« Comment j’ai tué sept personnes avec une agrafeuse », Svetlana Kirilina

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Au commissariat de Jauneprairie, on est sur le pied de guerre. Un crime des plus sanglants vient de secouer la ville.

Le coupable ? Oh, inutile de le chercher trop loin. Il n’a pas jugé bon de se cacher pour mettre la police en déroute. Non, non. Il a préféré se rendre, sa conscience le chatouillait… Et en plus, il a décidé de ne pas se faire prier pour raconter son histoire.

Tout est donc bien qui se finit bien ? Si seulement…

Cherchant des livres un peu barré dans la même veine que Jonas Jonasson ou Douglas Coupland qui sont mes deux auteurs préférés, je suis tombé sur ce roman très court et auto-édité, bref des conditions qui font qu’en général, je zappe très vite un roman. Cependant… comment résister à un titre aussi chou

Le genre d’écriture n’est pas habituel, sauf si, comme moi, vous lisez abondement les romans de Meg Cabot, ou dans ce cas vous retrouvez avec plaisir ce type de récit qui ne comprends aucune narration, uniquement des dialogues. J’aime beaucoup le parti pris, car ce style est si peu exploité !

Le récit se passe dans un monde parallèle, ou certaines choses absurdes sont monnaies courante chez eux. Cependant un crime reste un crime. Un commissariat (donc de la fonction publique) reste de la fonction publique. Ainsi, burn out, avancement professionnel inexistant, dysfonctionnement  sont monnaie courante dans ce commissariat, ou il semble manquer une case à toutes les personnes présente.

— Ah non ? Vous savez que dans le contrat de travail, c’est indiqué que vous ne pouvez pas venir éméché à votre poste de travail ?
— Venir, oui. Mais le contrat ne dit rien à propos du fait de consommer pendant les heures de travail.
— Ah, je ne l’avais pas vu sous cet angle.
— Et puis, de toute façon, le contrat, je n’en ai pas. Ils m’ont juste pris comme stagiaire et ils ont oublié de me changer mon statut.
— C’est fâcheux.
— Oh, je ne sais pas. J’ai fini par m’y faire. Et maintenant, j’ai envie de voir si je peux passer toute ma carrière comme stagiaire.

Comme vous pouvez le voir, les personnes ici semblent se retrouver ici un peu par hasard, ainsi le préposé à l’accueil du commissariat l’est depuis plus de sept ans, en tant que stagiaire. Et le pire c’est que ça lui déplait pas tant que ça.

Mais le plus savoureux reste tout de même les dialogues avec le criminel, créateur d’arc en ciel :

— Le détective a trop de distractions.
— Vous voulez parler des fuseaux ?
— Des fuseaux, de la dépression et de tout un tas de choses.
— Il faut le comprendre, il n’a pas un travail facile.
— Personne n’a un travail facile.
— Non ? J’ai cru comprendre que vous, vous dessiniez les arcs-en-ciel.
— Et selon vous, c’est un travail facile, ça ? On voit bien que vous n’avez jamais tenu un pinceau.

Naviguant dans un style oscillant entre le policier et l’absurde, je prendrais ce roman comme une petite sucrerie, car même si ce n’est pas un roman qui restera dans mes favoris, je pense que l’auteure a juste voulue que ses lecteurs passent un bon moment, quel dommage que ce soit si court !

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