« Conclave », Robert Harris

51q2t6bn5cLLe pape est mort. Le siège est vacant. Le poste à pourvoir.
Derrière les portes closes de la Chapelle Sixtine, cent dix-huit cardinaux de tous les pays du globe vont voter. Au cours des soixante-douze prochaines heures, l’un d’eux deviendra le
guide spirituel le plus influent sur Terre.
Mais, les hommes d’Église sont avant tout des hommes : ils ont de l’ambition et de l’orgueil, et sont prêts à tout pour accéder au plus haut poste de la hiérarchie ecclésiastique.
Un suspense haletant qui nous ouvre les portes de l’élection la plus secrète au monde.


Le pape est mort, il faut un nouveau pape. Parmi les 118 cardinaux venus de monde entier, l’un d’eux sera élu pape à l’issu du vote. Entre réformateurs et conservateurs, entre favoris et challengers, la guerre fait rage. Et parce que les hommes de foi ne sont que des hommes, ils ont tous leurs motivations personnelles, qui les pousseront dans leurs derniers retranchements.

Si sur le papier, le roman a tout pour plaire, j’ai trouvé le début un peu lent. Un peu trop lent d’ailleurs, puisque nous avons tout une prise en contexte de la façon dont est mort le pape, et les doutes qu’assaillent Lomeli, le personnage principal et lui-même cardinal.

Mais rassurez-vous, le rythme monte crescendo, jusqu’à l’élection du pape, qui restera une surprise pour tous. Entre complots, trahisons, ambitions personnelles, et Dieu, le livre plaira à tous les amateurs du genre, ce qui, n’est plus mon cas personnellement. Cela ne m’a heureusement pas empêché d’apprécier le bouquin, qui bien qu’il ne restera pas dans mes mémoires, m’a fait passer un bon moment.

Lu dans le cadre du challenge des séries

The Young Pope  Lire un livre sur les intrigues au Vatican
« Conclave »,  Robert HarrisImage_Challenge

 

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« La guerre invisible », Drew Chapman

À vingt-six ans, Garrett Reilly est le plus brillant analyste obligataire de Manhattan. Et lorsque ce petit génie des chiffres, amoral et antimilitariste convaincu, s’aperçoit que la Chine est en train de revendre en masse des bons du Trésor américains, il flaire la bonne affaire… Mais c’est sans compter l’honnêteté de son confident et mentor, Avery Bernstein, qui contacte aussitôt la Defense Intelligence Agency. Recruté de force, Garrett Reilly se retrouve malgré lui au cœur d’une guerre d’un genre nouveau. Car l’attaque du Trésor américain n’est pas un acte isolé et un krach mondial se profile, d’une ampleur sans égale…

Garrett Reilly, analyste financier de génie dit à son supérieur qu’un crash boursier va arriver sous peu, pour sa plus grande joie. Quelle opportunité de faire des pépettes ! Son supérieur ne le voit pas de cette manière et contacte donc le gouvernement pour leur annoncer la catastrophe, et surtout qui est la source de cette information. A partir de là, tout s’enchaine : Garrett se retrouve propulsé dans une aventure qui le dépasse, puisqu’après avoir été victime d’un attentat, on lui demande de sauver les Etats-Unis, rien que ça !

Un livre qui a été très prenant, vraiment dans la veine espionnage/thriller comme je les adore. Un gars lambda, quoi que plus intelligent que la moyenne se retrouve avec d’immense responsabilité qu’il n’a pas demandé, des théories du complot, de la politique politicienne, et surtout une cyberguerre, chose de terriblement actuel.  Garrett a été choisi pour sa capacité sans borne a être ce qu’on appelle communément un « chieur » : un mec qui remet en cause systématiquement tout, qui n’a pas peur de s’opposer aux autres, un poil misanthrope, qui n’a donc pas la pensée conditionnée par des schémas préétablis.

