« Pas si simple », Lucie Castel

9782280388504Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël.
Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans les toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au cœur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…

Pas si simple aborde avec intelligence et délicatesse les thèmes de la famille, du deuil, de l’amour et de l’engagement. Une comédie romantique pleine d’humour et d’espoir dont les valeurs universelles parleront à chacun.

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Pas si simple est une chick-lit écrite par la française Lucie Castel. Pour avoir déjà lu un livre chick-lit français, je ne vais pas vous mentir, j’étais pas vraiment enthousiaste. Parce que les productions françaises ont quelque chose de très caractéristique qui est de vouloir faire quelque chose d’AUTHENTIQUE (comprenez : problèmes sociaux, fonctionnaires, marginalité et pourquoi pas mettre cela en scène dans un cadre bucolique que nous allons appeler province), il faut avouer tout de même ça ne collait pas avec le genre chick-lit.

Mais pas de panique, Pas si simple reprends les codes du genre pour notre plus grand plaisir : Une citadine qui à qui tout réussi, excepté le domaine amoureux. Pour autant, Lucie Castel arrive à sortir des sentiers battus grâce à un humour omniprésent, et des personnages haut en couleur, mention spéciale pour Mélie, La sexologue complètement dévouée à son travail qui sera à l’origine de beaucoup de comique de situation.

Un livre qui se dévore très facilement, parfait pour l’été, et qui frôle de peu le coup de cœur. Lucie Castel est sans aucun doute une auteure à suivre.

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« Les Chroniques des Vampires, tome 2 : Lestat le vampire », Anne Rice

5172LoCPeYLUn vampire libertin et impie qui ne croit ni à Dieu ni au diable ? Lestat de Lioncourt, benjamin d’une famille de hobereaux auvergnats minés, a été vampirisé dans sa vingtième année par un démon. Deux siècles plus tard, en Californie, attiré des profondeurs de la terre par le climat dionysiaque qui règne dans le monde, il lance un défi aux puissances des ténèbres en jouant une musique à réveiller les morts… Avec Lestat le vampire, Anne Rice a créé une créature unique et a révolutionné la littérature fantastique. Du San Francisco d’aujourd’hui à la Bretagne druidique en passant par la Venise du XVe siècle et le Paris prérévolutionnaire, un roman admirable et vertigineux, au coeur d’un univers fascinant de sensualité et d’angoisse, peuplé d’êtres mi-anges mi-démons qui nous ressemblent comme des frères…

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Après avoir dévoré le premier tome de la série, j’en attendais beaucoup de ce second tome. Bien que le personnage de Lestat n’était pas celui qui m’intéressait le plus, le fait de découvrir Lestat en tant que vampire rock’n’roll, en démon romantique, je tombais en pâmoison. Après tout, dans le premier tome on découvre un vampire beau comme un Dieu, sans scrupule, et sans limite. Comment ce tome pourrait-il être mauvais?

Et pourtant. Il faut savoir qu’à la fin du premier tome, on laisse Lestat dans un état de désespoir terrible. Vivant reclus, il décide peu à peu de sortir, grâce à la radio ou il découvre que le monde tourne, et que c’est pas si nul. Suite à sa sortie de sa retraite, il décide de faire connaitre au monde entier sa nature de vampire. A partir de la, c’est la fin.

Nous suivons la jeunesse de Lestat, homme instruit a qui on donnerait tout, et c’est le premier choc. Depuis quand Lestat est-il civilisé? Je n’arrive pas du tout à reconnaître ce personnage, d’une élégance et d’une intelligence émotionnelle extrême alors que dans le premier tome on contait un homme cruel, bête, et sans sensibilité.

De même, j’espérais lire l’ascension d’un vampire dans le monde des humains, il n’en est rien. L’histoire est rapidement éludée, prenant peut être 10 % du livre. Le reste n’est que jeunesse de Lestat, et conte mythologique ou égyptienne. Quasiment pas de mot pour Louis et Claudia, ses créations, ou de son ascension dans le monde de la musique,  excepté dans d’épilogue.

Bref, un livre plus biographique d’un personnage que d’une réelle avancé du personnage dans le monde d’aujourd’hui. Cette biographie est difficile à avaler du au fait que le personnage décrit ne ressemble pas à celui du premier tome, et à ses mythologie à dormir debout.

Une déception donc, pour un livre qui semblait promettre beaucoup de chose mais qui tourne autour du pot selon moi. Par contre si vous lisez ce livre non pas comme la suite du tome 1, mais vraiment comme un livre sur l’origine des vampire, vous en serez probablement satisfait.

 

« Les Chroniques des Vampires, tome 1 : Entretien avec un vampire », Anne Rice.

imagesDe nos jours, à La Nouvelle-Orléans, un jeune homme a été convoqué dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l’interviewer nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant où l’atroce le dispute au sublime.


Pour avoir lu beaucoup de bit-lit, je souhaitais me plonger dans un livre de vampire sans tous ces artifices que nous trouvons habituellement dans un livre de vampire: sexe et sadomasochisme à profusion, jeune adolescente timide qui va connaitre sa première fois avec un vampire, ou alors chasseuse de vampire badass. Bref, revenir aux origines. Pour avoir lu Dracula de Bram Stoker il y a quelques années et qui m’a laissé un souvenir assez mitigé, je dois avouer que j’appréhendais sérieusement la lecture d’Entretien avec un vampire.

Ce qui m’a le plus choqué ici, c’était le style d’écriture lisse de ce livre, caractéristique des livres contemporain ou des livres classiques : vous pouvez le voir, j’ai tendance à chercher la facilité en ne lisant que de la bit lit / chick lit / new romance. Bref, dès qu’on sort de ces styles et de la facilité de lecture car calibré pour ne pas faire de temps mort, ça fait quand même un choc.

Ici, Anne Rice n’écrit pas pour faire chaque scène une scène d’action non, il y a des réflexions. Beaucoup d’introspection, car c’est ce qu’est le personnage principal de Louis: un penseur, un rêveur, un idéaliste. Aux cotés de ses partenaires d’infortunes que sont Lestat (son créateur) et Claudia (son « amante »), il va traverser les années, les décennies, puis les siècles, avant que leur chemin se sépare.

Maintenant seul, il décide qu’il souhaite raconter sa vie. Il va donner rendez vous dans un appartement miteux à un journaliste, qui ne sait pas dans quoi il s’embarque, et lui conter sa vie…

Un livre scotchant : j’ai été happé du début à la fin. J’ai lu sur certains blogs que l’auteure faisait trop de longueur, cela ne m’a pas du tout sauté aux yeux. Il faut savoir que Louis nous raconte plus de de deux siècles d’existence, c’est donc un peu normal qu’il y a certaines redite. J’ai beaucoup aimée l’idée du journaliste, qui en faite est la représentation du lecteur: Je pensais comme lui, je réagissais comme lui, et à la fin du récit de Louis, j’aurai exactement réagît pareil.

Un très bon livre à mon sens, il me semble évident de continuer cette saga.