« Blade runner / Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », Philip K. Dick

1768_blade-runner_NLLe mouton n’était pas mal, avec sa laine et ses bêlements plus vrais que nature les voisins n’y ont vu que du feu. Mais il arrive en fin de carrière : ses circuits fatigués ne maintiendront plus longtemps l’illusion de la vie. Il va falloir le remplacer. Pas par un autre simulacre, non, par un véritable animal. Deckard en rêve, seulement ce n’est pas avec les maigres primes que lui rapporte la chasse aux androïdes qu’il parviendra à mettre assez de côté. Holden, c’est lui qui récupère toujours les boulots les plus lucratifs normal, c’est le meilleur. Mais ce coup-ci, ça n’a pas suffi. Face aux Nexus-6 de dernière génération, même Holden s’est fait avoir. Alors, quand on propose à Deckard de reprendre la mission, il serre les dents et signe. De toute façon, qu’a-t-il à perdre ?


Pour avoir en tête le livre « Le Maître du haut château », je ne m’attendais pas à une lecture si facile. Si pour « le maître du haut château » la lecture était difficile et même parfois pénible, il n’en n’est rien pour « Les androïdes rêvent-ils de mouton électrique ? ». J’ai été, dès les premières pages, complètement happé par le récit.

Rick Deckart a un mouton électrique. Son rêve suprême est d’avoir un vrai mouton, dans un monde où les animaux sont très rares et très chers, c’est compliqué. Du coup lorsqu’une opportunité de gagner de l’argent se présente à lui, il n’hésite pas. Sa mission ? Tuer six androïdes ayant assassinés leur propriétaire, puis fuit Mars et essayant de se faire passer pour des humains sur Terre.

Car le monde n’est pas celui que nous connaissons : nous sommes en 1992, et la Terre est devenue inhabitable à cause des guerres nucléaires. Pour ceux qui ne sont pas encore « dégradés » par les radiations, on vous conseille d’aller sur Mars. Et pour vous inciter, on vous offre un Androïde plus vrai qu’un humain, qui fera à votre place les tâches ingrates. Mais ces androïdes sont de plus en plus perfectionnés, et de plus en plus ressemblant aux humains… jusqu’à vouloir se faire passer pour un humain. Et c’est là qu’interviennent les blade runner, ces chasseurs d’androïdes.

Un livre qui sous une trame principale : un terrien blade runner souhaitant ardemment un animal de compagnie, dépeint une humanité complètement à l’agonie, le temps de cerveau disponible occupé par l’ami Buster et des invités, et ont comme Dieu Mercer, dont les rêves sont plus vrai que nature.

Comme tous les livres de Phillip K. Dick, j’ai été complètement soufflé par son univers, avec tant de degré de lecture.

Si ce livre ne récolte pas la note maximale, c’est peut-être à cause de son incohérence sur les androïdes qui m’a un peu gâché l’expérience de lecture. En effet, les androïdes sont des modèles en séries, la preuve avec Rachel et Priss, qui sont identiques car elles ont la même fiche technique. Dans ce cas-là, comment les androïdes peuvent-ils se faire passer pour des humains ? Ils sont censés avoir la même tête !

Mais à part cela, c’est vraiment un sans-faute, très accessible, j’ai vraiment passé un bon moment, je le conseille à tous !

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« Replay », Ken Grimwood

bm_185929_aj_m_700La mort est un éternel recommencement. Quand Jeff décède d’une crise cardiaque à 43 ans, il se réveille 25 ans plut tôt dans sa chambre d’université, alors qu’il a 18 ans. Tout ce qui appartenait à son présent a disparu. dans le futur. Seuls les souvenirs subsistent. Un peu déstabilisant ? Toutefois, quand on a un quart de siècle d’avance sur l’humanité, on dispose de quelques atouts pour refaire sa vie. Ainsi, Jeff construira une fortune, un couple différent, essaiera en vain de changer le cours de l’Histoire, et ce jusqu’à ses 43 ans où il mourra d’une crise cardiaque. pour se réveiller à 18 ans, cette fois-ci dans un cinéma. Replay! Et ainsi de suite. La raison de ce cycle ? Jeff n’en a aucune idée. Peut-être Pamela, elle aussi sujette à ces retours à la vie, pourra-t-elle l’aider à comprendre. Humour, émotions, rebondissements à la pelle servant une intrigue admirablement ficelée, et Replay donne une dimension multiple au sens de la vie


Il y a certains livres dont on est tellement happé par sa lecture que le terminer en devient atrocement douloureux. Replay fait partie de ceux là. Lu il y a deux semaines, j’ai du faire un espèce de « deuil » avant de pouvoir en parler.

