« Miss Wyoming », Douglas Coupland

Ex mini-Miss et star de sitcom, Susan Colgate est par miracle l’unique survivante d’un crash aérien. Elle pourrait disparaître, personne ne le saurait jamais…
Lors d’une expérience de mort imminente due à une grippe plus qu’à l’énorme quantité de drogues qu’il ingurgite, John Johnson, producteur de films d’actions et sadomaso occasionnel, a une vision et réalise qu’il est temps de disparaître et de trouver l’amour…

Traduction d’un livre de Douglas Coupland, initialement publié en 1999 dans sa langue originale, Miss Wyoming bénéficie, en 2017, d’une publication inédite en français.

Je commence, comme pour toutes mes chroniques sur Douglas Coupland, par dire que je suis une fan inconditionnelle de cet auteur.

Miss Wyoming parle, comme pour toutes les autres œuvres de cet auteur, de personnages confrontés à la décadence et aux dérives de la société nord-américaine, qui, plus ou moins insérées dans le système, décide de tout rompre pour trouver un sens à leur vie.

Nous avons affaire ici à deux personnages :

  • Susan Colgate, ex miss Wyoming devenue actrice, qui, bien qu’elle présente magnifiquement bien est une âme en peine : sa mère lui a volé son enfance, projetant tous ses espoirs sur elle, en lui faisant faire compétition sur compétition de beauté, la menaçant en cas de défaite de la renier. Cette beauté n’est d’ailleurs pas la sans raison : à l’Age de 15 ans, pour passer à l’étape supérieur, sa mère lui fait faire une chirurgie (ou plusieurs même) afin d’avoir toutes ses chances pour gagner une compétition de miss Wyoming.
  • John Johnson, producteur en vogue de blockbuster, obsédé sexuel se remettant d’une overdose de drogue, décide de tout plaquer pour devenir SDF, persuadé de trouver un sens à sa vie en se dépouillant de tout : en fait, à part se faire tabasser par d’autres SDF et chopper des intoxications alimentaires, sa quête ne sera pas fructueuse …

Ces deux âmes en peine se croiseront un jour, et coup de foudre dès la première seconde ! Le problème c’est que Susan disparaît le soir même. Cache-t-elle des secrets ? A moins que John y soit pour quelque chose ? Après tout, le soir de leur rencontre, il est resté pas mal de temps à observer la maison de Susan, et je vous ai précisé qu’il détient un autel consacré à cette actrice ?

On distingue deux grands styles dans l’écriture de Coupland. Je dirais un pré jPod (2006) et un post jPod (jPod étant un livre).

Nous sommes ici dans la période pré jPod (puisque le livre a été publié en 1999 en VO), ce qui s’en ressent très vite : une folie douce, pas encore de gros mots toutes les deux lignes, et l’humour assez discret : ici on est là pour parler des états d’âme du / des personnages, sans le noyer dans un espèce de charabia complètement WTF. Un style qui permet d’entrer dans le style de Coupland en douceur.

J’ai, comme dans tous les livres de Coupland, adoré le profil des personnages désabusés : car vu de l’extérieur, ces personnages semblent insérés dans la société.

Qui aurait cru qu’un producteur obsédé par le sexe n’aurait qu’un seul souhait, tomber amoureux ? Et qui aurait cru qu’une fille si belle, actrice rendu célèbre grâce à un sitcom et mariée à un rockstar ne l’avait fait que parce que l’homme qu’elle aimait (et qui ne l’aime pas en retour) lui a demandé de lui rendre ce service ?

Une folie douce (trop douce pour moi quand on est habitué au style post jPod!), des situations cocasses, j’ai trouvé ces personnages émouvants au possible, et ai passé un excellent moment.

Je remercie le site babelio pour le livre !

