« Olivia demi-princesse, tome 1 : Le collège selon Olivia, demi-princesse », Meg Cabot

Olivia, douze ans, apprend un beau jour qu’elle est une princesse héritière. Et pas n’importe laquelle ! Elle est la demi-sœur de la célèbre princesse Mia de Genovia ! En quelques heures, la vie d’Olivia est bouleversée. Pour commencer, elle s’attire les jalousies de son ancienne amie, qui menace de la tuer à la récré (rien que ça !). Heureusement, la catastrophe est évitée. Olivia bascule dans une vie de luxe à New York. Sodas gratuits, limousines, paparazzi : quand on a douze ans, on a tôt fait de se prendre pour une star de cinéma ! Mais bientôt, elle va se rendre compte que la vie de princesse héritière est loin d’être un conte de fées… et que sa vie ordinaire d’avant lui manque aussi très souvent…

Lorsque j’ai eu la chance d’assister à une rencontre Meg Cabot et ses lecteurs organisé par le site Babelio, il a été mention d’un livre auquel j’étais passé complètement à côté de la sortie tant cette série n’a pas fait de vague dans la blogosphère française, je parle d’Olivia demi princesse, qui raconte l’histoire d’Olivia, fille cachée du prince de Genovia (tiens cela me rappelle quelque chose) et demi sœur de Mia, qui va à son tour vivre un tournant dans sa vie puisque le prince va reconnaître sa fille née d’une union entre une hôtesse de l’air et lui-même (tiens cela me rappelle aussi quelque chose). Quelle joie j’ai eu quand j’ai su cela, car je ne me suis toujours pas remise de la fin de journal d’une princesse (depuis renommé en VF journal de Mia). Quelle joie aussi j’ai eu quand j’ai vu que c’était à partir de neuf ans, puisque j’allais donc pouvoir le lire en VO et espérer comprendre quelque chose ! Chose qui a été le cas donc … je suis trop contente !

Pour commencer je situerais ce tome entre le tome 10 et 11 de la série Journal de Mia, puisque je me suis fait pas mal spoiler de chose sur la série, comme par exemple le fait que Mia est en train de préparer son mariage avec Michael, ou alors que Clarisse la princesse douanière possède un deuxième chien, un magnifique caniche nain tout blanc 🐶

Bref revenons à la série Olivia demi princesse. Elle a 12 ans, est passionné de dessins et d’animaux, et vit avec sa tante car sa mère est morte quand elle était jeune. Elle vit dans le New Jersey, et communique uniquement par lettre avec son père, qu’elle imagine archéologue car il voyage beaucoup. Elle a sa propre Lana (sa némésis quoi) qui s’appelle Annabelle, et sa propre Lily (sa meilleure amie donc, bien que cette amie-là est juste une crème et une ode au self estime et soutient Olivia dans toute ses épreuves) qui s’appelle Nishi.

Un livre très 2.0 et moderne puisque les personnages sont de couleur, comme Olivia qui est à moitié noire et Nishi qui est indienne. Ou l’obsession de la famille d’Olivia qui ne mange que des trucs sans gluten. Bref je m’égare.

Un jour, alors qu’elle va se faire tabasser par la fille la plus populaire du collège, la princesse Mia débarque dans son collège et lui apprend qu’elle est sa demi sœur, et lui fait rencontrer toute sa famille. Son père donc, mais aussi sa grand-mère qui n’a pas changé : elle lui fait sécher les cours pour lui faire faire du shopping !

J’ai donc posé le contexte. Est-ce que j’ai aimé le livre ? J’ai adoré !! Meg Cabot a le don d’écrire des livres pour enfant qui passent superbement bien dans une lecture par un adulte, c’est un peu comme si cette fille de 12 ans était votre meilleure amie, car ça ne fait pas du tout gamin !
J’ai donc eu le bonheur de retrouver ma famille royale préférée et j’ai lu ce livre d’une traite, tant j’ai été happé par cette lecture.

