« Les mille et une vies de Billy Milligan », Daniel Keyes

Quand la police de l’Ohio arrête l’auteur présumé de trois, voire quatre, viols de jeunes femmes, elle pense que l’affaire est entendue : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Son étrange comportement amène ses avocats commis d’office à demander une expertise psychiatrique. Et c’est ainsi que tout commence…
On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l’on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare. Il est tour à tour Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, Ragen, un Yougoslave brutal d’une force prodigieuse, expert en armes à feu, et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d’âge, de caractère, et même de sexe différents !

Un livre qui était dans ma PAL depuis que j’ai vu le film Split, qui en fouinant ai compris que cet ouvrage avait inspiré le réalisateur. Il s’agit également du premier livre lu pour le challenge des séries.

Un coup de cœur pour ce livre racontant une histoire vraie sur plus de 600 pages. Nous suivons les aventures de William « Billy » Milligan, un délinquant qui se fait coffrer pour vol, enlèvement et viol de trois femmes. En fouillant dans son casier, on voit que ce n’est pas la première fois qu’il commet ce genre de délit. On sait aussi qu’il a été interné en hôpital psychiatrique. Au fil des pages, les avocats de Billy, et les médecins, les psys et les journalistes comprennent que pour éviter la prison, Billy va devoir plaider la folie pour être déclaré irresponsable.

Mais vérité ou simulation? Le diagnostic posé est que cet homme est un malade présentant des troupes dissociatif  multiple. C’est assez simple, chez lui, 24 personnalités (ou personne plutôt ) habitent ce corps. Lorsque l’un apparaît, les autres disparaissent, ce qui met Billy dans l’embarras, puisqu’il n’a aucun souvenir des actes commis par les autres habitants lorsqu’ils prennent « le projecteur ». C’est assez commode de dire qu’il n’a pas pu commettre ces viols dont il est accusé puisqu’il n’en a aucun souvenir, n’est ce pas ?

C’est ainsi que durant tout le procès que l’auteur Daniel Keyes, connu pour son excellent livre Les fleurs d’Algernon, va rencontrer Billy et essayer de collecter suffisamment d’informations pour écrire un livre sur sa vie.

Nous avons le point de vue de Billy, qui est incapable de comprendre d’où viennent ses amnésies car il n’est pas conscient du fait que plusieurs autres personnes habitent ce corps. Ces personnes sont très différentes les unes des autres, que ce soit vocalement, mimiquement, intellectuellement, psychologiquement. Comment serait ce possible pour Billy de feindre cette maladie ? Non, c’est forcément vrai… ou pas ? Après tout est une histoire tiré par les cheveux .

Coup de cœur pour ce livre que j’ai dévoré en un week end, tant j’ai été transporté par cette histoire. Nous avons ici une biographie de la vraie vie de Billy Milligan, avec le point de vue de toutes les personnes qui composent ce corps. Ce livre est un régal pour tout lecteur qui aime les récits de personnes instable psychologiquement, et j’ai appris que les droits ont été achetés pour faire un film avec Leonardo DiCaprio 😋.

Je ne peux que vous conseiller de le lire.

Lu dans le cadre du challenge des séries

Greys anatomy Lire un livre où le personnage principal est un médecin ou est malade
« Les mille et une vies de Billy Milligan », Daniel Keyes

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Et voici la bande annonce de SPLIT

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« Anita Blake, Tome 25 : Mort Écarlate », Laurell K. Hamilton

anita-blake,-tome-25---mort--carlate-963363L’amour déplace les montagnes, mais la haine fonctionne aussi.