 

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« Olivia demi-princesse, tome 1 : Le collège selon Olivia, demi-princesse », Meg Cabot

Olivia, douze ans, apprend un beau jour qu’elle est une princesse héritière. Et pas n’importe laquelle ! Elle est la demi-sœur de la célèbre princesse Mia de Genovia ! En quelques heures, la vie d’Olivia est bouleversée. Pour commencer, elle s’attire les jalousies de son ancienne amie, qui menace de la tuer à la récré (rien que ça !). Heureusement, la catastrophe est évitée. Olivia bascule dans une vie de luxe à New York. Sodas gratuits, limousines, paparazzi : quand on a douze ans, on a tôt fait de se prendre pour une star de cinéma ! Mais bientôt, elle va se rendre compte que la vie de princesse héritière est loin d’être un conte de fées… et que sa vie ordinaire d’avant lui manque aussi très souvent…

Lorsque j’ai eu la chance d’assister à une rencontre Meg Cabot et ses lecteurs organisé par le site Babelio, il a été mention d’un livre auquel j’étais passé complètement à côté de la sortie tant cette série n’a pas fait de vague dans la blogosphère française, je parle d’Olivia demi princesse, qui raconte l’histoire d’Olivia, fille cachée du prince de Genovia (tiens cela me rappelle quelque chose) et demi sœur de Mia, qui va à son tour vivre un tournant dans sa vie puisque le prince va reconnaître sa fille née d’une union entre une hôtesse de l’air et lui-même (tiens cela me rappelle aussi quelque chose). Quelle joie j’ai eu quand j’ai su cela, car je ne me suis toujours pas remise de la fin de journal d’une princesse (depuis renommé en VF journal de Mia). Quelle joie aussi j’ai eu quand j’ai vu que c’était à partir de neuf ans, puisque j’allais donc pouvoir le lire en VO et espérer comprendre quelque chose ! Chose qui a été le cas donc … je suis trop contente !

Pour commencer je situerais ce tome entre le tome 10 et 11 de la série Journal de Mia, puisque je me suis fait pas mal spoiler de chose sur la série, comme par exemple le fait que Mia est en train de préparer son mariage avec Michael, ou alors que Clarisse la princesse douanière possède un deuxième chien, un magnifique caniche nain tout blanc 🐶

Bref revenons à la série Olivia demi princesse. Elle a 12 ans, est passionné de dessins et d’animaux, et vit avec sa tante car sa mère est morte quand elle était jeune. Elle vit dans le New Jersey, et communique uniquement par lettre avec son père, qu’elle imagine archéologue car il voyage beaucoup. Elle a sa propre Lana (sa némésis quoi) qui s’appelle Annabelle, et sa propre Lily (sa meilleure amie donc, bien que cette amie-là est juste une crème et une ode au self estime et soutient Olivia dans toute ses épreuves) qui s’appelle Nishi.

Un livre très 2.0 et moderne puisque les personnages sont de couleur, comme Olivia qui est à moitié noire et Nishi qui est indienne. Ou l’obsession de la famille d’Olivia qui ne mange que des trucs sans gluten. Bref je m’égare.

Un jour, alors qu’elle va se faire tabasser par la fille la plus populaire du collège, la princesse Mia débarque dans son collège et lui apprend qu’elle est sa demi sœur, et lui fait rencontrer toute sa famille. Son père donc, mais aussi sa grand-mère qui n’a pas changé : elle lui fait sécher les cours pour lui faire faire du shopping !

J’ai donc posé le contexte. Est-ce que j’ai aimé le livre ? J’ai adoré !! Meg Cabot a le don d’écrire des livres pour enfant qui passent superbement bien dans une lecture par un adulte, c’est un peu comme si cette fille de 12 ans était votre meilleure amie, car ça ne fait pas du tout gamin !
J’ai donc eu le bonheur de retrouver ma famille royale préférée et j’ai lu ce livre d’une traite, tant j’ai été happé par cette lecture.

Est ce qu’il faut avoir lu la série principale pour lire cette série ? Absolument pas ! Le livre étant raconté du point de vue d’Olivia, on découvre tout en même temps qu’elle. Les néo entrant échapperont juste à des clins d’œil à la série principale mais rien de bien méchant.
Tiens cela me donne encore plus envie de relire pour la énième fois la série principale…

« Calendar Girl, Tome 9 : Septembre », Audrey Carlan

9782755629200Revenir à Vegas devrait être une joie pour Mia, et pourtant tout va mal.

Elle n’a pas versé son dernier règlement à Blaine, elle doit de l’argent à son client précédent qu’elle ne peut pas rembourser pour l’instant, et l’état de son père ne s’améliore pas ! Pour couronner le tout, Wes a disparu depuis plus de trois semaines. Personne n’a eu de ses nouvelles.