Bien qu’étant écrit par un américain (donc ou les américains sortent forcement vainqueur), Drew Chapman n’hésite pas à critiquer la manière dont se passe la politique américaine, entre la fibre patriotique que chacun doit avoir, le président/homme d’affaire qui n’a d’avis sur rien, les multiples couches de de service d’espionnage / de guerre qui se font la guerre pour prendre le dessus sur l’autre, et la main très facile de certains soldats pour torturer ses citoyens, profitant d’une zone grise sans les lois.

Une lecture palpitante, qui malgré tout laisse énormément de zone d’ombre sur pas mal de point. Un tome 2 est donc attendu de pied ferme par la lectrice que je suis !

Lu dans le cadre du challenge.

Le Mystery Tiki

 

« Mauvaise prise », Eoin Colfer

mauivaise priseL’ancien militaire Daniel McEvoy s’apprête à quitter le monde sans foi ni loi de la pègre du New Jersey pour se concentrer sur sa nouvelle vie de patron de club. Mais lorsqu’il se retrouve au fond de l’Hudson, enfermé dans un taxi de la mort, après avoir été kidnappé par deux flics qui comptaient faire de lui le héros d’un snuff-movie, il comprend qu’il n’en a pas fini avec les manigances et les vengeances des barons du crime de Cloisters. Si Dan veut survivre, il devra échapper à des malfrats qui se trouvent des deux côtés de la loi, et retrouver sa tante qui lui avait jadis tout appris sur l’art de caresser les filles. Suite de Prise directe, Mauvaise prise déploie à nouveau toute la verve iconoclaste d’Eoin Colfer, qui s’exprime à travers une série de personnages superbement à côté de la plaque et de situations burlesques et irrésistibles. La mafia du New Jersey, cocasse et nourrie de culture télévisuelle, en version très noire.

Qu’il est bon de lire un bouquin du sieur Colfer, encore plus quand il s’agit d’un livre pour adulte. Ayant grandi avec la saga Artemis Fowl, il me semblait inconcevable qu’un tel auteur puisse se cantonner à de la littérature jeunesse (car cela voudrait dire que je ne pourrais pas chérir ses prochaines productions autant que j’ai chéri Artemis Fowl).

Après avoir publié Prise direct en 2012, roman hilarant mais sans plus (car reprenant que trop le schéma Artemis Fowl), voici qu’en 2017, je tombe sur son second tome, Mauvaise Prise, que je ne peux m’empêcher de mettre sur ma PAL, bien que le premier tome ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

Partant de ce constat, j’ai fait l’impasse sur la relecture du premier tome, pour me plonger directement dans sa suite. Grossière erreur puisque je n’ai pas compris grand-chose au début : j’ai trouvé qu’il était un peu difficile de suivre ce livre si l’on ne lit pas le premier tome, mais rien d’insurmontable bien évidemment.

Daniel McEvoy est un ancien militaire irlandais qui a refait sa vie aux Etats-Unis. Après une belle carrière de portier, celui-ci, pour une raison que je n’arrive pas à saisir est désormais le propriétaire d’un bar, qui doit ouvrir sous peu. Malheureusement, ses projets son contrariés par la mort de la mère de son pire ennemi, Mike l’irlandais, qui lui avait fait la promesse de le laisser tranquille tant que sa mère était vivante (car même chez les gangster, la maman, c’est sacré). Ne l’étant plus (la bonne dame a eu l’idée, à 80 balais, de faire du ski sur de l’herbe en pleine tempête, se faisant du coup … foudroyé par un éclair), Mike décide de tuer Daniel.

Dit comme ça, le roman ne paye pas mine. Pourtant, celui-ci est vraiment un de mes romans préférés de cette année, pour l’humour absurde que l’auteur déploie généreusement sur ses pages, de manière vraiment très crade :  Daniel est un gros beauf d’irlandais qui est usé par la vie, mais qui, lors de situations de danger se retrouve incroyablement vif d’esprit. Il traîne sa carcasse dans un monde qui n’a pas de sens, heureusement qu’il à son psychiatre qui est là pour dispenser de quelques pépites de sagesse sur Twitter quand il est pas occupé à baiser une jeunette.

