« Goldman sucks », Pascal Grégoire

41qt9rNlcfLUne famille extraordinaire à l’assaut de Goldman Sachs.

Du jour au lendemain, Corentin Pontchardin perd tout. Simultanément victime de la crise des subprimes et de sa propre crise de la quarantaine, celui qui conjuguait avec succès vie professionnelle – au ministère des Finances – et vie privée voit son monde s’écrouler.

Bien décidé à partir en guerre contre la banque qui a causé sa perte, la toute-puissante Goldman Sachs, Corentin embarque femme, enfant et beaux-parents aux États-Unis dans une aventure épique jalonnée de rencontres inattendues.

Véritable fable sociale, Goldman sucks raconte avec tendresse – et une bonne dose d’humour – le quotidien de cette équipée lancée à l’assaut de la finance mondiale.

Un roman vif et plein d’espoir, porté par une famille pas tout à fait ordinaire.


Un roman au titre prometeur, j’ai tout de suite accrochée à la quatrième de couverture. Quoi de plus interessant, qu’une critique arcerbe sur le systeme qui profite aux un pourcent, et delaisse les 99 autres?

Pourtant, ce livre n’est qu’une succession de clichés peu crédible, comme savent le faire souvent les productions française. Ici, vous n’aurez pas une injustice sociale, non l’auteur arrivera à en caser deux: une petite fille qui sera emmenée chez les policiers car ses parents n’ont pas payé la cantine, et une grand mère qui sera éjectée d’une maison de retraite car sa famille n’a pas payée les loyers pendant plus de six mois, et tout cela dans la même famille, famille qui sera composée d’une architecte au succès incontestable, et d’un gendre haut fonctionnaire chez Bercy. Cette famille, comme si cela ne suffisait pas, est en proie a des crises de couple puisque ce haut fonctionnaire s’entiche d’une journaliste du Figaro, qui produira un article sur ses confessions au lit.

Pour se refaire une virginité à la sincérité plus que douteuse, cette joyeuse bande ira aux Etats-Unis pour lutter contre le grand capital, ici incarnée par Goldman Sachs, pour faire la rencontre de l’ancien PDG de la banque, qui a démissionné suite à cette crise et qui souhaite pourrir le système.

Un livre loin des promesses qu’il sous entend, car il s’agit plus d’une tranche de vie sur fond de paysage champêtre, de brocante, de voyage sur la tombe de Kennedy et de malaise social, qu’une véritable démonstration des dérives cette crise financière. Le tout avec une fin expéditive, transformant ce roman d’apparence sociétal en roman feel good.

Un livre qui se lit facilement, mais qui n’a trouvé qu’un écho très moyen à la lectrice que je suis.

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« Les Chroniques des Vampires, tome 2 : Lestat le vampire », Anne Rice

5172LoCPeYLUn vampire libertin et impie qui ne croit ni à Dieu ni au diable ? Lestat de Lioncourt, benjamin d’une famille de hobereaux auvergnats minés, a été vampirisé dans sa vingtième année par un démon. Deux siècles plus tard, en Californie, attiré des profondeurs de la terre par le climat dionysiaque qui règne dans le monde, il lance un défi aux puissances des ténèbres en jouant une musique à réveiller les morts… Avec Lestat le vampire, Anne Rice a créé une créature unique et a révolutionné la littérature fantastique. Du San Francisco d’aujourd’hui à la Bretagne druidique en passant par la Venise du XVe siècle et le Paris prérévolutionnaire, un roman admirable et vertigineux, au coeur d’un univers fascinant de sensualité et d’angoisse, peuplé d’êtres mi-anges mi-démons qui nous ressemblent comme des frères…

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Après avoir dévoré le premier tome de la série, j’en attendais beaucoup de ce second tome. Bien que le personnage de Lestat n’était pas celui qui m’intéressait le plus, le fait de découvrir Lestat en tant que vampire rock’n’roll, en démon romantique, je tombais en pâmoison. Après tout, dans le premier tome on découvre un vampire beau comme un Dieu, sans scrupule, et sans limite. Comment ce tome pourrait-il être mauvais?

