« Le Meilleur des mondes », Aldous Huxley

imagesVoici près d’un siècle, dans d’étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains sauvages dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des  » Alphas « , génétiquement déterminés à être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd’hui, il nous paraît même familier…

L’image du livre Le meilleur des mondes n’est plus  faire. C’est un classique de la science-fiction, décrivant un monde qui semble si loin et si proche de nous.

L’idée de l’histoire, c’est de créer une dictature non pas en faisant régner la peur (trop old school, et puis on a déjà essayé plein de fois : ça ne marche pas), mais en faisant régner le bonheur. Bonheur obligatoire pour tout le monde, youpi !

Alors comment fait-on pour que le bonheur soit obligatoire ?

Pour commencer, on conditionne dès la naissance (voir même avant) à ce que tout le monde soit content de ce qu’il est. Les Alpha, destiné à être les êtres les plus intelligents sont donc tous très beau, très intelligent (mais pas trop), très fort et très charismatique, tandis que les castes les plus basses (les deltas et les epsilons), condamnée à faire des taches peu intellectuels, sont content de leur sorts grâce au peu d’intelligence qui leur a été attribué pendant leurs conception.

Conception qui d’ailleurs, est complètement scientifique. Attendre une gestation de 9 mois dans le ventre des individus féminin ? Quelle condition barbare ! Non, maintenant tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes, permettant ainsi non seulement de réguler les naissances (et donc le chômage), mais aussi de sélectionner les gènes de ceux qui feront les futurs citoyens (plus ou moins intelligent, plus ou moins beau, plus ou moins de libre arbitre…) ce qui fait que chacun est content de son sort, permettant une stabilité. Vive l’eugénisme !

Le sexe semble aussi être un point prédominant dans cette société, chacun devant avoir le plus de partenaire possible, dès le plus jeune âge, afin que personne ne s’attache à personne, faisant ainsi disparaitre une autre sorte d’instabilité : la passion.

Dernier facteur d’instabilité que peut être la frustration, dans cette société ou tout va pour le meilleur des mondes, une drogue appelé le soma permet d’être dans un état comateux si jamais on est proie à un sentiment désagréable.

Si le concept parait fort prometteur, de même que le début du livre qui m’a beaucoup happé, c’est moins le cas du milieu, et de la fin du livre. Pourquoi ? En cause l’écriture de l’auteur, pas du tout romanesque. Je n’ai compris que la moitié du livre, car beaucoup trop de sous-entendu, et beaucoup trop de référence aux œuvres classique de la littérature anglaise (d’autant plus que je n’ai jamais réussi à apprécier un livre de Shakespeare !).

Un livre avec un concept prometteur, mais dont le style d’écriture de l’auteur gâche selon moi tout plaisir de lecture.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s