Bouffon pathétique, il se retrouve en deux temps trois mouvements en string rose en train de se faire filmer pour un snuff movie sur internet, contraint pour survivre de frapper ses assaillants à coup de godemiché rose, avant de se retrouver dans l’Hudson suite à un énième kidnapping infernal, pour assister à une botox party. Vous ai-je mentionné que sa petite amie ne le reconnait qu’une fois sur deux ?

Bref, un roman enchaînant des situations rocambolesques sur situations rocambolesque, ce livre ne nous laisse aucun moment de répit, tout est calibré pour faire rire, avec un humour noir se mêlant à l’humour absurde, saupoudré de références à la pop culture, c’est typiquement le genre de livre que j’aime lire, je ne peux donc que vous conseiller ce magnifique roman d’Eoin Colfer. J’attends la suite avec impatience.

« Agent Secret », Danielle Steel

9782258134966Brillant agent secret, Marshall Everett a réussi à infiltrer un cartel de drogue en Amérique du Sud. Quand son identité est révélée, il doit rentrer précipitamment aux États-Unis et perd tous ceux qu’il aimait.
Ariana Gregory renonce à une vie palpitante à New York pour accompagner son père, nommé diplomate en Argentine. Son destin est totalement bouleversé le jour où elle se fait kidnapper.
Un an plus tard, libre mais encore traumatisée, Ariana débarque à Paris où elle croise sans le savoir le chemin de Marshall. Attiré par la jeune femme, il remarque qu’elle est suivie. Aussitôt, ses réflexes d’agent secret prennent le dessus et il la sauve de justesse. Ensemble, ils s’engagent dans une course effrénée pour leur survie.

Auteure reconnue et apprécié par le monde, il me semblait dommage de passer à côté de ses livres. C’est chose arrangée avec la lecture du dernier livre de Danielle Steel, Agent Secret, qui prend place dans le monde, dont Paris.

Deux américains au cœur brisés, au mental fissuré, suite à leur passé : l’un d’agent secret qui suite à une mission perd la femme de sa vie et son enfant, l’autre, kidnappé par un révolutionnaire dont elle tombe enceinte, et qui perd l’enfant lors de sa libération.
Deux âmes qui cherchent se à reconstruire dans notre belle Capital, et dont le chemin se croise lors d’une balade avec leur chien respectif…

Je pensais que la lecture de ce roman allait être assez difficile, dans le sens ou ce n’est pas tout à fait le genre de livre que je lis habituellement : Les romances sans paranormal, ni fille qui se plaint h24 (comprenez les chick lit) ? Très peu pour moi ! Mais à cause d’une lecture commune avec une amie, j’ai décidé de sauter le pas…

Alors il faut savoir que le livre ne révolutionne pas le genre, et puis ce style d’auteur, nous en avons pléthore dans l’hexagone : appelez-les les Marc Levy, Guillaume Musso, … les histoires made in France d’individus au destin tragique alors que tout leur souriait, nous en avons légion ici aussi.

Pourtant j’ai tout de même aimé cette lecture, quoiqu’assez classique, car elle mélange plusieurs genres : le genre espionnage qui prend une grande partie du livre, et le genre romance, puisque c’est un peu le style de prédilection de l’auteur.

Un bon roman de gare qui se lit facilement, avec du suspense et de l’intrigue. Sans dire que c’est un roman qui va me marquer, je trouve que le dernier roman de l’auteure est tout de même très bien fait, et je vous le conseille !

« Fin de ronde », Stephen King

1507-1Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

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Cela faisait longtemps que j’avais pour projet de lire un livre de Stephen King en entier. En entier car, j’ai beaucoup de mal avec le genre horreur, car justement… ça me faisait peur. Quoi de plus naturel donc, que de prendre son dernier livre paru pour débuter avec l’auteur en question ?

Ne faites surtout pas comme moi, renseignez-vous car ce livre n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Premièrement, il s’agit d’un livre d’enquête. Rien de bien transcendant / flippant, comme je voulais avoir. Ensuite, il s’agit d’une saga, bien que ce ne soit pas indiqué en police en gros sur la page de couverture. Ceci explique pourquoi j’ai débuté ce livre sans savoir qu’il s’agissait du troisième opus des enquêtes du policier à la retraite Hodge…

Point positif, il n’est pas nécessaire de lire les tomes précédents pour s’y retrouver. L’auteur explique de manière limpide qui est le gentil et qui est le méchant. Si vous aimez les livres d’enquête, ce livre peut donc vous convenir.