Et pourtant. Il faut savoir qu’à la fin du premier tome, on laisse Lestat dans un état de désespoir terrible. Vivant reclus, il décide peu à peu de sortir, grâce à la radio ou il découvre que le monde tourne, et que c’est pas si nul. Suite à sa sortie de sa retraite, il décide de faire connaitre au monde entier sa nature de vampire. A partir de la, c’est la fin.

Nous suivons la jeunesse de Lestat, homme instruit a qui on donnerait tout, et c’est le premier choc. Depuis quand Lestat est-il civilisé? Je n’arrive pas du tout à reconnaître ce personnage, d’une élégance et d’une intelligence émotionnelle extrême alors que dans le premier tome on contait un homme cruel, bête, et sans sensibilité.

De même, j’espérais lire l’ascension d’un vampire dans le monde des humains, il n’en est rien. L’histoire est rapidement éludée, prenant peut être 10 % du livre. Le reste n’est que jeunesse de Lestat, et conte mythologique ou égyptienne. Quasiment pas de mot pour Louis et Claudia, ses créations, ou de son ascension dans le monde de la musique,  excepté dans d’épilogue.

Bref, un livre plus biographique d’un personnage que d’une réelle avancé du personnage dans le monde d’aujourd’hui. Cette biographie est difficile à avaler du au fait que le personnage décrit ne ressemble pas à celui du premier tome, et à ses mythologie à dormir debout.

Une déception donc, pour un livre qui semblait promettre beaucoup de chose mais qui tourne autour du pot selon moi. Par contre si vous lisez ce livre non pas comme la suite du tome 1, mais vraiment comme un livre sur l’origine des vampire, vous en serez probablement satisfait.

 

« Dark and Dangerous Love – Tome 2 « , Molly Night

L’amour les sauvera-il des Ténèbres ?
Après son évasion manquée, Evelyn est de retour au palais royal, résignée à vivre aux côtés d’Atticus, le plus puissant des vampires. En apprenant à mieux le connaître, elle découvre un être complexe et captivant dont la sombre histoire la touche sincèrement…
Le sort d’Ethan paraît, lui, scellé. Enfermé dans les geôles du Roi sous la surveillance du cynique Jonah, le jeune humain semble pourtant avoir un rôle à jouer dans les plans de Venise, la puissante sorcière aux cheveux blancs, pour renverser le dangereux et incontrôlable Atticus. Quant à Hansel, ses sentiments pour Evelyn l’ont conduit à trahir son Roi, ami et créateur. Déchu de son rang, le Lord aura à répondre de ses actes. Démunie, sans le soutien de Hansel, Evelyn Blackburn devra affronter l’avenir et faire des choix qui auront des conséquences pour tous les êtres vivants, humains comme vampires. La compassion de la jeune humaine suffira-t-elle changer le cours de l’histoire et sauver la Terre des Ténèbres ?

 

J’étais mitigée lors de la fin du premier tome, car si la lecture se fait très facilement, les incohérences et la caricature de tout est noir tout est blanc étaient agaçantes. Second tome de Dark and Dangerous Love, les principaux protagonistes ne sont pas plus supportables. J’aurai aimé un changement significatif sur eux (moins caricatural en fait), mais ce n’est pas le cas.

L’intrigue est toujours intéressante, une progression plus nette se fait. L’introduction qu’à servi le premier tome est fini, nous entrons dans le dur. Bien que l’attraction sexuelle (je refuse de parler de romance) soit en premier plan, l’idée d’une mythologie vampirique, d’une résistance humaine et surnaturelle contre les vampires est plaisante à frôler.

Parce que Evelyn se rend compte qu’elle ne va pouvoir vivre sa vie, elle va essayer de contenir ses émotions, pour pouvoir faire fléchir les positions de celui qui a jeté son dévolu sur elle. De son coté, il semble concéder à quelques efforts, qui seront malheureusement systématiquement sabordé par des paroles et des actes irréfléchies.

Pour conclure, le second tome est légèrement mieux, car l’intrigue avance un peu plus, mais malheureusement les personnages sont toujours aussi ridicules.

