« 13 Raisons – 13 reasons why », Jay Asher

Si tu entends ce message, il est déjà trop tard. Une nouvelle édition du best-seller international de Jay Asher, avec des photos exclusives du tournage de la série événement NETFLIX. Clay Jensen ne veut pas entendre parler des enregistrements qu’Hannah Baker a laissés. Hannah est morte, ses secrets avec elle. Pourtant, son nom figure sur […]

« La servante écarlate », Margaret Atwood

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Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Il faut préciser, j’ai regardé la série avant d’entamer cette lecture. J’ai tellement adoré cette série que j’ai cru, en lisant ce livre, avoir la suite de la prochaine saison. Malheureusement non (bien qu’il y ait quelques pistes), puisque ce livre s’arrête la fin de la saison 1 de la série, série particulièrement fidèle au bouquin écrit en 1985 par la canadienne Margaret Atwood.

Dans l’Amérique contemporaine, polluante et polluée, la chute de la natalité effraie tout le monde. Les bébés, s’il y a des bébés, naissent quasiment tous avec difformité ou mort. Suite à un coup d’état, les Etats-Unis d’Amérique s’effondre pour donner place à la République de Gilead, une dictature mettant au centre la Bible, qui classera la population par caste: Les commandants et leur épouse, les Martha (qui seront des bonnes à tout faire), les servantes (qui seront des femmes encore capable de procréer), les tantes (qui sont responsable de de l’éducation des servantes)  les yeux (la milice de cette dictature), et enfin le reste: les femmes qui ne sont plus en âge de procréer par exemple, les traîtres à la nation ou au genre, qui seront envoyés dans des camps pour diverses tâches (filles de joie, paysannes, ou encore trieuses dans des centres radioactifs).

Ce livre est écrit d’une manière trop passive, trop égocentrique, trop … douce. Nous ne ressentons pas d’émotions suffisamment forte. Et pour cause, l’héroïne Defred ne cherche pas à prendre une quelconque position, à défendre ce qui étaient autrefois ses droits. Elle cherche à survivre, tout en se remémorant ses souvenirs d’avant Gilead. Quand une femme pouvait encore disposer de son corps, qu’une femme pouvait travailler, qu’une femme pouvait posséder des biens. Cet aller-retour dans le temps était perturbant, même difficile à comprendre si je n’avais pas vu la série auparavant, puisque je trouve que la coupure maintenant/avant n’est pas assez prononcée. Pourquoi ne pas davantage parler du régime ? Des autres ? Non, Defred ne distillera que quelques indications, pas suffisamment détaillée à mon gout. Heureusement que la fin rattrape tout, faisant de ce récit en réalité un témoignage historique, sur les lesquels des chercheurs, quasiment deux siècles plus tard, sont en train d’étudier.

Un livre à conseiller ? On dit de lui qu’il est résolument féministe, personnellement je ne trouve pas. Je ne nie absolument pas ce qui pèse sur les femmes de cette histoire, mais les hommes ne sont pas épargnés non plus.  Un œuvre à la George Orwell ? Je ne trouve pas non plus. Je trouve que l’histoire est très intéressante, d’autant plus mis en lumière par les récents événements (terrorisme islamiste, Civitas, Trump…), mais l’écriture étant trop passive, et la fin ouverte à trop interprétation, je ne suis pas sûre qu’il arrivera à plaire à tout le monde, contrairement à la série que je ne peux que vous conseiller.

 

Lecture commune faite avec:

« Comment braquer une banque sans perdre son dentier », de Catharina Ingelman-Sundberg

51lVsXo4nQLIls sont trois femmes, deux hommes : Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, et le Râteau, chacun 80 ans au compteur. Ils chantent dans la même chorale et dépérissent dans la même maison de retraite à Stockholm. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l’arme à gauche…
Ils ne vivront pas un jour de plus dans ce mouroir. Un brin rebelles et idéalistes, les cinq comparses décident de se lancer dans le grand banditisme. Avec leurs cheveux blancs et leurs déambulateurs, ils s’apprêtent à commettre le casse du siècle. Mais l’aventure s’emballe et rien ne va se passer comme prévu…

J’adore ce genre de titre que j’ai l’impression typiquement suédois. Après « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle » de Jonas Jonasson, voici « Comment braquer une banque sans perdre son dentier » de Catharina Ingelman-Sundberg, qui semblait, lors de son résumé, dans la même veine que « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle » : Déjanté et décalé. Pas du tout.

