« La ferme des animaux » George Orwell

51zilrtteqlUn certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :  » Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux son égaux. « Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :  » Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres.  »

Je ne m’attendais absolument pas à lire un livre de cet acabit, bien que sachant que l’auteur est George Orwell. Peut être à cause du titre, « La ferme des animaux », qui laisse penser qu’il s’agirait d’un petit conte, ou alors le fait que les protagonistes soient tous des animaux.

Cependant il s’agit d’un livre très politique, une critique du communisme. Il ne faut pas oublier quand est sorti ce livre: 1945. A cet époque, nous venons de sortir de la guerre, la propagande bat son plein en Angleterre.L’URSS est l’allié de l’Angleterre contre les nazi, et pourtant George Orwell, d’un œil très lucide écrit ce roman ou chaque passage peut être une référence au régime stalinien. De la révolte des pauvres animaux de la ferme contre l’oppresseur à deux pattes, aux principes fondamentaux et inébranlables que sont la liberté et l’égalité, à l’émergence d’un leader qui parviendra à prendre le contrôle, et à ajuster ces principes pour son intérêt personnel, au lynchage des traîtres, à la réécriture de l’histoire, et le roman se termine sur une note très pessimiste, ou les animaux n’arrivent plus à faire la différence entre les cochons qui sont les leaders, et les humains.

Contrairement à 1984, j’ai trouvé la lecture très accessible, un roman pas trop long mais porteur d’un grand message, vu que je ne m’attendais pas à un livre aussi critique, je dois avouer qu’il m’a bien bouleversé à la fin de cette lecture. J’ai beaucoup aimé lire ce livre, et le conseille à tout le monde.

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« Le Portrait de Dorian Gray » Oscar Wilde

dorian«Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d’un jeune homme d’une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d’étranges conjectures.»
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l’éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l’âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l’enfer.»
Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d’opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu’il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d’être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d’esthète – fascinants, l’un et l’autre, d’une étrangeté qui touche au fantastique.

Un livre que je voulais dire depuis quelques années, le mettant inlassablement dans tous les challenges qui se présentaient, mais n’ayant jamais à dépasser les premières pages, il est donc naturellement revenu dans un des challenges que je fais cette année. Et j’ai enfin réussi à le lire jusqu’au bout!  Car Le portrait de Dorian Gray n’est pas un livre facile à lire. Le fait que ce soit un des livres préférés de ma sœur m’a poussé à le lire, mais je dois avouer avoir le sentiment d’être passé à coté de quelque chose, sinon pourquoi n’aurais-je pas aimé?

Serait-ce dû aux trop nombreuses divagations de l’auteur sur des sujets inintéressant à mon humble avis que sont les tissus dont le personnage principal Dorian Gray se prend de passion vers la moitié du récit, cassant ainsi le rythme à une histoire qui peinait à mon sens à prendre de l’élan? Ou au contraire à des passages seulement suggérés par l’auteur, donc beaucoup trop flou à mon sens? En effet, Dorian Gray est perçu par ses pair comme un personnage machiavélique, pervers et destructeur? Or je n’ai personnellement saisi qu’un égocentrisme exacerbé et une insensibilité? Ou encore la fin tellement prévisible dès l’intrigue posé car il s’agit selon moi d’un grand classique de fin pour les livres écrits au 19ieme siècle?

J’ai senti le personnage principal comme manquant de consistance, Dorian Gray n’est qu’une personne qui a été influencé par lord Henry Wotton, un personnage au cynisme délicieux et manipulateur, et par le peintre Basil Hallward, un artiste s’étant prit d’affection un peu trop prononcé pour le personnel principal, au point de l’idolâtrer… et de l’aimer sans doute?

Quoi qu’il en soit, cette lecture ne m’a pas convaincue, je pense que le fait de ne plus avoir lu de livre classique mais uniquement des livres Young Adult depuis quelques années a beaucoup influencé sur mon manque de compréhension de l’œuvre, et sur mon manque d’appréciation pour le style d’écriture de l’auteur. Je n’en retiendrait qu’une histoire lente à la lecture laborieuse.

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