Cependant la lecture pour moi a été plutôt laborieuse, puisque je ne m’attendais pas du tout à ce qui serait finalement la véritable intrigue.

  1. Je pensais que l’histoire ne serait pas à propos d’un psychopathe qui arrive à manipuler des personnes, mais plutôt l’histoire d’un médecin fou qui fait des expérimentations douloureuses et dangereuses sur de pauvres patients qui n’ont rien demandé.
  2. Connaissant Stephen King, j’espérais vraiment que cette lecture allait m’effrayer, puisque je m’étais fixé comme défi de finir un livre d’horreur.
  3. Je n’aime pas du tout les livres d’enquête. Ce n’est vraiment pas mon truc. Je n’arrive pas du tout à rester intéressé par un livre d’enquête, puisque j’en ai déjà lu pas mal, et que je suis arrivé à un stade où tous les livres d’enquêtes se ressemblent pour moi. Je suis d’avantage axée roman noir que polar.

Vous l’aurez compris, je suis du genre à lire des livres un peu au pif dans l’espoir de trouver une bonne découverte, mais pour le coup ma tentative a totalement échoué, puisque je ne suis pas tout à fait la cible visée. Une lecture laborieuse pour moi, mais je ne peux m’empêcher de donner un bon point à l’auteur : Il sait plutôt bien construire ses intrigues.

« Et on tuera tous les affreux », Boris Vian

9782253146162-001-tSe réveiller tout nu dans une chambre de clinique, où l’on veut vous forcer à faire l’amour avec une très belle fille… L’aventure n’est pas banale. Surtout quand on s’appelle Rocky, que l’on est la coqueluche des demoiselles et qu’on voudrait se garder vierge jusqu’à vingt ans.
Un homme assassiné dans une cabine téléphonique, des photos d’opérations chirurgicales abominables, des courses poursuites, des coups de poing, et, au désespoir de Rocky, des filles partout : tel est le cocktail mis au point par Boris Vian (alias Vernon Sullivan) dans ce polar mené à un train d’enfer, tour à tour angoissant et hilarant.
A la clef, la clinique où le diabolique Dr Schutz sélectionne des reproducteurs humains et bricole des embryons, prototypes quelquefois ratés d’une race «supérieure». Cinquante ans après la première publication, on est conduit à penser que l’anticipation n’était pas si fantaisiste…

En lisant le résumé, je m’attendais à beaucoup de chose, mais certainement pas à ce que sera le roman en réalité. Ce roman, mi policier, mi science-fiction, (que je classerais d’ailleurs plus en SF qu’en policier, mais ce n’est pas moi qui décide), narre les histoires de Rocky, sous la forme d’un film hollywoodien des années 50, avec le beau gosse, les filles qui tombent autour de lui tant il est beau, qui est intelligent, drôle, et sportif.

Que retenir de ce livre ? Pour être tout à fait franche, je n’ai pas aimé ce récit. Dommage, car c’est la première fois que je lis du Boris Vian ! Je vais essayer d’en lire un autre avant de me faire un avis définitif sur cet auteur.

Si je m’attendais à un roman avec beaucoup d’ironie sur la condition humaine, beaucoup de satire, et beaucoup d’humour (comme on me l’a vendu), je n’ai trouvé que très peu d’ironie, pas vraiment de satire, et encore moins d’humour.

Et puis quel déception de voir que le méchant de l’histoire, le Dr. Schultz est totalement inoffensif! Je m’attendais à un grand méchant loup, mais en fait… rien de tout ça. La morale de l’histoire, s’il y en a une, ne relève absolument pas le niveau du roman.

En résumé, j’ai un peu de mal à voir pourquoi ce roman a de si bonnes critiques sur la blogosphère, suis-je passé à côté de quelque chose ?