L’histoire d’une personnes qui revit sa vie en boucle sans le vouloir, et surtout sans savoir comment il y parvient, ni comment éviter. Après avoir vécu plusieurs vies, il retourne dans son passé qui se retrouve significativement changé. Et si d’autres personnes avaient également la possibilité de revivre leur vie en replay?

Un livre de soft science fiction, ici vous n’aurez pas des descriptions alambiquées et complètement farfelues ou scientifique. Replay s’attache aux ressenties des personnages. Comment vivent ils cette expérience ?

Cela fait longtemps que je n’ai pas été happé par un livre avec une telle intensité, j’en suis assez stupéfaite. Je ne peux que vous conseiller de le lire!

Lu dans le cadre du challenge des séries

11/22/63 Lire un livre avec un voyage dans le temps
« Replay » Ken Grimwood
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« Les Mille Talents d’Eurídice Gusmão », Martha Batalha

_visd_0001JPG0BOZIL’histoire d’Euridice Gusmao, ça pourrait être la vôtre, ou la mienne. Celle de toutes les femmes à qui on explique qu’elles ne doivent pas trop penser. Et qui choisissent de faire autrement. 
« Responsable de l’augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Euridice décida de se désinvestir de l’aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu’elle accumula. C’est vrai, les kilos parlent, les kilos crient, et exigent – Ne me touche plus jamais. Euridice faisait durer le café du matin jusqu’au petit déjeuner de dix heures, le déjeuner jusqu’au goûter de quatre heures, et le dîner jusqu’au souper de neuf heures. Euridice gagna trois mentons. Constatant qu’elle avait atteint la ligne, cette ligne à partir de laquelle son mari ne s’approcherait plus d’elle, elle adopta à nouveau un rythme alimentaire sain »

Les Mille Talents d’Eurídice Gusmão, ou plutôt le récit des ambitions tués dans l’œuf de toute une génération de Latina dans les années 50.
Nous suivons les aventures d’Euridice, une femme talentueuse et vive d’esprit dont la fugue de sa sœur Guisma, pour une histoire d’amour, va tuer toutes ses ambitions, la faisant passer d’une adolescente pleine d’ambitions en prototype de femme terne et ennuyeuse, afin de sur-compenser les folies de sa sœur. Cependant, elle aura beau refréner sa nature profonde, ses éclairs de génie referont surface de temps à autre.

Il faut savoir que ni la couverture, ni le résumé, ni le titre n’est à mon sens approprié pour ce roman, tout cela donnant une image erronée à cette histoire qui pour ma part m’a fait penser à un roman feel good.

Or de feel good il ne reste pas grand-chose, et je dois avouer avec eu du mal à classifier ce roman. D’humour, il est très discret, l’auteur pratiquant avec délice l’absurde, j’ai adoré sa plume.
Je ne sais pas s’il faudrait classer davantage dans drame, puisque les tranches de vie de tous les protagonistes sont tristes à en mourir. Tant d’ambitions tués, de désillusions sur un destin hors du commun qui ne résisteront pas à la « vraie » vie, de personnages frustré, revanchards, et médisants.

J’ai énormément de mal à faire cet article car l’histoire n’était pas celle que j’ai imaginée. Le début ne rend pas justice à l’histoire, et la fin non plus, car expéditive et incompréhensible, et le titre incompréhensible, car le titre portugais est mille fois plus approprié que sa traduction française.

L’histoire n’en est pas mauvaise, mais le mauvais packaging et la fin expéditive fait que l’histoire, bien que lue d’une traite et d’une délicieuse absurdité, passe de peu de la note « Très Bien ».

Bilan livresque 2017

Hello à tous,

pour commencer bonne année et meilleurs vœux !

L’année 2017 a été assez prolifique en terme de lecture avec 71 livres, malgré une grosse baisse en décembre 2017, qui va à mon avis se prolonger aussi début année 2018.

Une année placée sous le signe des sagas, puisque mon premier livre lu en 2017 est

Et le dernier est

  • Calendar Girl, tome 12 : Décembre, de Audrey Carlan (Non chroniqué).

J’ai l’habitude de faire un classement de mes tops de l’année, mais pour cette année c’est compliqué, aucun livre ne s’est vraiment détaché d’un autre, pas de coup de cœur donc :(, puisque je n’ai quasiment lu que des séries de livres et pas de one shot mémorable.