Mia est totalement dévastée.

Elle va prendre la seule décision qui s’impose. Son ex, celui qui a envoyé son père à l’hôpital, va obtenir ce qu’il veut. En tout cas, c’est ce que Mia va lui laisser croire.

Je retrouve Mia pour le mois de septembre, après deux longs mois d’attente (puisque l’éditeur avait publié le tome d’août avec celui de juillet). Un tome pas comme les autres, puisque Mia n’a pas de client cette fois ci. La faute à l’état de santé de son père, qu’elle va peut être perdre. Un tome qui sera centré sur la vie personnelle plutôt que professionnelle, puisque non seulement son père va peut être mourir, son petit ami lui disparaît de la surface, et son ex Blaine veut son argent, et est prêt à tout pour le récupérer, a moins que… Mia ne joue de son charme?

Je ne sais pas trop quoi dire de ce tome, car je ne le trouve pas « complet ». Je verrais bien ce tome comme un entre deux, un tome bonus, ou que sais-je, mais pas comme un tome complet puisqu’elle n’a pas de client.

Cela ne veut pas dire que je ne me suis pas amusée à le lire, loin de là. La personnalité attachante du protagoniste et la bienveillance qui l’entoure (grâce à son demi frère, à sa meilleure amie, et à ce qu’elle appelle sa nouvelle famille) font qu’on ne peut que fondre devant cela.

Un tome divertissant, qui permet un break à Mia (si on peut appeler cela un break), et j’espère la voir encore plus forte pour octobre!

« Mishenka », Daniel Tammet

mishenka-coverMoscou, mars 1960.

En Union soviétique, les échecs sont un sport national et le champion du monde, Maxim Koroguine, est le héros du régime. Avec lui, le jeu d’échecs est devenu une science de la logique. Surgit alors un jeune prodige de 23 ans, Mikhail Gelb, surnommé Mishenka, romantique et imprévisible. Pour Mishenka, les échecs sont un langage, une forme de poésie. On dit de lui qu’« il pense avec ses mains ».

En compétition pour le titre mondial, le champion et son challenger s’affrontent, durant deux mois. Leur match est suivi par des millions de passionnés. Inspiré d’une histoire vraie, ce roman met en scène deux hommes, deux visions de la vie, la lutte entre la pensée et les émotions, l’art et la science, à un moment clé de l’histoire de l’URSS.

Connaissant l’auteur pour ses livres autobiographique que j’ai beaucoup aimée, j’étais impatiente de découvrir une nouvelle facette de Daniel Tammet, celle d’auteur. En regardant le quatrième de couverture, je dois avouer que le sujet ne m’a guère étonné: l’affrontement de deux joueurs autour d’une partie d’échec. Pour avoir lu « Embrasser le ciel immense », un livre consacré à l’apprentissage en général, sujet qui ne me passionne guère mais qui, avec Daniel Tammet, m’a paru passionnant, je pensais que cela allait être de même avec ce livre sur les échecs, puisque… je ne suis pas une grande passionnée par cela.

Quoi de plus passionnant de que décrire la rencontre entre l’ancienne génération et la nouvelle, entre le calculateur et le fougueux, entre le discret et l’amoureux des cameras? Bref, une rencontre au sommet entre deux prétendant au titre aux style radicalement opposé?
Pourtant, ce livre est une déception. L’auteur ne rentre pas suffisamment dans la personnalité des protagonistes à mon gout, préférant parler d’échec : que ce soit ses règles, les passions qu’elle suscite, l’apprentissage de celui-ci, j’ai été très vite tentée de refermer ce livre.

Pourtant, j’ai décidé de continuer, car c’est quand même Daniel Tammet, un homme que j’admire, et j’ai l’espoir de voir l’histoire devenir plus intéressante, ce qui ne sera pas le cas à mon gout. Des pages consacré aux déplacements des joueurs, franchement j’ai eu du mal à lire, et je dois avouer que cette lecture était plus une torture qu’une partie de plaisir.

Un livre difficile pour ma part, est-ce parce j’en ai un peu rien à faire des échecs, ou parce que le livre est pas assez « passionné » (et passionnant)? Une chose est sure, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Top Ten Tuesday #3

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Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et il est repris en français par Frogzine.

