« Et on tuera tous les affreux », Boris Vian

9782253146162-001-tSe réveiller tout nu dans une chambre de clinique, où l’on veut vous forcer à faire l’amour avec une très belle fille… L’aventure n’est pas banale. Surtout quand on s’appelle Rocky, que l’on est la coqueluche des demoiselles et qu’on voudrait se garder vierge jusqu’à vingt ans.
Un homme assassiné dans une cabine téléphonique, des photos d’opérations chirurgicales abominables, des courses poursuites, des coups de poing, et, au désespoir de Rocky, des filles partout : tel est le cocktail mis au point par Boris Vian (alias Vernon Sullivan) dans ce polar mené à un train d’enfer, tour à tour angoissant et hilarant.
A la clef, la clinique où le diabolique Dr Schutz sélectionne des reproducteurs humains et bricole des embryons, prototypes quelquefois ratés d’une race «supérieure». Cinquante ans après la première publication, on est conduit à penser que l’anticipation n’était pas si fantaisiste…

En lisant le résumé, je m’attendais à beaucoup de chose, mais certainement pas à ce que sera le roman en réalité. Ce roman, mi policier, mi science-fiction, (que je classerais d’ailleurs plus en SF qu’en policier, mais ce n’est pas moi qui décide), narre les histoires de Rocky, sous la forme d’un film hollywoodien des années 50, avec le beau gosse, les filles qui tombent autour de lui tant il est beau, qui est intelligent, drôle, et sportif.

Que retenir de ce livre ? Pour être tout à fait franche, je n’ai pas aimé ce récit. Dommage, car c’est la première fois que je lis du Boris Vian ! Je vais essayer d’en lire un autre avant de me faire un avis définitif sur cet auteur.

Si je m’attendais à un roman avec beaucoup d’ironie sur la condition humaine, beaucoup de satire, et beaucoup d’humour (comme on me l’a vendu), je n’ai trouvé que très peu d’ironie, pas vraiment de satire, et encore moins d’humour.

Et puis quel déception de voir que le méchant de l’histoire, le Dr. Schultz est totalement inoffensif! Je m’attendais à un grand méchant loup, mais en fait… rien de tout ça. La morale de l’histoire, s’il y en a une, ne relève absolument pas le niveau du roman.

En résumé, j’ai un peu de mal à voir pourquoi ce roman a de si bonnes critiques sur la blogosphère, suis-je passé à côté de quelque chose ?

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