« Les Chroniques des Vampires, tome 2 : Lestat le vampire », Anne Rice

5172LoCPeYLUn vampire libertin et impie qui ne croit ni à Dieu ni au diable ? Lestat de Lioncourt, benjamin d’une famille de hobereaux auvergnats minés, a été vampirisé dans sa vingtième année par un démon. Deux siècles plus tard, en Californie, attiré des profondeurs de la terre par le climat dionysiaque qui règne dans le monde, il lance un défi aux puissances des ténèbres en jouant une musique à réveiller les morts… Avec Lestat le vampire, Anne Rice a créé une créature unique et a révolutionné la littérature fantastique. Du San Francisco d’aujourd’hui à la Bretagne druidique en passant par la Venise du XVe siècle et le Paris prérévolutionnaire, un roman admirable et vertigineux, au coeur d’un univers fascinant de sensualité et d’angoisse, peuplé d’êtres mi-anges mi-démons qui nous ressemblent comme des frères…

_____

Après avoir dévoré le premier tome de la série, j’en attendais beaucoup de ce second tome. Bien que le personnage de Lestat n’était pas celui qui m’intéressait le plus, le fait de découvrir Lestat en tant que vampire rock’n’roll, en démon romantique, je tombais en pâmoison. Après tout, dans le premier tome on découvre un vampire beau comme un Dieu, sans scrupule, et sans limite. Comment ce tome pourrait-il être mauvais?

Et pourtant. Il faut savoir qu’à la fin du premier tome, on laisse Lestat dans un état de désespoir terrible. Vivant reclus, il décide peu à peu de sortir, grâce à la radio ou il découvre que le monde tourne, et que c’est pas si nul. Suite à sa sortie de sa retraite, il décide de faire connaitre au monde entier sa nature de vampire. A partir de la, c’est la fin.

Nous suivons la jeunesse de Lestat, homme instruit a qui on donnerait tout, et c’est le premier choc. Depuis quand Lestat est-il civilisé? Je n’arrive pas du tout à reconnaître ce personnage, d’une élégance et d’une intelligence émotionnelle extrême alors que dans le premier tome on contait un homme cruel, bête, et sans sensibilité.

De même, j’espérais lire l’ascension d’un vampire dans le monde des humains, il n’en est rien. L’histoire est rapidement éludée, prenant peut être 10 % du livre. Le reste n’est que jeunesse de Lestat, et conte mythologique ou égyptienne. Quasiment pas de mot pour Louis et Claudia, ses créations, ou de son ascension dans le monde de la musique,  excepté dans d’épilogue.

Une déception donc, pour un livre qui semblait promettre beaucoup de chose mais qui tourne autour du pot selon moi. Par contre si vous lisez ce livre non pas comme la suite du tome 1, mais vraiment comme un livre sur l’origine des vampire, vous en serez probablement satisfait.

 

Publicités

« Les Chroniques des Vampires, tome 1 : Entretien avec un vampire », Anne Rice.

imagesDe nos jours, à La Nouvelle-Orléans, un jeune homme a été convoqué dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l’interviewer nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant où l’atroce le dispute au sublime.


Pour avoir lu beaucoup de bit-lit, je souhaitais me plonger dans un livre de vampire sans tous ces artifices que nous trouvons habituellement dans un livre de vampire: sexe et sadomasochisme à profusion, jeune adolescente timide qui va connaitre sa première fois avec un vampire, ou alors chasseuse de vampire badass. Bref, revenir aux origines. Pour avoir lu Dracula de Bram Stoker il y a quelques années et qui m’a laissé un souvenir assez mitigé, je dois avouer que j’appréhendais sérieusement la lecture d’Entretien avec un vampire.

Ce qui m’a le plus choqué ici, c’était le style d’écriture lisse de ce livre, caractéristique des livres contemporain ou des livres classiques : vous pouvez le voir, j’ai tendance à chercher la facilité en ne lisant que de la bit lit / chick lit / new romance. Bref, dès qu’on sort de ces styles et de la facilité de lecture car calibré pour ne pas faire de temps mort, ça fait quand même un choc.