Par contre trois séries de livre se sont détachés, et je me fais un plaisir de les mettre en lumière

Mes 3 sagas de l’année 2017, par ordre de préférences :

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 Queen Betsy, MaryJanice Davidson

Déjà que votre vie est un échec, comment le prendre lorsque même votre mort est un échec? Betsy,  shoppeuse mais loseuse de l’extrême  se fait percuter par une voiture, et alors que la violence de l’impact devrait la tuer à tout jamais, celles-ci revient en mort vivante pour … bah en faite on sait pas pourquoi.

Une saga drôle à l’extrême, melant bit lit et chick lit.

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« Mauvaise prise », Eoin Colfer

Que faire quand vous aspirez à une vie tranquille, mais que vous attirez les emmerdes? Suivez les aventures de Daniel McEvoy, militaire irlandais qui entre deux meurtres batifole avec sa cinglée de copine qui le prend pour son ex petit ami (oui, celui qui a dit qu’il allait chercher des clopes et qui n’est jamais revenu).

Une série en 2 tomes, mêlant arme à feu et humour !

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« Les mille et une vies de Billy Milligan », Daniel Keyes

Découvrez Daniel, 23 personnes en 1, qui se retrouve en prison pour le viol de plusieurs filles. Que faire quand une de vos personnalités fout la merde alors que les autres se tiennent à carreau?

Histoire en 2 tome, de l’histoire vrai de Billy Milligan. Pas drôle pour un sous, tragique pour pas mal de personnes, et haletant pour tout le monde .

« L’homme qui voulait être heureux », Laurent Gounelle

L-homme-qui-voulait-etre-heureuxL’Homme qui voulait être heureux replace le bonheur au centre de nos préoccupations. Quand l’homme se déconnecte de la nature et se nourrit de la frénésie de la société moderne, il épuise son énergie vitale et ses facultés de récupération. Il perd alors l’essentiel, son aptitude à minimiser les problèmes. Laurent Gounelle, philosophe et fin spécialiste des âmes en peine, délivre un roman où la quête du bien-être passe d’abord par un travail sur soi. Il invite les hommes et les femmes à s’armer de volonté pour se réapproprier le droit à être heureux.


Me revoici pour une nouvelle lecture, l’Homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle. Ce livre que je pensais être un roman est bien plus que cela, il s’agit davantage d’un livre de développement personnel romancée.

Le thème ici n’est non pas « comment être heureux », mais plutôt « comment se réorienter professionnellement si vous n’êtes pas heureux dans votre travail ». Laurent Gounelle nous raconte le périple de Julian, prof aux Etats-Unis, qui part à Bali pour ses vacances et qui décide sur un coup de tête de consulter un sage/médecin, qui décrétera que celui-ci n’est pas heureux. Pourquoi ? Car il ne se plait pas professionnellement.

Nous allons donc avoir les conseils du sage que Julian devra appliquer, ainsi que les doutes de ce dernier lorsqu’il trouve les demandes du docteur déraisonnable, mais il sera assez clair que ce Julian, c’est nous, le lecteur.

Tout se joue avec la pensée :

Si vous avez des pensées négatives, le négatif ne pourra que ressortir. Si vous avez des pensées positives, le positif ressortira. Il faut donc avoir des pensées positives : les personnes célèbres le sont car ils ont cru en eux, alors faites de même.

Il se trouve que nous sommes conditionnées par notre entourage à avoir des pensées négatives, bien que celui-ci ne sera pas fait consciemment. Par exemple, l’auteur veut être photographe mais dans sa famille, les professions artistiques sont dévalorisées, l’empêchant de se lancer, par peur de la réaction de sa famille.

L’auteur/le sage dira qu’il ne faut craindre la réaction de votre entourage, car si vous pensez que vous allez vous faire rejeter de votre famille à cause de votre réorientation, votre famille ne vaut pas la peine que vous fassiez preuve de retenu. Il dira ensuite que si vos proches vous découragent, ne parlez plus de ce projet à vos proches, mais à des personnes qui vous soutiendront : Après tout, à moins que vos soit dans le milieu, leur avis n’est que la somme de leur névrose, et non un avis objectif.

Ne pas avoir peur de bousculer sa routine.

