« Calendar Girl, Tome 3 : Mars », Audrey Carlan

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Avant de s’envoler vers sa prochaine mission, Mia fait un petit séjour à Las Vegas où elle retrouve sa soeur et sa meilleure amie. Elle en profite pour aller rendre visite à son père qui est toujours dans le coma.

Elle a rendez-vous avec son usurier pour lui remettre le deuxième versement, et cette rencontre n’est pas des plus sympathiques ! Mais la voilà à nouveau dans un avion, direction Chicago, pour y retrouver le bel Anthony Fasano, propriétaire d’un restaurant italien.

Mia se retrouve cette fois-ci à Chicago pour jouer la fille proprette sur elle et contenter la famille d’un chef d’entreprise italien, qui ne souhaite pas faire son coming out. Cela est donc très intéressant, puisque on a pris l’habitude que Mia tombe que sur des mecs charmant qui ne peuvent s’empêcher de la sauter tout en lui susurrant des mots doux, bref le taff de rêve (du moins le mien lol). Cette fois-ci elle part donc en terrain inconnu, puisqu’elle doit simuler un rôle, celle de la fiancé d’un mec qui n’est pas le moins du monde intéressé par elle. et qui doit ménager l’amoureux de l’ombre qui est extrêmement jaloux. Pas beaucoup de sexe donc, un tome plutôt centré sur les rapports qu’entretient le client avec les membres de sa famille.

Pour autant, j’ai adorée la lecture de ce tome pas prise de tête, la seule chose que j’ai a déplorer est le fait que … c’est trop court!!!

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« Calendar Girl, Tome 2 : Février » – Audrey Carlan

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Mia se rend à Seattle où elle sera la muse d’un célèbre peintre français.

L’amour sur toile, tel est le titre de l’œuvre du bel artiste avec lequel elle va partager ce mois qui sera riche en émotions. Il faut dire qu’Alec est surprenant dans son travail et qu’il a cette manie si sexy d’utiliser des expressions françaises lorsqu’il s’adresse à Mia.

Second tome de la série Calendar Girl, nous suivons notre héroïne Mia qui, en tant qu’escort de luxe faire face à un nouveau client. Cependant Mia est deja un peu amoureuse de son premier client, je me demandais comment elle allait gérer cela. Se fermer car elle ne pense qu’au premier client, ou au contraire tomber amoureuse de celui-ci? A moins que celui-ci, l’ayant payé 100 000 dollars se comporte comme un être odieux. Après tout, l’argent fait tout.

D’abord, ce second tome est aussi facile à lire que le premier. Je me suis énormément amusée avec ce nouveau client, un peintre très doué qui se donne corps et âme à son art. Celui-ci étant français, nous avons donc tout un tas de cliché qui nous fait sourire, puisque le français est forcement un homme respectueux, qui prend la femme pour une déesse, et qui ne baise pas, mais qui fait l’amour, ce qui permet à Mia de s’aimer un peu plus, puisqu’il la traite comme une princesse.

Un petit peu agacée lorsque Mia s’offusque qu’on la paye pour ses prestations sexuelles « Je ne suis pas une prostituée! »dit-elle, elle ne fait qu’aimer les gens. Ben voyons 😉

Une bonne petite saga pas prise de tête pour l’été, je vais me mettre de ce pas à lire le mois suivant.

« Calendar Girl, Tome 1 : Janvier », Audrey Carlan

Mia vit seule avec son père et sa petite soeur à Las Vegas. Elle veut devenir comédienne. Depuis le départ de sa mère, son père boit et joue. Il emprunte 1 million de $ qu’il perd et ne peut rembourser. Le prêteur sur gages l’expédie dans le coma. Mia doit assumer la dette de son père sous peine que sa petite soeur et elle subissent le même sort.

Elle deviendra escort. Un contrat mensuel de 100 000 $.

12 hommes, 12 villes, 12 rencontres, 12 livres… des scénarios qui se croisent, se recroisent et se décroisent.

 

Parce que j’ai toujours un temps de retard sur les « tendances » littéraire (et les tendances tout court), je m’y mets que maintenant! Quel ne fut pas ma surprise, en janvier de voir sur les panneaux publicitaires du métro parisien des affiches de ce roman « aguicheur ». Mais fuyant tout ce qui est agguicheur, je ne me suis pas vraiment intéressée à cette série. Cependant, l’été arrivant, j’ai beaucoup plus de mal à me mettre à des lectures longues ou prise de tête, je me suis mise en tête de tester cette série…

Nous commençons par une fille banale, bien que plus belle que la moyenne, et qui a besoin d’argent. Elle rêve d’être actrice, et elle jure comme un charretier, son mode d’expression consistant à insulter affectueusement ses proches. J’ai eu un peu de mal avec le début, mais le roman étant un roman très court, on rentre très rapidement dans le vif du sujet. Elle connaît le moyen de rembourser la dette de son père, et ce moment est d’être escort girl de luxe. Elle est très vite propulsé sur sa première mission, celle de tenir compagnie à un réalisateur de blockbuster. Moi qui pensais que la mission serait désagréable au possible, en faite non. Il se trouve même qu’il est très charmant… et un dieu grec au lit.