L’histoire suit l’histoire de cinq seniors dans une maison de retraite : Dégoûtés par leurs conditions de vie, ils décident de commettre un braquage pour se retrouver en prison, qui leur semble être plus confortable que leur petite maison de retraite.

L’idée de réunir des vieillards en charentaise et en déambulateur pour faire une casse était quelque chose de sympathique, mais l’exploitation du potentiel comique par l’auteure est très maladroite, faisant de ce roman un truc complètement pathétique, et surtout sans intérêt.

Le roman est niais, entre deux blagues sur les affres de la vieillesse, je n’ai pas trouvé ce roman suffisamment décalé pour que celui-ci me plaise. Ok les vieux ont du cran d’exploiter les idées reçus « Un vieu braquer une banque ? Et puis quoi encore ? » M’enfin, je n’ai pas trouvé que l’auteur allait plus loin que ça.

Si l’histoire n’était donc pas top, le style de l’auteur ne rattrape pas la chose. Certes le livre se lit… mais rien d’original, en fait je trouve que c’est plutôt lourd. Aucune originalité dans l’écriture, des longueurs partout, elle s’attarde parfois sur des détails qui n’ont aucune utilité, et surtout c’est pas drôle. L’auteure aurait eu tout à gagner si elle avait raccourcit son roman.

Bref, une petite déception dans un roman qui aurait pu être génial.

Lu dans le cadre du challenge Summer Cocktail 2017Le Mystery Tiki

Le challenge des séries (du 01/09/2017 au 31/06/2018)

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QUELQUES RÈGLES :
– Il faut être inscrit sur ce topic
– Vous devez préparer une liste de livres avant le 1er septembre (j’accepte des modifications au cours de l’année)
– Seuls les livres commencés et lus après le 1er septembre seront comptés
– Un seul livre peut répondre à une seule consigne
– Un avis pour chaque livre lu est demandé. Une chronique n’est pas obligatoire mais appréciée

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INSCRIPTIONS :
Les inscriptions commencent à partir d’aujourd’hui jusqu’au 31/08/2017. N’oubliez pas de me donner votre liste de livres à lire.

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NIVEAUX :
Vous avez la possibilité de vous inscrire pour 4 types de niveaux (j’accepte des changements de niveau au cours de l’année)
– Amateur : 6/20
– Mini Geek : 10/20
– Super Geek : 15/20
– Geek God : 20/20

  1. Walking dead Lire un livre avec un changement brutal dans la société
    « Il nous reste le ciel, tome 1 : Sous les cendres », Chloé Bertrand

  2. Stranger things Lire un livre du genre « fantastique »
    « Abandon, tome 1 », Meg Cabot

  3. Pretty little liars Lire un livre avec des secrets
    « Dolores Claiborne », Stephen King

  4. Véronica Mars Lire un livre avec une enquête à résoudre
    « Le regard », Ken Liu

  5. The Flash Lire un livre rapide (- de 250pages)
    « L’homme qui voulait être heureux », Laurent Gounelle

  6. Les aventures des orphelins Baudelaire Lire un livre du genre « drame »
    « La Dame aux camélias », Alexandre Dumas fils

  7. Kaamelott Lire un livre comprenant un roi ou une reine
    « La Sélection, tome 1 », Kiera Cass

  8. Greys anatomy Lire un livre où le personnage principal est un médecin ou est malade
    « Les mille et une vies de Billy Milligan », Daniel Keyes

  9. Une chance de trop Lire un livre sur une disparition ou un enlèvement
    « Hipnofobia », Salvador Macip

  10. 11/22/63 Lire un livre avec un voyage dans le temps
    « Replay » Ken Grimwood