Les 10 livres de votre PAL qui attendent depuis trop longtemps d’être lus

Parce que le thème de cette semaine ne m’inspire pas plus que cela et que j’ai zappé pas mal de TTT, j’ai décidé, pour ce mardi, de reprendre d’anciens thème. J’ai pensé, pour cette liste, de choisir non pas les livres les plus anciens que j’ai à lire, mais les livres qui me tentent le plus, que j’ai prévu de lire, mais qui… pour une raison ou une autre, passent à la trappe au dernier moment pour une raison ou une autre.

  1. « Microserfs », Douglas Coupland.
    Il faut savoir, je suis un fan absolu de ses œuvres. Microserfs est donc le dernier livre de Douglas Coupland que je n’ai pas lu (littérature traduite en français, il va de soi). J’ai dû traquer le livre en occasion sur le net (puisque ce livre est publié en 1996, et donc n’est plus édité par son éditeur, 10/18. Méchant éditeur !). Pourquoi je repousse sa lecture alors que je suis la fan française numéro 1 de cet auteur ? Parce que n’aime pas lire les livres d’occasion. C’est psychologique, cela me dégoûte. Le fait de savoir que le livre à déjà vécu une vie avant moi me rend profondément triste, et le livre n’existe pas en version numérique et française.

    L’heure du cyber-roman populaire est enfin arrivée. Délire textuel en langage informatique et constructions narratives inspirées du codage binaire en sont, chez Coupland, les caractères les plus frappants. Et l’ouvrage détonne. Bombardé de références culturelles propres à l’univers du multimédia – Star Trek, Tetris, Microsoft, Disney – il se donne au lecteur sous une forme assumée : celle du Lego. Pourtant, derrière la farce et l’apparente déconstruction formelle, Microserfs propose un état des lieux critique d’un monde occidental en mal de repères. Un monde dans lequel les artisans zélés de la cyber-société en viennent à mettre en doute la valeur de leurs propres existences. Chronique d’une révolution en marche et de ses effets sur la nature même de l’homme, Microserfs, grâce au décalage de son humour, renvoie davantage à Bouvard et Pécuchet de Flaubert qu’à une triste diatribe antimoderne. Réjouissant. –J-S Félix

  2. « Journal de Mia – Tome 11 – Le mariage d’une princesse », Meg Cabot.
    Elle est aussi dans ma PAL! Je suis un fan absolu de cette série avec laquelle j’ai grandi, et Meg Cabot dit en plus que l’écriture est beaucoup plus mature, vieillissant avec sa protagoniste (attention, Mia doit genre avoir 20 ans pas 150). Une maturité dans l’écriture me réjouit au plus haut point mais…. JE VEUX RELIRE LA SAGA D’ABORD. 10 TOMES PRÉCÈDENT CE BOUQUIN. J’ai déjà lu le tome 1. Plus que 9. Misère !

    Depuis la remise du diplôme universitaire, la vie de Mia a été un tourbillon d’activités : elle vit à New York, gère son nouveau centre communautaire pour adolescents, est follement amoureuse. Et tout cela en tenant ses engagements royaux. Et à propos d’engagements, Michael a réussi à soustraire Mia à ses obligations le temps d’un interlude exotique sur une île des Caraïbes, où il l’a demandée en mariage. Bien sûr, Mia n’a pas eu besoin de consulter son journal intime pour répondre « oui ». Malheureusement, un scandale est venu gâcher le bonheur de Mia : sa grand-mère a livré de fausses informations sur son mariage à la presse, et Michael a pris la fuite. Pire, un politicien essaie de contraindre le père de Mia de renoncer au trône. et tout cela à cause d’un secret qui pourrait laisser Genovia sans roi. Mia parviendra-t-elle à prouver à tout le monde – et surtout à elle-même – qu’elle n’est pas seulement prête à se marier mais également à régner ?

