« La Sénilité de Vladimir P. », Michael Honig

9782258135048Dans un futur proche, reclus dans une luxueuse datcha de la campagne moscovite, l’octogénaire Vladimir P. délire, s’imaginant encore président. Le vieil homme entretient de longues conversations avec ses ex-complices : les oligarques qui l’ont porté au pouvoir et les anciens du KGB.
Entouré vingt-quatre heures sur vingt-quatre par une kyrielle de domes­tiques tous plus corrompus les uns que les autres, Vladimir pourrait bien finir sur la paille. Seul Nikolaï Ilitch Cheremetiev, son infirmier, ne profite pas de lui. Mais le monde du brave homme s’écroule lorsque son neveu Pavel est jeté en prison pour avoir critiqué le régime. Si sa famille ne paie pas l’énorme caution demandée contre sa libération, le sort du garçon est scellé. Inspiré par l’ancien politicien qui, entre deux crises hallucinatoires, revit ses moments de gloire, Nikolaï se lance dans l’art du chantage et de la magouille.

Présenté comme un livre humoristique et idolâtrant que trop bien ce genre de littérature, j’ai sauté sur le livre quand j’ai vu qu’il parlait d’un des hommes les plus charismatique du monde, j’ai nommé Vladimir Poutine (j’adore les fictions politique !).

C’est l’histoire d’un homme, Cheremetiev, intègre infirmier qui, suite à l’emprisonnement de son neveu qui a écrit sur son blog un article à charge contre le pouvoir en place, doit trouver 300 000 dollars américain pour soudoyer un juge corrompu jusqu’à la moelle.

Nous assistons donc dans ce roman à une prise de conscience de ce qu’est la Russie de Vladimir P., un pays ou chaque entité ou individu cherche à s’enrichir sur le dos des autres, cela passe donc par le vol, la violence, la mafia, la corruption… dans le monde ou tout est beau et gentil, il s’agit d’un choc pour Cheremetiev. Plus il prend conscience de cet état de fait, plus il pense qu’il pourra lui aussi s’y mettre afin de faire sortir son neveu Pavel. Mais n’est pas un malhonnête qui veut… Nous assistons donc à toutes les merdes qui arrivent à cet infirmier, qui en cherchant désespérément à trouver l’argent du pot de vin se fait escroquer encore et davantage.

Alors je fais commencer mon avis en disant que je n’ai absolument pas ri dans ce roman. Si certaines situations sont bien comiques dans ce roman, cela arrive très peu et à davantage un rapport avec la sénilité de Vladimir Poutine qu’à notre protagoniste. Non, dans ce roman notre pauvre homme ne fait que subir à un tel point que ce roman m’a beaucoup (trop) attristé pour un roman comique. Véritable critique de la politique de Poutine, ce roman me donne l’envie de me pencher davantage sur la politique russe en place.

Un roman que j’aurais pu adorer donc, mais lire un livre dont la portée comique repose sur le pathetisme de son personnage principal n’est pas une de mes passions. Pourtant j’ai vraiment été captivé par ce roman, prenant et rythmé. Une lecture en demi-teinte donc, qui fait que ce roman passe à côté du coup de cœur.

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« Marche ou crève », Stephen King

51bYSZNyfPL._SX210_Garraty, un jeune adolescent natif du Maine, va concourir pour « La Longue Marche », une compétition qui compte cent participants. Cet événement est très attendu. Il sera retransmis à la télévision, suivi par des milliers de personnes. Mais ce n’est pas une marche comme les autres, plutôt un jeu sans foi ni loi…Garraty a tout intérêt à gagner. Le contraire pourrait lui coûter cher. Très cher…

Second livre de Stephen King que je lis, Marche ou Crève est un « thriller psychologique » pour adolescent. Même si j’ai bien senti le côté adolescent de la chose, j’ai tout de même apprécié cette lecture.

Télé réalité avant l’heure, chaque année, cent adolescents de moins de 18 ans participent à la grande marche, ou le principe est de marcher sans fin, ou de mourir. Le dernier à tenir debout gagne un prix: le fait de pouvoir demander ce qu’il veut. Cet événement est attendu par tous les américains, qui assistent sur le bord de la route à cette longue marche, tout en pariant sur le vainqueur (ou plutôt le survivant).

Comme dans beaucoup d’épreuves, les liens se tissent, mais pour certains l’absence de lien est ce qui permet de tenir: comment se supporter lorsqu’il faudra abandonner ce qui sera son ami dans cette infernale marche pour continuer? Au final, le chacun pour soi prime dans cette épreuve.

Le début a été à mon sens assez éprouvant, beaucoup trop de personnages à retenir, pour un départ assez lent. Le roman commence à être intéressant lorsque les participants se rendent compte dans quel incroyable pétrin il se sont engagés. Comment peut on demander à des gosses de moins de 18 ans de s’engager dans cette aventure mortelle ? Est ce que ça vaut vraiment le coup ?

Mais pire, après avoir vu décimé ses compagnons de route, avoir à supporter la fatigue, la faim, et l’absence de sommeil, comment supporter de voir tous ces spectateurs ivre de sang, de mort, de spectacle sordide ? Comment garder la foi en l’humanité ? Et pour le vainqueur, comment retourner à une vie normale après avoir vécu toutes ces épreuves ?