Est ce qu’il faut avoir lu la série principale pour lire cette série ? Absolument pas ! Le livre étant raconté du point de vue d’Olivia, on découvre tout en même temps qu’elle. Les néo entrant échapperont juste à des clins d’œil à la série principale mais rien de bien méchant.
Tiens cela me donne encore plus envie de relire pour la énième fois la série principale…

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« Mauvaise prise », Eoin Colfer

mauivaise priseL’ancien militaire Daniel McEvoy s’apprête à quitter le monde sans foi ni loi de la pègre du New Jersey pour se concentrer sur sa nouvelle vie de patron de club. Mais lorsqu’il se retrouve au fond de l’Hudson, enfermé dans un taxi de la mort, après avoir été kidnappé par deux flics qui comptaient faire de lui le héros d’un snuff-movie, il comprend qu’il n’en a pas fini avec les manigances et les vengeances des barons du crime de Cloisters. Si Dan veut survivre, il devra échapper à des malfrats qui se trouvent des deux côtés de la loi, et retrouver sa tante qui lui avait jadis tout appris sur l’art de caresser les filles. Suite de Prise directe, Mauvaise prise déploie à nouveau toute la verve iconoclaste d’Eoin Colfer, qui s’exprime à travers une série de personnages superbement à côté de la plaque et de situations burlesques et irrésistibles. La mafia du New Jersey, cocasse et nourrie de culture télévisuelle, en version très noire.

Qu’il est bon de lire un bouquin du sieur Colfer, encore plus quand il s’agit d’un livre pour adulte. Ayant grandi avec la saga Artemis Fowl, il me semblait inconcevable qu’un tel auteur puisse se cantonner à de la littérature jeunesse (car cela voudrait dire que je ne pourrais pas chérir ses prochaines productions autant que j’ai chéri Artemis Fowl).

Après avoir publié Prise direct en 2012, roman hilarant mais sans plus (car reprenant que trop le schéma Artemis Fowl), voici qu’en 2017, je tombe sur son second tome, Mauvaise Prise, que je ne peux m’empêcher de mettre sur ma PAL, bien que le premier tome ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

Partant de ce constat, j’ai fait l’impasse sur la relecture du premier tome, pour me plonger directement dans sa suite. Grossière erreur puisque je n’ai pas compris grand-chose au début : j’ai trouvé qu’il était un peu difficile de suivre ce livre si l’on ne lit pas le premier tome, mais rien d’insurmontable bien évidemment.

Daniel McEvoy est un ancien militaire irlandais qui a refait sa vie aux Etats-Unis. Après une belle carrière de portier, celui-ci, pour une raison que je n’arrive pas à saisir est désormais le propriétaire d’un bar, qui doit ouvrir sous peu. Malheureusement, ses projets son contrariés par la mort de la mère de son pire ennemi, Mike l’irlandais, qui lui avait fait la promesse de le laisser tranquille tant que sa mère était vivante (car même chez les gangster, la maman, c’est sacré). Ne l’étant plus (la bonne dame a eu l’idée, à 80 balais, de faire du ski sur de l’herbe en pleine tempête, se faisant du coup … foudroyé par un éclair), Mike décide de tuer Daniel.

Dit comme ça, le roman ne paye pas mine. Pourtant, celui-ci est vraiment un de mes romans préférés de cette année, pour l’humour absurde que l’auteur déploie généreusement sur ses pages, de manière vraiment très crade :  Daniel est un gros beauf d’irlandais qui est usé par la vie, mais qui, lors de situations de danger se retrouve incroyablement vif d’esprit. Il traîne sa carcasse dans un monde qui n’a pas de sens, heureusement qu’il à son psychiatre qui est là pour dispenser de quelques pépites de sagesse sur Twitter quand il est pas occupé à baiser une jeunette.

Bouffon pathétique, il se retrouve en deux temps trois mouvements en string rose en train de se faire filmer pour un snuff movie sur internet, contraint pour survivre de frapper ses assaillants à coup de godemiché rose, avant de se retrouver dans l’Hudson suite à un énième kidnapping infernal, pour assister à une botox party. Vous ai-je mentionné que sa petite amie ne le reconnait qu’une fois sur deux ?

Bref, un roman enchaînant des situations rocambolesques sur situations rocambolesque, ce livre ne nous laisse aucun moment de répit, tout est calibré pour faire rire, avec un humour noir se mêlant à l’humour absurde, saupoudré de références à la pop culture, c’est typiquement le genre de livre que j’aime lire, je ne peux donc que vous conseiller ce magnifique roman d’Eoin Colfer. J’attends la suite avec impatience.