  3. « Le Visiteur du Futur : La Meute #1 Après l’heure, c’est plus l’heure », Slimane-Baptiste BERHOUN, François DESCRAQUES
    Le visiteur du futur est une webserie avant d’être un livre. J’ai adoré cette série, qui prouve qu’il ne suffit pas d’avoir beaucoup de moyen pour faire une excellente série, il suffit d’un bon scénario, d’une bonne punchline, et de la technique. La visiteur du futur est avant tout plus une série humoristique, qu’une série de SF (sans doute parce que je suis beaucoup plus sensible à l’humour qu’à l’aspect science-fiction), mais j’ai peur en lisant ce livre d’être déçue, car selon moi l’humour est beaucoup plus complexe à retranscrire dans un livre qu’un univers parallélépipède, venu d’une autre dimension \0/.

    Découvrez l’événement temporel de l’année ! (Voire du siècle, ou du millénaire.) Année 2550 : Le Visiteur est un mystérieux voyageur du temps. Il tente de sauver l’humanité des catastrophes qui la conduiront à sa perte… Et il est bien placé pour le savoir : il en a été témoin ! Mais d’où vient le Visiteur ? Quel est son passé ? Et si une information capitale pour le destin du monde se trouvait enfouie dans ses souvenirs ? Ne faudrait-il pas que quelqu’un remonte le temps… et explore ses souvenirs d’enfance ?

  4. « Les Mille et une vies de Billy Milligan », Daniel Keyes
    Depuis que j’ai vu Split avec James McAvoy, je suis obsédée par ce bouquin, car le film est magnifique et que le réalisateur dit s’être inspiré de ce livre. Plus globalement, j’adore lire des livres avec un personnage fort ayant des troubles psychiatriques, car ces personnes me fascinent. De plus, pour avoir lu Des fleurs pour Algernon du même auteur, je suis sûre de ne pas être déçue. Le problème ? Ce livre est énorme, il fait plus de 600 pages. Difficile de se plonger dans un nouvel univers, avec de nouveaux personnages, sans être pleinement disponible dans sa tête. Mais je l’ai casé dans mon challenge actuel, le challenge des séries, donc ma lecture devrait se faire sous peu.

    Quand la police de l’Ohio arrête l’auteur présumé de trois, voire quatre, viols de jeunes femmes, elle pense que l’affaire est entendue : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Son étrange comportement amène ses avocats commis d’office à demander une expertise psychiatrique. Et c’est ainsi que tout commence… On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l’on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare. Il est tour à tour Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, Ragen, un Yougoslave brutal d’une force prodigieuse, expert en armes à feu, et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d’âge, de caractère, et même de sexe différents !

  5. « La Part de l’autre », Eric-Emmanuel Schmitt
    Autre livre que je souhaite lire car j’adore déjà tout ce qui se rapporte à la seconde guerre mondiale, tant je suis fasciné par l’horreur que peuvent faire preuve les hommes, et parce que je suis aussi fan d’uchronie. Hélas, la longueur du livre fait que je repousse la lecture, car pour me plonger dans un nouvel univers il me faut de la disponibilité.

    Le fameux Smoking, no smoking d’Alain Resnais l’a illustré naguère au cinéma, la scientifique « théorie du chaos » déclinée par Lorenz le vérifie tous les jours auprès de l’enchaînement des événements naturels : il suffit parfois d’un rien, d’un chouïa, d’une relation causale infime pour que tel phénomène, inattendu, surgisse tandis qu’on ne l’attendait point. Inversement, pour que telle situation se profile alors qu’elle n’était aucunement escomptée. Ainsi en est-il du 08 octobre 1908 selon Éric-Emmanuel Schmitt : recalé ce jour-là par d’intransigeants censeurs de l’École des Beaux-Arts de Vienne, le candidat Adolf Hitler va s’acheminer vers une existence pétrie de ressentiment, de refus de compassion mâtiné d’une folle soif du pouvoir. Chacun en connaît les conséquences historiques : la Seconde Guerre mondiale, le nazisme, les camps de concentration, le génocide, deux bombes atomiques, cinquante-cinq millions de morts… Mais que ce serait-il passé, qu’aurait-il donc pu advenir, si au contraire Hitler avait été reçu aux Beaux-Arts comme apprenti peintre méritant ? À partir de cette question, de cette infime infinie possibilité, bascule l’Histoire dans son entier. S’ouvrent le doute, l’espoir, l’incertitude. L’imaginaire surtout, en la matière de cet étonnant roman où, fidèle à ses habitudes, l’auteur parvient – sur une idée plutôt convenue – à filer une trame aussi haletante que vertigineuse. Alternées tour à tour, défilent en effet sous nos yeux deux vies que tout oppose, en fonction de causes initiales radicalement opposées. D’un côté le clochard, le caporal à la Croix de fer, le dirigeant du parti national-socialiste fan de l’opéra wagnérien Rienzi