Damian est le serviteur d’Anita, mais c’est aussi son amant et son ami. Aussi, lorsque la vampire qui l’a créé le soumet aux pires tortures, Anita est prête à tout pour le sauver, y compris embarquer pour la terre la plus inhospitalière qui soit pour une nécromancienne et un vampire : l’Irlande. L’une des plus grandes maîtresses vampires de l’Histoire, son ennemie a fait trembler l’humanité sous les noms de Moroven, Nemhain ou M’Lady. Heureusement, Anita a son propre atout à jouer : à ses côtés se trouve Edward, l’homme que l’on surnomme la Mort…


 

Pour commencer, le résumé n’est pas vraiment fidèle à l’histoire, mais soit. En lisant ce livre, je me demandais si l’auteure était payée au nombre de mot, car j’ai trouvé une grosse partie du livre dispensable. En effet, l’auteure essaye de donner (du moins j’espère que c’était pour ce but) de la profondeur de en ses personnages en leur faisant tenir des conversation de psychologie, mais c’était passé complètement à coté: psychologue de comptoir, je la trouve bien plus convaincante quand elle fait abstraction de ces discutions sur le à quel point la communication est importante dans un couple (ou un harem).

 

Parce qu’Anita Blake est Anita Blake, ses pouvoirs ne cessent de grandir et elle est apparemment indispensable à tous les personnages de l’histoire: Si Damian va mal, c’est parce qu’Anita a du mal à passer du temps avec lui: en effet, elle n’est pas du tout attiré par cet homme, et du coup ne le fréquente pas plus que nécessaire. Heureusement que l’autre membre du triumvirat va intervenir et le rendre complètement bisexuel (oui, mon résumé est à tirer par les cheveux, mais c’est exactement ce qui se passe O_o).

En parallèle, il se trouve que sur l’Île d’Émeraude, de nombreux crimes sont perpétrés et sont probablement l’oeuvre d’un vampire. Il s’agit donc pour ce tome de faire connaissance avec Ma Dame, la créatrice de Damian, qui va donc sans le vouloir se retrouver à aider Anita sur ces crimes.

Sachant que l’Irlande est l’île la plus magique de la terre, je trouvais que le potentiel de ce livre était infinie: nouveau « bestiaire », nouvelle magie mettant Anita en difficulté, il n’en n’est rien puisque Anita est trop une super héroïne auquel rien ne résiste.

J’ai trouvé ce tome pas mal (selon l’échelle Hamilton, donc mes exigences sont bien à la baisse), qui est dans la continuité des tomes précédents. Je trouve cependant bien dommage de ne pas pouvoir mes personnages chouchou plus présent que ça: Jean Claude, Asher, Edward… tout est beaucoup trop centré sur Anita, Nathaniel, Nicky, et Damian.

 

« Calendar Girl, Tome 10 : Octobre », Audrey Carlan

 

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Mia revient à Malibu, la ville où elle a choisi de vivre. Sa dette est payée et son ex n’est plus une menace. Finie la vie d’escorte. Son nouveau job ? Bosser pour le docteur Hoffman, célèbre médecin qui anime une émission. Il voudrait confier une rubrique à Mia : Vivre en beauté. Dans cette ville où tout est faux, où la plupart des filles sont des poupées Barbie siliconées, Mia va devoir trouver de belles personnes, des gens simples mais qui, par de modeste actions,rend le monde autour d’eux agréable. En réalité, elle trouvera bien plus, pour elle et pour l’homme qu’elle aime.

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Nous revoici avec Mia, pour le dixième mois de son épopée. Nous l’avions quitté après qu’elle ait apprit que Weston était en vie, et sain et sauf. Elle n’a donc qu’une hâte, c’est de reprendre sa vie de couple.

Ce mois-ci, Mia n’a pas été engagée pour servir d’escort girl, non, ayant été repéré par un présentateur télé grâce à ses anciens clients, elle va tenir une rubrique dans son émission. N’oublions pas que Mia voulait être actrice avant qu’elle ne commence sa nouvelle profession. Elle a donc une chance unique de pouvoir remettre un pied dans le milieu.

Mais tout n’est pas rose : Wes n’est pas revenu si indemne qu’elle le pensait… victime de stress post traumatique, il va lui en faire vivre des vertes et des pas mûres 😱

Un tome dans la même veine que les précédentes. On voit clairement l’avenir de Mia, si incertain au début de la saga, se dessiner. Elle a un petit ami. Une stabilité financière. Et elle est débarrassée de son ex qui lui faisait vivre un enfer.