  11. The vampire diaries Lire un livre avec des vampires
    « La Communauté du Sud, Tome 1 : Quand le Danger Rôde », Charlaine Harris

  12. Charmed Lire un livre avec des sorcières
    « Rebecca Kean, Tome 1 : Traquée », Cassandra O’Donnell

  13. The Young Pope  Lire un livre sur les intrigues au Vatican
    « Conclave »,  Robert Harris

  14. Downton Abbey Lire un livre sur l’Angleterre du 20ème siècle
    « Expiation » Ian McEwan

  15. Desperate Houswives Lire un livre avec une histoire d’amitié entre plusieurs femmes
    « Le premier jour du reste de ma vie », Virginie Grimaldi

« Les Tribulations d’une Gothique Amoureuse », Cécile Guillot

bm_7951_aj_m_4934Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…
La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie…

En voyant ce titre, ce résumé et cette couverture, le roman sentait bon la chick lit. Citez-moi un roman de chick lit que je n’aime pas, attention spoiler : Vous n’en trouverez pas ! Pourtant j’ai trouvé ce roman assez naze, et je suis plutôt mesurée.

Si sa couverture était différente, son titre différent, son résumé différent, j’aurais peut-être été plus réceptive (ou plus probablement je ne l’aurai pas lu). La faute donc à son « packaging » trompeur, je suis tombé de haut. Très haut.

Je m’attendais à une chick lit, j’étais finalement en face d’une romance. Je ne suis pas super fan de romance, car je trouve ce genre ennuyeux, à moins qu’il y ait une intrigue à côté pour faire passer la pilule. Il manque ce petit grain de folie, ce glamour. La seule chose qu’il y a en commun entre ce livre et la chick-lit, c’est le personnage égocentrique, mais je l’ai trouvé plus chiante qu’autre chose.

Lily est prof élémentaire dans une banlieue de Angoulême, elle s’occupe d’une classe CLIS, réservé aux handicapés et aux personnes ayant trop de retard pour intégrer le cursus normal. Elle est gothique, s’habille en noir, joue dans un groupe de métal, et est amoureuse d’un membre de son groupe.

J’ai trouvé que ce roman n’était qu’une justification de la part de l’auteur, du style « Ce n’est pas parce qu’on est gothique qu’on sacrifie des chèvres pendant la pleine lune« . Rien de plus. « Blablabla, les gothiques sont normaux, blablabla, les gothiques sont gentils, blablabla, les gothiques ont de super goût musicaux, blablabla on est super tolérant et on est une élite, on ne traîne pas avec des geeks« . Le personnage principal est un concentré d’intolérance. Bien évidemment tout est bien qui se termine bien, elle s’aperçoit de sa bêtise, mais j’ai trouvé ça trop cliché. Trop caricatural. Cécile Guillot aurait pu mieux exploiter la gothitude de son personnage principal, parce que ici ça n’apporte absolument rien, à part nous saouler. J’avais envie de hurler « Grandis meuf, t’es plus adolescente! » tant l’aspect gothique revenait encore, encore, et encore. Au bout d’un moment, les fringues ne devraient plus impacter autant la vie de celui qui les porte.

Ensuite : La fille est amoureuse, mais le garçon ne l’aime pas. Sauf que ça se voit à 10 000 km avec qui elle va finir le roman, ce n’était pas très fin. Je ne vous explique pas le process narratif, mais grosso modo à chaque fois qu’elle est déçu, son chevalier servant apparaît. Mouais.

Outre une absence totale de profondeur, je n’ai en plus absolument pas réussi à m’identifier au personnage principal, et j’ai trouvé ce roman trop « normal ». Après le président normal, voici le roman normal. Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques sur les autres blogs ; car pour ma part à un quart du livre j’étais prête à lâcher. Dommage j’avais mon challenge lecture à honorer.

