans accroc. Charles de Gaulle, Rafael Nadal, Steve Jobs, Thomas Edison, J.K. Rowling ou Barbara ont tous essuyé des revers cuisants avant de s’accomplir.
Relisant leurs parcours et de nombreux autres à la lumière de Marc-Aurèle, Saint Paul, Nietzsche, Freud, Bachelard ou Sartre, cet essai nous apprend à réussir nos échecs. Il nous montre comment chaque épreuve, parce qu’elle nous confronte au réel ou à notre désir profond, peut nous rendre plus lucide, plus combatif, plus vivant.
Un petit traité de sagesse qui nous met sur la voie d’une authentique réussite.

Partant du constat que l’échec est trop peu abordé d’un point de vue philosophique, Charles Pépin, professeur de philosophie cherche à aborder ce thème d’un point de vue positif, aspect trop peu approchée dans notre culture, qui ne valorise que la réussite, au détriment de l’échec.

Peu habitué à lire des livres traitant des notions philosophiques, j’ai été agréablement surprise de voir que l’auteur avait une écriture agréable et vulgarisante, de sorte que j’ai trouvé ce livre très accessible, chose auquel on ne pense pas forcément lorsqu’on pense philosophie, ou dans mon cas lorsque je pense à mes cours de philosophie.

Charles Pépin voit l’échec comme une manière de réussir, et pour cela il prend en exemple des figures de la pop culture : Gainsbourg qui a raté sa carrière de peintre, pour exceller dans la chanson, Ray Charles qui a perdu sa famille, et sa vue, et qui réussit au piano, Steve Jobs qui se fait virer de sa propre entreprise, avant d’être rappelé en sauveur, etc…

L’échec nous ouvre les yeux. C’est en échouant que l’on se remet en cause, que l’on renoue avec la réalité. L’échec est une leçon de vie, une manière d’avancer. C’est en échouant que nous réussissons. Ainsi, sa vision de l’échec est très libératrice, car nous devons dissocier deux faits : le fait d’avoir raté, et le fait d’être un raté.

L’échec n’est pas celui de notre personne, mais celui d’une rencontre entre un de nos projets et un environnement.

Pour cela, il faut savoir se remettre en cause, et analyser ce qui n’a pas pu marcher, plutôt que d’occulter cet échec pour passer à autre chose. Il faut aussi être lucide lors de cette analyse: ai-je tout donné? Est-ce que je ne me sabotais pas inconsciemment? Est-ce que tout dépend de moi? Car dans les faits, certaines choses ne dépendent pas uniquement de nous même. Plutôt que de s’évertuer à changer ce qui ne peut être changé, il faut se forcer à ne pas changer ce qui ne peut être changé, et tout donner pour changer ce qui peut être changé.

L’échec, lorsqu’il est là, ne dépend plus de nous. Seule dépend de nous la manière de le vivre.

Enfin, un message qui m’a paru très positif, c’est que l’échec et la réussite sont liés. C’est en échouant que nous réussissons. Prendre des risques nous permet de profiter des fruits de la réussite, si fruit il y a. Car la pire des choses aurait été de vivre une vie d’échec sans avoir tenté de réussir. Essayer c’est vivre.

Réussir ses succès, c’est les vivre comme autant d’occasions d’assumer sa responsabilité de créateur.

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