« Rien à battre ! », Tommy Jaud

51vapmimlnlDevons-nous vraiment surveiller constamment notre poids, ranger et aménager notre logis comme il faut et être en permanence écologiquement corrects? Progresser professionnellement, avoir une opinion sur tout et profiter de sortir dès qu’il fait beau? Manger toujours sainement, avoir une vie sociale très active et afficher tous les prétendus signes de réussite? Et si on n’y arrive pas, ou exceptionnellement seulement, devons-nous nous sentir nuls ou coupables?
« Non », répond l’auteur de bestsellers américain Sean Brummel, alias Tommy Jaud. « Rien à battre » de tout cela. On meurt non pas parce qu’on manque de lumière. On meurt car on ne sait plus s’amuser.
L’auteur comique Tommy Jaud nous livre ici un ouvrage à la fois hilarant et salutaire pour cesser de céder à toutes les pressions possibles et imaginables. Il s’est inventé un double excessif et attachant, l’anti-gourou et fervent adepte de la dolce vita Sean Brummel, à qui il fait dire ce que chacun pense en son for intérieur mais n’ose plus assez revendiquer: le droit à la paresse, la non-performance, le plaisir. Succès immédiat et immense, car ce livre est vraiment drôle et tout autant utile.

Sous forme de livre de développement personnel, Sean Brummel, loser californien devenu chef d’entreprise raconte son mode de vie, et ce qui lui a permis d’être ce qu’il est devenu: un chef d’entreprise vivant de sa passion: brasser de la bière (quand il ne donne pas de conférence ou il est grassement payé) sans trop se fouler (il ouvre donc sa boutique qu’une fois par semaine, et le reste de la semaine… il glande). Et tout lui réussi (il a une femme magnifique qui lui correspond totalement, autant mentalement que physiquement), il a beaucoup d’amis, et surtout il est est heureux de sa vie.

Fort de cette constatation, il décide d’écrire un bouquin afin d’inspirer les gens comme vous et moi, qui sommes en train de travailler pour un salaire de misère, qui passons notre année a ruminer à cause de ces satanés bonne résolutions irréalisable, qui sommes inscrit dans une salle de sport pour aller mieux (mentalement, physiquement), mais dans lequel nous n’y foutons pas un orteil, nous donnons donc mauvaise conscience.

Sean Brummel (américain qui est un huitième allemand) nous donne sa formule magique qui amène joie, paix intérieure et prospérité: RIEN A BATTRE! Ce coach de vie développe une théorie: chacun de nous avons un « monstre du devoir » alias notre conscience, qui nous force à faire des choses que nous ne souhaitons pas, au risque de devenir malheureux (être vegan, aller au sport trois fois par semaine, être écolo, faire des gosses, entretenir une vie sociale, avoir un avis sur tout…) mais qui, lorsque réalisés, ne nous apporte rien de plus, que.. de nous faire chier. Ce livre s’emploie donc à faire taire ce monstre du devoir.

J’ai adoré lire ce livre, bien que parfois un peu radotant (ce qui est le cas de tous les livres de développement personnel, de toute façon), nous prouvant par A+B (ou par A+Z) que la meilleure façon de vivre sa vie et de la vivre sans se poser de questions, sans faire de projet, sans … se prendre le chou, et de se laisser porter. A coup d’anecdotes absurde, Tommy Jaud qui a créé le personnage de Sean Brummel, développe un argumentaire tout a fait valable contre cette nouvelle mode de la healthy life (par exemple: pourquoi, au nom de l’écologie,  se faire chier à manger locavore? C’est absolument débile de prendre l’avion jusqu’en Argentine pour manger de la viande argentine, puisque notre impact CO2 est beaucoup plus important que si on achetait notre viande argentine dans notre supermarché!).

Abordant les thèmes plus en vogue dans les livres de développement personnel (la santé, l’alimentation, la réussite, les loisirs, la société, le sens de la vie…), a coup d’anecdote le plus souvent vrai (j’ai essayé de trouver les sources de chaque argumentation sur internet… quelle déception de voir que je n’ai pas trouvé de source validant l’affirmation du livre, disant qu’en Autriche, est considéré comme risque sanitaire le fait de boire plus de 63 verres de bière par semaine!