Bien que la lecture du tome ait été sympathique, je me demande comment Audrey Carlan va se renouveler pour les deux derniers tomes.

« Miss Wyoming », Douglas Coupland

Ex mini-Miss et star de sitcom, Susan Colgate est par miracle l’unique survivante d’un crash aérien. Elle pourrait disparaître, personne ne le saurait jamais…
Lors d’une expérience de mort imminente due à une grippe plus qu’à l’énorme quantité de drogues qu’il ingurgite, John Johnson, producteur de films d’actions et sadomaso occasionnel, a une vision et réalise qu’il est temps de disparaître et de trouver l’amour…

Traduction d’un livre de Douglas Coupland, initialement publié en 1999 dans sa langue originale, Miss Wyoming bénéficie, en 2017, d’une publication inédite en français.

Je commence, comme pour toutes mes chroniques sur Douglas Coupland, par dire que je suis une fan inconditionnelle de cet auteur.

Miss Wyoming parle, comme pour toutes les autres œuvres de cet auteur, de personnages confrontés à la décadence et aux dérives de la société nord-américaine, qui, plus ou moins insérées dans le système, décide de tout rompre pour trouver un sens à leur vie.

Nous avons affaire ici à deux personnages :

  • Susan Colgate, ex miss Wyoming devenue actrice, qui, bien qu’elle présente magnifiquement bien est une âme en peine : sa mère lui a volé son enfance, projetant tous ses espoirs sur elle, en lui faisant faire compétition sur compétition de beauté, la menaçant en cas de défaite de la renier. Cette beauté n’est d’ailleurs pas la sans raison : à l’Age de 15 ans, pour passer à l’étape supérieur, sa mère lui fait faire une chirurgie (ou plusieurs même) afin d’avoir toutes ses chances pour gagner une compétition de miss Wyoming.
  • John Johnson, producteur en vogue de blockbuster, obsédé sexuel se remettant d’une overdose de drogue, décide de tout plaquer pour devenir SDF, persuadé de trouver un sens à sa vie en se dépouillant de tout : en fait, à part se faire tabasser par d’autres SDF et chopper des intoxications alimentaires, sa quête ne sera pas fructueuse …

Ces deux âmes en peine se croiseront un jour, et coup de foudre dès la première seconde ! Le problème c’est que Susan disparaît le soir même. Cache-t-elle des secrets ? A moins que John y soit pour quelque chose ? Après tout, le soir de leur rencontre, il est resté pas mal de temps à observer la maison de Susan, et je vous ai précisé qu’il détient un autel consacré à cette actrice ?

On distingue deux grands styles dans l’écriture de Coupland. Je dirais un pré jPod (2006) et un post jPod (jPod étant un livre).

Nous sommes ici dans la période pré jPod (puisque le livre a été publié en 1999 en VO), ce qui s’en ressent très vite : une folie douce, pas encore de gros mots toutes les deux lignes, et l’humour assez discret : ici on est là pour parler des états d’âme du / des personnages, sans le noyer dans un espèce de charabia complètement WTF. Un style qui permet d’entrer dans le style de Coupland en douceur.

J’ai, comme dans tous les livres de Coupland, adoré le profil des personnages désabusés : car vu de l’extérieur, ces personnages semblent insérés dans la société.

Qui aurait cru qu’un producteur obsédé par le sexe n’aurait qu’un seul souhait, tomber amoureux ? Et qui aurait cru qu’une fille si belle, actrice rendu célèbre grâce à un sitcom et mariée à un rockstar ne l’avait fait que parce que l’homme qu’elle aimait (et qui ne l’aime pas en retour) lui a demandé de lui rendre ce service ?

Une folie douce (trop douce pour moi quand on est habitué au style post jPod!), des situations cocasses, j’ai trouvé ces personnages émouvants au possible, et ai passé un excellent moment.

Je remercie le site babelio pour le livre !