 

« Dark and Dangerous Love, Tome 1 », Molly Night

9782755637199

Les âmes soeurs sont-elles immortelles ?

2 438. La Terre est dominée par les vampires et les humains ne sont rien d’autre qu’objets de plaisir et nourriture pour les immortels. Le plus vieux et le plus puissant d’entre eux, Atticus, est le roi de ce nouvel ordre mondial.

Issue d’une famille de notables humains, Evelyn Blackburn souhaitait une vie simple auprès de l’homme qu’elle aime, Ethan. Malheureusement le destin en décide autrement. Pourtant réputé sans coeur ni compassion, le souverain Atticus tombe fou amoureux de cette jeune humaine et exige qu’elle vienne vivre avec lui au palais. À 18 ans, Evelyn devra quitter sa famille et ses amis pour vivre aux côtés du roi. Éprise de liberté et rebutée par les vampires, elle a bien du mal à accepter ce qui lui est imposé.

Comment échapper à la créature la plus puissante sur Terre ? Evelyn trouvera un soutien inattendu en la personne de Lord Hansel, vampire aux yeux verts, qui s’avère être l’un des plus proches amis du roi Atticus.

Au 21ieme siècle, parce que la troisième guerre mondiale est imminente, un collectif de vampire décide de se révéler au grand jour, et de prendre le pouvoir pour réorganiser la vie des hommes. Au 25ieme siècle, les vampires n’ont pas rendu le pouvoir, au contraire. Une monarchie s’est installé autour d’Atticus, roi des vampires, et les hommes sont relégués comme des sujets de seconde zone.

Nous suivons les aventures d’Evelyn, adolescente humaine élevé dans la haine des vampires, qui va attirer l’attention du roi, qui voit en elle une promesse de rédemption, et souhaite faire d’elle sa reine. Le problème est que ses sentiments amoureux sont loin d’être partagés, au contraire. Mais comment résister à l’homme le plus puissant de la terre ?

J’ai une double appréciation sur ce premier opus de Dark and Dangerous Love. J’ai terminé cette lecture hier, après l’avoir commencé hier. Je dois donc reconnaître une chose, la lecture est très simple et pas prise de tête. Je dirai même qu’elle est addictive. On se laisse transporter par l’univers, pleine de promesse en rebondissement, et de piste de développement à explorer pour ses personnages.

Cependant un jour plus tard, je me rends compte que je viens sérieusement de lire un livre pareil ? Car si sa lecture transporte, les personnages sont tous plus antipathique les uns que les autres, et l’intrigue est mal ficelé.

Laissez-moi m’expliquer.

Il semblerait que sur un tome de plus de trois cents pages, l’intrigue n’a pas évolué, ses personnages non plus. J’ai l’impression qu’au contraire elle fait guise d’introduction. Mais dans ce cas, comment l’auteur peut-elle pondre plus de trois cents pages ? Par des répétitions incessantes. L’une en répétant sans cesse à quel point sa vie est merdique depuis que le roi et rentré dans sa vie, et l’autre à quel point il aime cette adolescente.

Le personnage principal d’Evelyn est probablement l’adolescente la moins évoluée de la terre, la plus capricieuse, et enfin la plus pleurnicharde. Elle n’a à priori rien de spécial, et aspire juste à faire sa vie auprès des humains, loin de tout individu vampirique.

Atticus est le roi de cette nation vampire, puissant, beau, et craint par ses sujets. Sans pitié, il ne tolère le refus, et a recours à l’exécution de masse. Le problème est le côté très limité de cette personne, tant par son intelligence que par sa profondeur, bien que l’auteure s’attache à répéter l’inverse. Sa tendance à céder à ses pulsions, et à ses envies premières fait de ce haut personnage un gamin capricieux à mes yeux.

Le tout fait de ce livre un roman pas suffisamment calibré pour en faire un roman constant (à moins d’une sérieuse réécriture) et de qualité. Mais pour donner suite à mon coup de cœur initial, je me suis procuré les tomes suivants, ce qui fait que je reviendrai vous parler de cette série, qui je l’espère corrigera ses premiers défauts.

« Mishenka », Daniel Tammet

mishenka-coverMoscou, mars 1960.