Au final, je trouve que ce livre s’adresse a tous les lecteurs de livre de développement personnel (pour le reste, passez votre chemin, vous allez vous ennuyer à cette lecture…), car il permet de mettre les points sur les i: merde, arrêtez d’avoir peur de tout et d’essayer de vous changer, vous êtes bien tel que vous êtes!

« Comment j’ai tué sept personnes avec une agrafeuse », Svetlana Kirilina

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Au commissariat de Jauneprairie, on est sur le pied de guerre. Un crime des plus sanglants vient de secouer la ville.

Le coupable ? Oh, inutile de le chercher trop loin. Il n’a pas jugé bon de se cacher pour mettre la police en déroute. Non, non. Il a préféré se rendre, sa conscience le chatouillait… Et en plus, il a décidé de ne pas se faire prier pour raconter son histoire.

Tout est donc bien qui se finit bien ? Si seulement…

Cherchant des livres un peu barré dans la même veine que Jonas Jonasson ou Douglas Coupland qui sont mes deux auteurs préférés, je suis tombé sur ce roman très court et auto-édité, bref des conditions qui font qu’en général, je zappe très vite un roman. Cependant… comment résister à un titre aussi chou

Le genre d’écriture n’est pas habituel, sauf si, comme moi, vous lisez abondement les romans de Meg Cabot, ou dans ce cas vous retrouvez avec plaisir ce type de récit qui ne comprends aucune narration, uniquement des dialogues. J’aime beaucoup le parti pris, car ce style est si peu exploité !

Le récit se passe dans un monde parallèle, ou certaines choses absurdes sont monnaies courante chez eux. Cependant un crime reste un crime. Un commissariat (donc de la fonction publique) reste de la fonction publique. Ainsi, burn out, avancement professionnel inexistant, dysfonctionnement  sont monnaie courante dans ce commissariat, ou il semble manquer une case à toutes les personnes présente.

— Ah non ? Vous savez que dans le contrat de travail, c’est indiqué que vous ne pouvez pas venir éméché à votre poste de travail ?
— Venir, oui. Mais le contrat ne dit rien à propos du fait de consommer pendant les heures de travail.
— Ah, je ne l’avais pas vu sous cet angle.
— Et puis, de toute façon, le contrat, je n’en ai pas. Ils m’ont juste pris comme stagiaire et ils ont oublié de me changer mon statut.
— C’est fâcheux.
— Oh, je ne sais pas. J’ai fini par m’y faire. Et maintenant, j’ai envie de voir si je peux passer toute ma carrière comme stagiaire.

Comme vous pouvez le voir, les personnes ici semblent se retrouver ici un peu par hasard, ainsi le préposé à l’accueil du commissariat l’est depuis plus de sept ans, en tant que stagiaire. Et le pire c’est que ça lui déplait pas tant que ça.

Mais le plus savoureux reste tout de même les dialogues avec le criminel, créateur d’arc en ciel :

— Le détective a trop de distractions.
— Vous voulez parler des fuseaux ?
— Des fuseaux, de la dépression et de tout un tas de choses.
— Il faut le comprendre, il n’a pas un travail facile.
— Personne n’a un travail facile.
— Non ? J’ai cru comprendre que vous, vous dessiniez les arcs-en-ciel.
— Et selon vous, c’est un travail facile, ça ? On voit bien que vous n’avez jamais tenu un pinceau.

Naviguant dans un style oscillant entre le policier et l’absurde, je prendrais ce roman comme une petite sucrerie, car même si ce n’est pas un roman qui restera dans mes favoris, je pense que l’auteure a juste voulue que ses lecteurs passent un bon moment, quel dommage que ce soit si court !

« L’assassin qui rêvait d’une place au paradis » Jonas Jonasson

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Li-ber-té ! Après trente ans de prison, Johann Andersson, plus connu sous le nom de Dédé le Meurtrier, est enfin libre. Mais ses vieux démons le rattrapent vite : il s’associe à Per Persson (réceptionniste sans domicile fixe) et à Johanna Kjellander (pasteure défroquée) pour monter une agence de punitions corporelles. Des criminels ont besoin d’un homme de main ? Dédé accourt ! Moyennant une large commission. Alors, le jour où il découvre la Bible et renonce à la violence, mettant en péril la viabilité de l’entreprise, Per et Johanna décident de prendre les choses en main. Game over Dédé !