  6. « Cul-de-sac / Piège nuptial », Douglas Kennedy
    J’ai eu un crush sur ce bouquin avant tout par son titre, je ne sais pas pourquoi. L’histoire me parait aussi super sympa, c’est toujours amusant de lire des histoires de beauf, encore une kassdedi à Douglas Coupland. J’espère qu’il sera aussi drôle qu’il en parait !

    Tout quitter pour le bout du monde ? Non : quitter le bout du monde à tout prix ! Quelques règles élémentaires de survie dans le bush australien : 1) Ne jamais conduire en pleine nuit sur une route déserte : un kangourou se ferait une joie de défoncer votre pare-chocs. 2) Ne jamais céder aux charmes d’une auto-stoppeuse du cru. 3) Et ne jamais se laisser droguer, enlever et épouser par ladite autochtone. Dans son village, en effet, le divorce n’est pas autorisé. Mais le nombre de veuves y est impressionnant… Quand un voyage au paradis des grands espaces australiens vire au cauchemar le plus total. Un bijou d’humour noir et de suspense pour le premier roman de Douglas Kennedy, un ouvrage devenu culte et réédité aujourd’hui par Belfond dans une toute nouvelle traduction. Fasciné par une carte d’Australie, Nick, un journaliste américain, décide de tout plaquer pour atterrir à Darwin. Une nuit fatale, un accident avec un kangourou et sa rencontre avec la jeune et robuste Angie vont le mener au cœur du bush, au milieu de nulle part, au sein d’un clan d’allumés coupés du monde. Pris au piège, Nick va devoir user de tous les moyens possibles pour échapper à ceux qui l’ont adopté à son corps très défendant. En jeu : sa survie, tant physique que mentale… « Si vous voulez vraiment prendre conscience de votre insignifiance cosmique et existentielle, allez au cœur de l’Australie, vous en aurez la révélation immédiate et ça vous mettra K-O ! « 

  7. « Blade runner : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », Philip K. Dick
    J’ai déjà lu Ubik et Le maître du haut château. J’ai adoré les deux. J’ai donc décidé de me faire sa biographie complète, mais par où commencer ? J’ai pensé à continuer avec celui-ci, parce que j’adore son titre. Rien de plus, mais connaissant l’auteur, je vais forcement adorer! Autant ses univers et ses récits sont fantastique, autant l’écriture n’est pas accessible, par son style froid (je trouve !). Du coup j’avance un peu à reculons, vu que je suis dans ma période « lecture facile ».

    Le mouton n’était pas mal, avec sa laine et ses bêlements plus vrais que nature les voisins n’y ont vu que du feu. Mais il arrive en fin de carrière : ses circuits fatigués ne maintiendront plus longtemps l’illusion de la vie. Il va falloir le remplacer. Pas par un autre simulacre, non, par un véritable animal. Deckard en rêve, seulement ce n’est pas avec les maigres primes que lui rapporte la chasse aux androïdes qu’il parviendra à mettre assez de côté. Holden, c’est lui qui récupère toujours les boulots les plus lucratifs normal, c’est le meilleur. Mais ce coup-ci, ça n’a pas suffi. Face aux Nexus-6 de dernière génération, même Holden s’est fait avoir. Alors, quand on propose à Deckard de reprendre la mission, il serre les dents et signe. De toute façon, qu’a-t-il à perdre ?