En Union soviétique, les échecs sont un sport national et le champion du monde, Maxim Koroguine, est le héros du régime. Avec lui, le jeu d’échecs est devenu une science de la logique. Surgit alors un jeune prodige de 23 ans, Mikhail Gelb, surnommé Mishenka, romantique et imprévisible. Pour Mishenka, les échecs sont un langage, une forme de poésie. On dit de lui qu’« il pense avec ses mains ».

En compétition pour le titre mondial, le champion et son challenger s’affrontent, durant deux mois. Leur match est suivi par des millions de passionnés. Inspiré d’une histoire vraie, ce roman met en scène deux hommes, deux visions de la vie, la lutte entre la pensée et les émotions, l’art et la science, à un moment clé de l’histoire de l’URSS.

Connaissant l’auteur pour ses livres autobiographique que j’ai beaucoup aimée, j’étais impatiente de découvrir une nouvelle facette de Daniel Tammet, celle d’auteur. En regardant le quatrième de couverture, je dois avouer que le sujet ne m’a guère étonné: l’affrontement de deux joueurs autour d’une partie d’échec. Pour avoir lu « Embrasser le ciel immense », un livre consacré à l’apprentissage en général, sujet qui ne me passionne guère mais qui, avec Daniel Tammet, m’a paru passionnant, je pensais que cela allait être de même avec ce livre sur les échecs, puisque… je ne suis pas une grande passionnée par cela.

Quoi de plus passionnant de que décrire la rencontre entre l’ancienne génération et la nouvelle, entre le calculateur et le fougueux, entre le discret et l’amoureux des cameras? Bref, une rencontre au sommet entre deux prétendant au titre aux style radicalement opposé?
Pourtant, ce livre est une déception. L’auteur ne rentre pas suffisamment dans la personnalité des protagonistes à mon gout, préférant parler d’échec : que ce soit ses règles, les passions qu’elle suscite, l’apprentissage de celui-ci, j’ai été très vite tentée de refermer ce livre.

Pourtant, j’ai décidé de continuer, car c’est quand même Daniel Tammet, un homme que j’admire, et j’ai l’espoir de voir l’histoire devenir plus intéressante, ce qui ne sera pas le cas à mon gout. Des pages consacré aux déplacements des joueurs, franchement j’ai eu du mal à lire, et je dois avouer que cette lecture était plus une torture qu’une partie de plaisir.

Un livre difficile pour ma part, est-ce parce j’en ai un peu rien à faire des échecs, ou parce que le livre est pas assez « passionné » (et passionnant)? Une chose est sure, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

« Comment braquer une banque sans perdre son dentier », de Catharina Ingelman-Sundberg

51lVsXo4nQLIls sont trois femmes, deux hommes : Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, et le Râteau, chacun 80 ans au compteur. Ils chantent dans la même chorale et dépérissent dans la même maison de retraite à Stockholm. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l’arme à gauche…
Ils ne vivront pas un jour de plus dans ce mouroir. Un brin rebelles et idéalistes, les cinq comparses décident de se lancer dans le grand banditisme. Avec leurs cheveux blancs et leurs déambulateurs, ils s’apprêtent à commettre le casse du siècle. Mais l’aventure s’emballe et rien ne va se passer comme prévu…

J’adore ce genre de titre que j’ai l’impression typiquement suédois. Après « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle » de Jonas Jonasson, voici « Comment braquer une banque sans perdre son dentier » de Catharina Ingelman-Sundberg, qui semblait, lors de son résumé, dans la même veine que « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle » : Déjanté et décalé. Pas du tout.

L’histoire suit l’histoire de cinq seniors dans une maison de retraite : Dégoûtés par leurs conditions de vie, ils décident de commettre un braquage pour se retrouver en prison, qui leur semble être plus confortable que leur petite maison de retraite.

L’idée de réunir des vieillards en charentaise et en déambulateur pour faire une casse était quelque chose de sympathique, mais l’exploitation du potentiel comique par l’auteure est très maladroite, faisant de ce roman un truc complètement pathétique, et surtout sans intérêt.