Grande fan de l’auteur suédois qu’est Jonas Jonasson, je commence donc à connaitre la mécanique de l’auteur pour ses romans. Mecanique qui ne change pas d’un poil. Prenez une situation, modifiez la à 180 degré, et vous obtenez un roman de Jonas Jonasson.

L’histoire est donc celui de Dédé le meurtrier, un homme sanguin et peu fréquentable, ayant passé sa vie en prison pour avoir tué des hommes, qui gagne sa vie frappant les gens, qui décide, après la rencontre d’un pasteur qui ne croit pas en Dieu, de laisser tomber pour devenir un homme pieux, chose qui n’arrange ni le pasteur, qui était en quelque sorte son manager, ni le réceptionniste, qui était en quelque chose le directeur marketing du meurtrier.

Il devait donc l’éloigner de Dieu, du Christ et de la Bible, ce trio qui avait une si mauvaise influence sur lui, pour le ramener à sa trinité habituelle : la bibine, le bistrot et la bringue.

Un livre hilarant, je n’ai pas arrêté de rire en le lisant. Parce que Jonas Jonasson a le don d’imaginer des personnages haut en couleur, pas forcement gâté par la vie, qui essayent de s’en sortir, en créant des situations barges, par des réflexions complètement absurde. Je l’ai trouvé un petit coté Artemis Fowl, pour ceux qui connaissent.

Même s’il écope de la note de « Très bien » dans mon système de notation totalement subjectif, je trouve que la mécanique commence à s’user, et que l’auteur semble transposer systématiquement le même scénario dans tous ses livres, scénario qui pourrait lasser les fans de l’auteur. Cela ne signifie absolument pas que le livre n’est pas à lire, au contraire! Mais juste une petite impression qu’en ayant lu un lire de cet auteur, on connait finalement tout son oeuvre.

« Journal de Mia, tome 1: Princesse malgré elle » Meg Cabot

logo_313662-242x385À quatorze ans, Mia est une collégienne new-yorkaise comme les autres. Mais le jour où elle apprend que son père, qui vit en Europe, est en réalité le prince de Genovia, une petite principauté au bord de la Méditerranée, les choses se gâtent… Voilà Mia princesse héritière ! Et ça ne lui plaît pas du tout.

Il s’agit d’une relecture d’une relecture… Pour faire simple, il s’agit d’un de mes livres préférés. J’ai du lire ce livre au moins 20 fois! Pour l’anecdote, j’étais en pleine relecture de relecture de relecture… de ce livre, quand j’ai vu, quelques jours plus tard que j’avais la possibilité de rencontrer Meg Cabot, grâce au site Babelio, qui m’a fait parvenir pour l’occasion la nouvelle édition de Journal d’une princesse, intitulé désormais Journal de Mia. je ne sais pas si vous croyez aux coïncidences, mais si cela n’est pas un signe des astres!

Pour cette nouvelle édition, nouvelle couverture, mais également de léger réécritures afin de mettre au goût du jour pour les plus jeunes d’entre nous (livre conseillée à partir de 10 ans)  quelques références de pop culture qui parsèment dans ce livre, sortie initialement en l’an 2000. Exit la série Xéna la Guerrière, place à Game of Thrones, exit Leonardo DiCaprio, welcome Justin Bieber 😉

J’ai connu ce livre à l’age de 10 ans je dirai, et ce qui me choque à chaque relecture, c’est à quel point il y a des degrés différents de lecture. J’ai l’impression de comprendre toujours un peu mieux le livre, car ce livre, bien que considéré comme livre jeunesse, est à mettre entre toutes les mains, des plus jeunes, aux moins jeunes, tant ce livre est plus pour moi à classer dans la catégorie Chick Lit que Jeunesse, car l’écriture ne vise pas particulièrement les enfants, preuve est que voila plus de 10 ans que je lis et relis ce livre, celui-ci ne me lasse pas.