Lu dans le cadre du challenge Summer Cocktail 2017Le Mystery Tiki

« Mauvaise prise », Eoin Colfer

mauivaise priseL’ancien militaire Daniel McEvoy s’apprête à quitter le monde sans foi ni loi de la pègre du New Jersey pour se concentrer sur sa nouvelle vie de patron de club. Mais lorsqu’il se retrouve au fond de l’Hudson, enfermé dans un taxi de la mort, après avoir été kidnappé par deux flics qui comptaient faire de lui le héros d’un snuff-movie, il comprend qu’il n’en a pas fini avec les manigances et les vengeances des barons du crime de Cloisters. Si Dan veut survivre, il devra échapper à des malfrats qui se trouvent des deux côtés de la loi, et retrouver sa tante qui lui avait jadis tout appris sur l’art de caresser les filles. Suite de Prise directe, Mauvaise prise déploie à nouveau toute la verve iconoclaste d’Eoin Colfer, qui s’exprime à travers une série de personnages superbement à côté de la plaque et de situations burlesques et irrésistibles. La mafia du New Jersey, cocasse et nourrie de culture télévisuelle, en version très noire.

Qu’il est bon de lire un bouquin du sieur Colfer, encore plus quand il s’agit d’un livre pour adulte. Ayant grandi avec la saga Artemis Fowl, il me semblait inconcevable qu’un tel auteur puisse se cantonner à de la littérature jeunesse (car cela voudrait dire que je ne pourrais pas chérir ses prochaines productions autant que j’ai chéri Artemis Fowl).

Après avoir publié Prise direct en 2012, roman hilarant mais sans plus (car reprenant que trop le schéma Artemis Fowl), voici qu’en 2017, je tombe sur son second tome, Mauvaise Prise, que je ne peux m’empêcher de mettre sur ma PAL, bien que le premier tome ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

Partant de ce constat, j’ai fait l’impasse sur la relecture du premier tome, pour me plonger directement dans sa suite. Grossière erreur puisque je n’ai pas compris grand-chose au début : j’ai trouvé qu’il était un peu difficile de suivre ce livre si l’on ne lit pas le premier tome, mais rien d’insurmontable bien évidemment.

Daniel McEvoy est un ancien militaire irlandais qui a refait sa vie aux Etats-Unis. Après une belle carrière de portier, celui-ci, pour une raison que je n’arrive pas à saisir est désormais le propriétaire d’un bar, qui doit ouvrir sous peu. Malheureusement, ses projets son contrariés par la mort de la mère de son pire ennemi, Mike l’irlandais, qui lui avait fait la promesse de le laisser tranquille tant que sa mère était vivante (car même chez les gangster, la maman, c’est sacré). Ne l’étant plus (la bonne dame a eu l’idée, à 80 balais, de faire du ski sur de l’herbe en pleine tempête, se faisant du coup … foudroyé par un éclair), Mike décide de tuer Daniel.

Dit comme ça, le roman ne paye pas mine. Pourtant, celui-ci est vraiment un de mes romans préférés de cette année, pour l’humour absurde que l’auteur déploie généreusement sur ses pages, de manière vraiment très crade :  Daniel est un gros beauf d’irlandais qui est usé par la vie, mais qui, lors de situations de danger se retrouve incroyablement vif d’esprit. Il traîne sa carcasse dans un monde qui n’a pas de sens, heureusement qu’il à son psychiatre qui est là pour dispenser de quelques pépites de sagesse sur Twitter quand il est pas occupé à baiser une jeunette.

Bouffon pathétique, il se retrouve en deux temps trois mouvements en string rose en train de se faire filmer pour un snuff movie sur internet, contraint pour survivre de frapper ses assaillants à coup de godemiché rose, avant de se retrouver dans l’Hudson suite à un énième kidnapping infernal, pour assister à une botox party. Vous ai-je mentionné que sa petite amie ne le reconnait qu’une fois sur deux ?

Bref, un roman enchaînant des situations rocambolesques sur situations rocambolesque, ce livre ne nous laisse aucun moment de répit, tout est calibré pour faire rire, avec un humour noir se mêlant à l’humour absurde, saupoudré de références à la pop culture, c’est typiquement le genre de livre que j’aime lire, je ne peux donc que vous conseiller ce magnifique roman d’Eoin Colfer. J’attends la suite avec impatience.