Le roman est niais, entre deux blagues sur les affres de la vieillesse, je n’ai pas trouvé ce roman suffisamment décalé pour que celui-ci me plaise. Ok les vieux ont du cran d’exploiter les idées reçus « Un vieu braquer une banque ? Et puis quoi encore ? » M’enfin, je n’ai pas trouvé que l’auteur allait plus loin que ça.

Si l’histoire n’était donc pas top, le style de l’auteur ne rattrape pas la chose. Certes le livre se lit… mais rien d’original, en fait je trouve que c’est plutôt lourd. Aucune originalité dans l’écriture, des longueurs partout, elle s’attarde parfois sur des détails qui n’ont aucune utilité, et surtout c’est pas drôle. L’auteure aurait eu tout à gagner si elle avait raccourcit son roman.

Bref, une petite déception dans un roman qui aurait pu être génial.

Lu dans le cadre du challenge Summer Cocktail 2017Le Mystery Tiki

« Les Tribulations d’une Gothique Amoureuse », Cécile Guillot

bm_7951_aj_m_4934Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…
La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie…

En voyant ce titre, ce résumé et cette couverture, le roman sentait bon la chick lit. Citez-moi un roman de chick lit que je n’aime pas, attention spoiler : Vous n’en trouverez pas ! Pourtant j’ai trouvé ce roman assez naze, et je suis plutôt mesurée.

Si sa couverture était différente, son titre différent, son résumé différent, j’aurais peut-être été plus réceptive (ou plus probablement je ne l’aurai pas lu). La faute donc à son « packaging » trompeur, je suis tombé de haut. Très haut.

Je m’attendais à une chick lit, j’étais finalement en face d’une romance. Je ne suis pas super fan de romance, car je trouve ce genre ennuyeux, à moins qu’il y ait une intrigue à côté pour faire passer la pilule. Il manque ce petit grain de folie, ce glamour. La seule chose qu’il y a en commun entre ce livre et la chick-lit, c’est le personnage égocentrique, mais je l’ai trouvé plus chiante qu’autre chose.

Lily est prof élémentaire dans une banlieue de Angoulême, elle s’occupe d’une classe CLIS, réservé aux handicapés et aux personnes ayant trop de retard pour intégrer le cursus normal. Elle est gothique, s’habille en noir, joue dans un groupe de métal, et est amoureuse d’un membre de son groupe.

J’ai trouvé que ce roman n’était qu’une justification de la part de l’auteur, du style « Ce n’est pas parce qu’on est gothique qu’on sacrifie des chèvres pendant la pleine lune« . Rien de plus. « Blablabla, les gothiques sont normaux, blablabla, les gothiques sont gentils, blablabla, les gothiques ont de super goût musicaux, blablabla on est super tolérant et on est une élite, on ne traîne pas avec des geeks« . Le personnage principal est un concentré d’intolérance. Bien évidemment tout est bien qui se termine bien, elle s’aperçoit de sa bêtise, mais j’ai trouvé ça trop cliché. Trop caricatural. Cécile Guillot aurait pu mieux exploiter la gothitude de son personnage principal, parce que ici ça n’apporte absolument rien, à part nous saouler. J’avais envie de hurler « Grandis meuf, t’es plus adolescente! » tant l’aspect gothique revenait encore, encore, et encore. Au bout d’un moment, les fringues ne devraient plus impacter autant la vie de celui qui les porte.

Ensuite : La fille est amoureuse, mais le garçon ne l’aime pas. Sauf que ça se voit à 10 000 km avec qui elle va finir le roman, ce n’était pas très fin. Je ne vous explique pas le process narratif, mais grosso modo à chaque fois qu’elle est déçu, son chevalier servant apparaît. Mouais.

Outre une absence totale de profondeur, je n’ai en plus absolument pas réussi à m’identifier au personnage principal, et j’ai trouvé ce roman trop « normal ». Après le président normal, voici le roman normal. Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques sur les autres blogs ; car pour ma part à un quart du livre j’étais prête à lâcher. Dommage j’avais mon challenge lecture à honorer.

Lu dans le cadre du challenge Summer Cocktail 2017Le Mystery Tiki