Julian, en tant que prof, tient à ses vacances, et s’il devient entrepreneur, il est très probable que soit il n’aura pas le temps de les prendre (en cas de succès dans son nouveau métier), soit il n’aura plus les moyens de le prendre (en cas de non succès).

Le sage dira qu’il faudra peser le pour et le contre de cette entreprise : est-il heureux en tant que prof qui prend des vacances ? Si oui, qu’il continue. Mais s’il pense au contraire qu’il se réalisera en tant que photographe qui ne prend pas de vacances, le choix est vite fait. Ne pas avoir peur de prendre des risques, de bousculer sa routine, si cela nous permet d’atteindre notre but.

Ne pas avoir peur du refus.

Se lancer dans un nouveau business, c’est devoir contacter des gens, faire un réseau, et l’utiliser si besoin. Julian a peur de se prendre un refus, car après tous, il n’a pas vraiment d’amis qui pourrait l’aider, mais plutôt des connaissances.

Le sage dira que l’homme tend naturellement à aider son prochain. Et que de toute façon il ne faut pas trop se prendre la tête et se considérer comme trop important. Si quelqu’un vous oppose une résistance, cela n’est pas forcement personnel. Certaines personnes ne sont pas heureuses dans leurs vies et vont vous pourrir la vôtre, sans en avoir forcement conscience. Si on vous refuse quelque chose (céder le passage, aider, etc…) ne rien prendre personnellement.

L’argent n’est pas une fin en soi.

L’argent sert à vous aider à concrétiser votre projet (votre projet étant par exemple une situation qui vous passionne, qui a un sens, qui vous stimule intellectuellement, bref : qui vous rend heureux). L’argent ne doit pas servir à créer de l’argent. Comme savoir si votre projet est le bon ? Il vous rend heureux, et vous ne vous sentez pas mal à l’aise lorsque vous y pensez.

Un livre qui enseignera les bases de ce qui est inlassablement rappelé dans les livres de développement personnel, mais je trouve le rappel toujours salvateur.

Si j’ai bien aimé le message, la façon de le présenter beaucoup moins. Laurent Gounelle n’est pas un écrivain, et cela s’en ressent fortement : Beaucoup de pensées creuses, de raccourcis caricaturaux, passez votre chemin si votre but est de lire un « bon » livre car tout est trop cliché et rempli de bon sentiments.

Lu dans le cadre du challenge des séries

The Flash Lire un livre rapide (- de 250pages)
« L’homme qui voulait être heureux », Laurent Gounelle
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« Calendar Girl, Tome 11 : Novembre », Audrey Carlan

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Le mois de Thanksgiving ne va pas réserver que de bonnes choses à Mia.

Wes a survécu à l’enfer et ils se sont retrouvés, plus amoureux que jamais.

Son nouveau travail à Century Production l’envoie à New York pour interviewer des stars, ce qui n’est pas compliqué puisqu’elle s’est fait, ces derniers mois, un nombre incroyable d’amis célèbres. Elle contacte Mason Murphy, le joueur de base-ball, et Anton Santiago, le chanteur de hip-hop.

Et enfin, elle passe un dîner de Thanksgiving en famille, avec tout ceux qu’elle aime, même s’il y a toujours une place vide autour de la table… celle de son père.


Nouvel épisode de Calendar Girl, nous retrouvons Mia ayant mis de côté sa carrière d’escort girl. Elle est désormais heureuse, puisqu’elle n’a plus de problème d’argent, qu’elle a retrouvé l’amour, que son amoureux soit revenu vivant de son voyage, qu’il m’ait demandé en fiançailles, qu’elle ait connu son demi frère caché, que sa sœur soit si intelligente, et qu’elle aussi soit fiancé. happy end? Presque… seul ombre au tableau, son père est toujours dans le coma. Va t-il se réveiller un jour ?

Onze mois sont passé, elle a refait sa vie et est pleinement heureuse dans celle-ci.

Un tome qui a l’air franchement ennuyeux, mais qui en faite est l’un de mes préférés.

Car Mia, toujours attachante et ayant le cœur sur la main, continue de nous faire vivre des aventures. Ce mois-ci le thème est, Thanksgiving oblige : pour quoi êtes vous reconnaissant?

Elle nous emmène au quatre coin de New York pour faire son émission de télé. Témoignage futiles parfois, émouvants souvent, ça fait du bien de voir des gens qui sont toujours aussi émerveillés par la vie.

Un tome que je trouve riche en émotions, cela me fait penser qu’il s’agit donc de l’avant dernier tome de la saga.