L’histoire est celle de Mia, une lycéenne de quatorze ans mal de sa peau qui apprend du jour au lendemain que son père, qu’elle croyait politicien dans un pays paumé en Europe est en réalité le prince de ce pays, et que ne pouvant plus avoir d’enfant suite à un cancer, Mia est fatalement vouée à prendre sa succession. Commence alors l’histoire d’une écolo féministe qui rêve de travailler à Greenpeace, nulle en math, qui déteste le maquillage et la mode, qui ne jure que par les Doc Martens, qui va donc devoir apprendre les us et coutumes de son pays, et prendre des cours de bienséances…

Le livre regorge d’absolument tout ce que j’aime: une personne attachante, un soupçon de militantisme, un gros soupçon d’amour et de questions existentielles. Après cette lecture, je persiste et je signe: Ce livre fait définitivement partie de mes livres préférés!

Pour l’anecdote, j’avais déjà écrit une review lors de ma précédente relecture, le 24/12/10, que voici:

Bien sur cela peut aussi rebuter beaucoup de monde de voir une écriture un peu naïve et niais. La plume de Meg Cabot est juste excellente, le roman se lit très facilement. Bien sur ce n’est pas de la grande littérature, mais j’adore ♥. C’est un roman sans prise de tête, qui se lit très facilement –j’ai du le lire en 4/5 heures.

J’ai pu me retrouver en elle dans beaucoup de situation – bien sur je ne suis pas à la tête d’une principauté. Mia est adorable bien que très naïve et idéaliste, bien que beaucoup de choses sont caricaturaux, c’est exactement ce que j’ai l’impression de vivre au lycée.

En bref : Un livre que vous imaginez aisément en coup de cœur malgré toutes ces relectures, Journal d’une princesse n’a pas perdu une once de charme à mes yeux. Un roman parfait, très drôle et très proche de la Chick Lit, mais plus pour adolescentes / préadolescentes à partir de 11 ans.

Citation:

Que faire pendant les cours de maths ?

Ô, que faire pendant les cours de maths ?
Les possibilités sont limitées :
On peut dessiner, baîller,
Jouer aux petits carrés.

On peut somnoler, rêvasser,
Et laisser son esprit divaguer.
On peut chantonner, pianoter,
Et prendre un air stupéfait.

On peut regarder l’heure,
Fredonner une petite chanson.
J’ai tout essayé
Pour faire passer le temps.

MAIS RIEN NE MARCHE !!!

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« Génération A » Douglas Coupland

1507-1

Alors que les abeilles disparaissent de notre terre, cinq personnes se font piquer au même moment en cinq endroits du monde: cette expérience partagée va les réunir au delà de ce qu’ils auraient jamais imaginé…
Plus de vingt ans après, Coupland répond ici à « Génération X » et devance une fois de plus, avec humour et profondeur, l’esprit d’une génération et de son temps.

Pour avoir lu Generation X (Il y a un bon moment quand même, j’avoue), j’ai retrouvé qu’un écho très lointain entre les deux œuvres (Ou alors toute l’œuvre de Douglas Coupland est un écho de Generation X (bref). L’intrigue principale qui est la disparition des abeilles semble être un prétexte encore une fois pour Douglas Coupland de brosser le portrait de notre société malade de l’individualisme et la solitude alors que les moyens de communications n’ont jamais été aussi diversifié.

Cela fait bizarre de voir l’auteur écrire un livre avec une intrigue (en général celui ci étant plutôt entrain d’écrire des tranches de vie), mais l’intrigue passe très vite au second plan.

Si dans la première partie du livre, nous avons la présentation de tous les protagonistes dans tous les coins de la planète, ce qui donne un savoureux mélange de n’importe quoi et des personnages hauts en couleur et toujours pathétique (un agriculteur américain beau gosse qui tond son champ en forme de pénis en étant à poil et en se filmant pour assouvir les besoins d’un riche singapourien, au français accro aux jeux vidéos qui vient de voir son personnage de world of warcraft disparaitre),  je me suis très vite ennuyée dans la seconde partie du livre (ce qui est la première fois pour un roman de Douglas Coupland!) ou les personnages se rencontrent sur une ile dans le cadre d’une expérience scientifique qui viserait à faire revenir les abeilles.

Si l’écriture est toujours très bien faite, j’ai trouvé le style de l’auteur s’essouffler, le roman étant pour moi un cran en dessous de ses autres romans. La cause à trop de digressions sous formes de nouvelles peu intéressantes et cassant la trame initiale. La déception étant pour moi la fin de l’histoire, avec une conclusion assez… déroutante, bien que toujours à l’image du roman: folle.