Un livre à conseiller aux adolescents à mon avis, car bien que j’ai aimé cette lecture, je trouve que l’auteur n’approfondit pas suffisamment le côté psychologique de la chose, puisque on n’entre pas assez en profondeur dans les personnages, aucune personne ne m’a parut plus sympathique qu’un autre.

« Anita Blake, Tome 24 : Coeur de glace », Laurell K. Hamilton

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Je suis une nécromancienne accomplie et un marshal fédéral, et j’ai exécuté plus de vampires que n’importe qui dans ce pays. Mais depuis que Jean-Claude m’a demandé en mariage, aux yeux de tous, je ne suis rien de plus que sa fiancée. Difficile de passer pour une dure à cuire dans ces circonstances…

Heureusement, je fais toujours autorité en matière de zombies. Et le FBI a besoin de mon aide : quelqu’un est en train de produire des vidéos de pornographie zombie. Mais le pire, c’est que l’âme des victimes est toujours prise au piège dans ces corps pourrissants. Là, ce n’est plus à la nécromancie que j’ai affaire, mais aux maléfices vaudous les plus sombres… Et même moi, je ne suis pas sûre de pouvoir m’en sortir indemne.

Dernier tome d’Anita Blake à date, j’avoue que j’avais hâte de me plonger dedans pour être enfin à jour dans cette saga. Je n’attendais rien de particulier dans ce tome, Laurell K. Hamilton nous ayant habitué a du lourd comme a du très léger. Maintenant que j’ai fini le bouquin je peux vous le dire: attendez vous plutôt a du lourd.

Pour commencer, le tome fait vraiment avancer l’histoire. Nous voyons une Anita devenir de plus en plus pragmatique, faisant d’elle une calculatrice hors pair lorsque Jean-Claude flanche, à cause de son amant Asher. Cette vision calculatrice était quelque chose qui se sous entendait dans les tomes précédents, mais sa vision si froide d’envisager ses relations amoureuses m’a un peu attristé: pourquoi si peu d’émotion? De romantisme? Heureusement que Jean-Claude est la pour le quota émotionnel… ou Démon. Si je devais résumer, je dirais que Anita se « Micahise ».

Ce tome se consacre beaucoup au nombre trop élevé (ou pas) de partenaire dans le groupe polyamoureux/polygame d’Anita. Elle essaye de se séparer de certaines personnes qui ne lui apportent que trop peu dans leur relation, suivez mon regard sur Jade, tandis qu’à cause d’une certaine prophétie, elle se voit contrainte de s’unir à un tigre afin que Marmé Noire ne revienne pas la hanter.
En parallèle, ses pouvoirs grandissent de manière trop brutale pour qu’elle puisse faire son boulot de réanimatrice sereinement, tandis qu’un mystérieux réanimateur fait des siennes et oblige Anita à enquêter sur lui.

Pas trop de sexe pour ce tome, pour le plus grand bien de ce nouvel opus.
Avec le tome 24, Laurell K. Hamilton ouvre la porte a beaucoup de possibilité ce qui prouve qu’elle a encore des idées à revendre pour la série qui la fait connaître au monde entier. Je vous conseille vivement de le lire !

« Fin de ronde », Stephen King

1507-1Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

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Cela faisait longtemps que j’avais pour projet de lire un livre de Stephen King en entier. En entier car, j’ai beaucoup de mal avec le genre horreur, car justement… ça me faisait peur. Quoi de plus naturel donc, que de prendre son dernier livre paru pour débuter avec l’auteur en question ?

Ne faites surtout pas comme moi, renseignez-vous car ce livre n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Premièrement, il s’agit d’un livre d’enquête. Rien de bien transcendant / flippant, comme je voulais avoir. Ensuite, il s’agit d’une saga, bien que ce ne soit pas indiqué en police en gros sur la page de couverture. Ceci explique pourquoi j’ai débuté ce livre sans savoir qu’il s’agissait du troisième opus des enquêtes du policier à la retraite Hodge…

Point positif, il n’est pas nécessaire de lire les tomes précédents pour s’y retrouver. L’auteur explique de manière limpide qui est le gentil et qui est le méchant. Si vous aimez les livres d’enquête, ce livre peut donc vous convenir.

Cependant la lecture pour moi a été plutôt laborieuse, puisque je ne m’attendais pas du tout à ce qui serait finalement la véritable intrigue.

  1. Je pensais que l’histoire ne serait pas à propos d’un psychopathe qui arrive à manipuler des personnes, mais plutôt l’histoire d’un médecin fou qui fait des expérimentations douloureuses et dangereuses sur de pauvres patients qui n’ont rien demandé.
  2. Connaissant Stephen King, j’espérais vraiment que cette lecture allait m’effrayer, puisque je m’étais fixé comme défi de finir un livre d’horreur.
  3. Je n’aime pas du tout les livres d’enquête. Ce n’est vraiment pas mon truc. Je n’arrive pas du tout à rester intéressé par un livre d’enquête, puisque j’en ai déjà lu pas mal, et que je suis arrivé à un stade où tous les livres d’enquêtes se ressemblent pour moi. Je suis d’avantage axée roman noir que polar.

Vous l’aurez compris, je suis du genre à lire des livres un peu au pif dans l’espoir de trouver une bonne découverte, mais pour le coup ma tentative a totalement échoué, puisque je ne suis pas tout à fait la cible visée. Une lecture laborieuse pour moi, mais je ne peux m’empêcher de donner un bon point à l’auteur : Il sait plutôt bien construire ses intrigues.