  8. « La dame aux camélias », Alexandre Dumas fils
    L’histoire en lui-même ne m’intéresse pas plus que cela, mais c’est toujours cool de lire des classiques, genre que je ne lis que trop peu. Un livre chaudement conseillé par ma sœur, qui traîne donc dans ma PAL depuis genre 10 ans. Il faudrait que je pense à l’exhumer un jour >. <

    La société bourgeoise du XIXe siècle tolérait qu’un homme puisse entretenir une liaison, aussi ruineuse fut-elle, avec une courtisane, mais en aucun cas il ne devait s’éprendre d’une de ces demi-mondaines. C’est pourtant ce qui arrive à Armand Duval, qui aime dès le premier regard la plus luxueuse d’entre toutes, la séduisante et capricieuse Marguerite Gautier. Il confie à un inconnu compatissant cette passion tragique, à l’occasion de la mise en vente des biens de la jeune femme, emportée par la tuberculose : après les premières rebuffades, la belle croqueuse de fortunes l’élit comme amant de cœur, sensible à la sincérité de son amour, si différent en cela des amitiés intéressées qui l’entourent. Suivront les intermittences de la douleur, les rares moments de bonheur, la fulgurance de la souffrance puis la vengeance destructrice. À travers ce récit se dessine progressivement le portrait d’une femme ambivalente, qui mêle gaieté et tristesse, candeur et prostitution, et qui, dans sa bruyante solitude, saura finalement se montrer d’une grandeur pathétique, illustrant ainsi le thème cher au romantisme de la prostituée réhabilitée par l’amour et la mort.

Une liste de 8 livres car je ne voulais pas citer plusieurs fois le même auteur, et parce que les autres livres de ma PAL ne suscitent pas autant d’envie que ceux cité ci-dessus.

« La guerre invisible », Drew Chapman

À vingt-six ans, Garrett Reilly est le plus brillant analyste obligataire de Manhattan. Et lorsque ce petit génie des chiffres, amoral et antimilitariste convaincu, s’aperçoit que la Chine est en train de revendre en masse des bons du Trésor américains, il flaire la bonne affaire… Mais c’est sans compter l’honnêteté de son confident et mentor, Avery Bernstein, qui contacte aussitôt la Defense Intelligence Agency. Recruté de force, Garrett Reilly se retrouve malgré lui au cœur d’une guerre d’un genre nouveau. Car l’attaque du Trésor américain n’est pas un acte isolé et un krach mondial se profile, d’une ampleur sans égale…

Garrett Reilly, analyste financier de génie dit à son supérieur qu’un crash boursier va arriver sous peu, pour sa plus grande joie. Quelle opportunité de faire des pépettes ! Son supérieur ne le voit pas de cette manière et contacte donc le gouvernement pour leur annoncer la catastrophe, et surtout qui est la source de cette information. A partir de là, tout s’enchaine : Garrett se retrouve propulsé dans une aventure qui le dépasse, puisqu’après avoir été victime d’un attentat, on lui demande de sauver les Etats-Unis, rien que ça !

Un livre qui a été très prenant, vraiment dans la veine espionnage/thriller comme je les adore. Un gars lambda, quoi que plus intelligent que la moyenne se retrouve avec d’immense responsabilité qu’il n’a pas demandé, des théories du complot, de la politique politicienne, et surtout une cyberguerre, chose de terriblement actuel.  Garrett a été choisi pour sa capacité sans borne a être ce qu’on appelle communément un « chieur » : un mec qui remet en cause systématiquement tout, qui n’a pas peur de s’opposer aux autres, un poil misanthrope, qui n’a donc pas la pensée conditionnée par des schémas préétablis.

Bien qu’étant écrit par un américain (donc ou les américains sortent forcement vainqueur), Drew Chapman n’hésite pas à critiquer la manière dont se passe la politique américaine, entre la fibre patriotique que chacun doit avoir, le président/homme d’affaire qui n’a d’avis sur rien, les multiples couches de de service d’espionnage / de guerre qui se font la guerre pour prendre le dessus sur l’autre, et la main très facile de certains soldats pour torturer ses citoyens, profitant d’une zone grise sans les lois.

Une lecture palpitante, qui malgré tout laisse énormément de zone d’ombre sur pas mal de point. Un tome 2 est donc attendu de pied ferme par la lectrice que je suis !

Lu dans le cadre du challenge.

Le Mystery Tiki

 

« 13 Raisons – 13 reasons why », Jay Asher

Si tu entends ce message, il est déjà trop tard. Une nouvelle édition du best-seller international de Jay Asher, avec des photos exclusives du tournage de la série événement NETFLIX. Clay Jensen ne veut pas entendre parler des enregistrements qu’Hannah Baker a laissés. Hannah est morte, ses secrets avec elle. Pourtant, son nom figure sur […]