Ici, Anne Rice n’écrit pas pour faire chaque scène une scène d’action non, il y a des réflexions. Beaucoup d’introspection, car c’est ce qu’est le personnage principal de Louis: un penseur, un rêveur, un idéaliste. Aux cotés de ses partenaires d’infortunes que sont Lestat (son créateur) et Claudia (son « amante »), il va traverser les années, les décennies, puis les siècles, avant que leur chemin se sépare.

Maintenant seul, il décide qu’il souhaite raconter sa vie. Il va donner rendez vous dans un appartement miteux à un journaliste, qui ne sait pas dans quoi il s’embarque, et lui conter sa vie…

Un livre scotchant : j’ai été happé du début à la fin. J’ai lu sur certains blogs que l’auteure faisait trop de longueur, cela ne m’a pas du tout sauté aux yeux. Il faut savoir que Louis nous raconte plus de de deux siècles d’existence, c’est donc un peu normal qu’il y a certaines redite. J’ai beaucoup aimée l’idée du journaliste, qui en faite est la représentation du lecteur: Je pensais comme lui, je réagissais comme lui, et à la fin du récit de Louis, j’aurai exactement réagît pareil.

Un très bon livre à mon sens, il me semble évident de continuer cette saga.

 

« V-VIRUS » Scott Westerfeld

27447_1282431Avant de rencontrer Morgane, Cal était un étudiant new-yorkais tout à fait ordinaire. Il aimait la fête et les bars, la vie insouciante du campus. Il aura suffi d’une seule nuit d’amour, la première, pour que sa vie bascule. Désormais, Cal est porteur sain d’une étrange maladie. Ceux qui en sont atteints ne supportent plus la lumière du jour, fuient ceux qu’ils ont aimés et ont une fâcheuse tendance à se repaître de sang humain. Des vampires d’un genre nouveau..

Ceci est une relecture d’une lecture datant d’un peu moins de 10 ans. A l’époque, j’ai adorée le lire. J’appréhendais donc de relire un livre que j’avais autant chéri, peur car adolescente, j’adorais lire des livres jeunesse dans lesquels je ne me retrouve plus maintenant.

Pour commencer, j’ai adoré lire ce livre. Je ne dis pas que c’est un coup de cœur comme ça l’était avant, mais c’était très plaisant à lire. Même si ce livre est classé jeunesse, il mérite désormais la classification de livre Young Adult (A l’époque cette classification ne devait sans doute pas exister 😉 ). C’est bien une histoire de vampire. Mais attention, ce n’est pas un livre cliché avec un beau brun ténébreux et une vierge peu farouche, c’est plutôt une tentative d’y coller une description plus clinique, scientifique. Du coup c’est un livre fantastique, mais un fantastique très raisonnable ;).

Alors je ne sais pas si l’explication de l’auteur parvient à rationaliser le vampirisme, ou plutôt le fait d’être positif au parasite ( vampirisme étant trop connoté pour les personnages du livre), mais en plus de ses explications sur le parasite, l’auteur prend un malin plaisir à ressortir une explication personnelle de certains faits médicaux réels, anecdotes marrantes (pourquoi un symbole de serpent enroulé sur un bâton pour représenter la médecine)… ou dégueulasses (par exemple sur le paludisme, la maladie de Crohn…), je soupçonne bien Scott Westerfeld d’être hypocondriaque.

En terme d’intrigue en lui même, j’ai trouvé l’intrigue très intéressante: un jeune adulte arrivant dans la grande ville se fait contaminer par un coup d’un soir, et son but est de retrouver sa génitrice. Ses symptômes d vampirisme se caractérisent par une force surhumaine, un penchant marqué pour la viande rouge, et surtout l’envie de sexe. Son problème, c’est que sa maladie se contamine par fluide, donc même un baiser lui est interdit. J’ai pas du tout trouvé ça gnangnan, mais très prenant, et avec des passages très drôles.

Je ne peux que vous conseiller de lire ce livre si vous en avez marre de revoir toujours le même mécanisme dans les livres de vampire.

 

https://i2.wp.com/i68.servimg.com/u/f68/11/80/63/51/relect10.jpg