La lecture a été très fluide, j’ai du le terminer en une heure à peu près. L’histoire nous transporte dans de nombreuses émotions, que ce soit la joie, la tristesse, la jalousie, et même l’amour? Ca je vous le laisse découvrir. Malheureusement sa mission arrive à son terme. Et c’est la que Mia découvre que sa mission n’est pas aussi facile que ça, car fatalement quand on a sous les yeux la huitième merveille du monde, on s’attache quand même un peu…

 

Une lecture pas du tout prise de tête, au contraire. Ce n’est pas un livre qui restera dans mes souvenirs bien sur, mais je vais continuer cette série, elle est plutôt sympa 🙂

« Dans une coque de noix », Ian McEwan

640_mcewan_ian_couv_avec_jaquette_dans_une_coque_de_noix«À l’étroit dans le ventre de ma mère, alors qu’il ne reste plus que quelques semaines avant mon entrée dans le monde, je veille. J’entends tout. Un complot se trame contre mon père. Ma mère et son amant veulent se débarrasser de lui. La belle, si belle Trudy préfère à mon père, John, poète talentueux en mal de reconnaissance et qui pourtant l’aime à la folie, cet ignare de Claude. Et voilà que j’apprends que Claude n’est autre que mon oncle : le frère de mon père. Un crime passionnel doublé d’un fratricide qui me fera peut-être voir le jour en prison, orphelin pour toujours! Je dois les en empêcher.»

Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Angleterre du XXIe siècle… Après L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan n’en finit pas de surprendre et compose ici, dans un bref roman à l’intensité remarquable, une brillante réécriture d’Hamlet in utero.

Il faut commencer cet article en précisant que je ne connais absolument pas Hamlet de Shakespeare. Non seulement je ne l’ai pas lu, mais en plus je ne sais même pas de quoi cela parle. Pour autant, ayant déjà lue et appréciée des livres d’Ian McEwan, je me suis laissé tenter par ce livre, ou nous nous mettons à la place d’un fœtus.

 

Exit le cliché du fœtus qui n’aurais conscience de rien, au contraire, je pense bien qu’il en sait davantage que tous les adultes de l’histoire. Ce fœtus, privé de vue ne peut que deviner. Supposer. Écouter. A force d’écoute, il comprend que quelque chose d’horrible va se préparer. Il va se faire abandonner par sa mère. Sa mère va tuer son père. Son père, poète amoureux qui essaye de reconquérir sa mère à coup de poème, sous les yeux de son frère… qui se tape sa femme et qui complote avec elle pour se débarrasser de lui. Bref, pour sa venue au monde, il existe plus serein comme situation, vous ne trouvez pas ? Le fœtus sans nom va essayer d’œuvrer à sa manière pour éviter un désastre, mais il se trouve que les personnages sont voués à filer vers le désastre.

 

Si l’histoire en elle-même est intéressante, c’est un peu moins le cas de la narration. A force de faire des référence aux initiés, je pense être passé à côté de pas mal de chose, ce qui donne aux gens comme moi une narration pompeuse, et sans rythme. Heureusement que le récit est court, ce qui fait que la lecture est supportable, mais il se trouve que dans mon cas il s’agit d’une déception.

« Girlfriend dans le coma », Douglas Coupland

51A3K0JSGDL._SX289_BO1,204,203,200_Conte new age et acidulé, Girlfriend dans le coma dynamite l’ American Way of Life version fin de siècle. Karen Ann McNeil, adolescente et extralucide, tombe dans le coma à la fin des seventies pour se réveiller dix-sept ans plus tard. Et que découvre-t-elle ? À l’Est, les Russes ne sont plus nos ennemis, à l’Ouest, l’amour est devenu mortel et, partout, sa génération sombre dans un vaste gouffre existentiel. Même Richard, son petit ami, a suivi une bien mauvaise direction… Par cette fable mystique sur une jeunesse en manque d’idéaux, l’auteur de Microserfs et de Génération X, brosse le portrait d’une époque désenchantée en quête d’authenticité.

Je ne le répéterais jamais assez, Douglas Coupland est mon auteur préféré. Pourtant, j’ai eu énormément de mal à me mettre à cette lecture, qui traîne dans ma pile à lire depuis trois / quatre ans. La faute à un début lent, très lent, trop lent. On a l’impression d’avoir affaire à un roman pour adolescent, entouré de platitude, ce qui fit que j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois pour lire ce livre.

L’histoire est une bande de pote, qui a perdu un de ses membres dans un cancer, puis un autre dans un coma. Le reste grandit, franchit péniblement l’âge adulte, et chaque vie prend une tournure différente, mais comme nous parlons d’un roman de Douglas Coupland, il y a une chose qu’ils ont en commun : Le malaise de vivre, dans le monde tel qu’il est devenu, alors que jeunes ils avaient plein d’idéaux.

Puis un jour miracle, Karen qui était dans le coma depuis 17 ans se réveille, redonnant un peu d’espoir à la bande, surtout à Richard, éternel adolescent dans la peau d’un homme de 34 ans, éperdument amoureux de Karen depuis tout ce temps, puis la fin du monde arrive…

Cette lecture a vraiment été un calvaire pour moi, la faute à un thème trop banal (banal chez Coupland !) à mon gout. Je tourne les pages en espérant que quelque chose de bien arrive, mais non, c’est aussi chiant et rasoir que ce que le début le laissait présager. Douglas Coupland a usé et re-usé jusqu’à la moelle ce thème (génération X, Eleanor Ribgy, Hey Nostradamus…) et je fini ce livre soulagé, car j’étais à deux doigt de me flinguer.