« Les Tribulations d’une Gothique Amoureuse », Cécile Guillot

bm_7951_aj_m_4934Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…
La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie…

En voyant ce titre, ce résumé et cette couverture, le roman sentait bon la chick lit. Citez-moi un roman de chick lit que je n’aime pas, attention spoiler : Vous n’en trouverez pas ! Pourtant j’ai trouvé ce roman assez naze, et je suis plutôt mesurée.

Si sa couverture était différente, son titre différent, son résumé différent, j’aurais peut-être été plus réceptive (ou plus probablement je ne l’aurai pas lu). La faute donc à son « packaging » trompeur, je suis tombé de haut. Très haut.

Je m’attendais à une chick lit, j’étais finalement en face d’une romance. Je ne suis pas super fan de romance, car je trouve ce genre ennuyeux, à moins qu’il y ait une intrigue à côté pour faire passer la pilule. Il manque ce petit grain de folie, ce glamour. La seule chose qu’il y a en commun entre ce livre et la chick-lit, c’est le personnage égocentrique, mais je l’ai trouvé plus chiante qu’autre chose.

Lily est prof élémentaire dans une banlieue de Angoulême, elle s’occupe d’une classe CLIS, réservé aux handicapés et aux personnes ayant trop de retard pour intégrer le cursus normal. Elle est gothique, s’habille en noir, joue dans un groupe de métal, et est amoureuse d’un membre de son groupe.

J’ai trouvé que ce roman n’était qu’une justification de la part de l’auteur, du style « Ce n’est pas parce qu’on est gothique qu’on sacrifie des chèvres pendant la pleine lune« . Rien de plus. « Blablabla, les gothiques sont normaux, blablabla, les gothiques sont gentils, blablabla, les gothiques ont de super goût musicaux, blablabla on est super tolérant et on est une élite, on ne traîne pas avec des geeks« . Le personnage principal est un concentré d’intolérance. Bien évidemment tout est bien qui se termine bien, elle s’aperçoit de sa bêtise, mais j’ai trouvé ça trop cliché. Trop caricatural. Cécile Guillot aurait pu mieux exploiter la gothitude de son personnage principal, parce que ici ça n’apporte absolument rien, à part nous saouler. J’avais envie de hurler « Grandis meuf, t’es plus adolescente! » tant l’aspect gothique revenait encore, encore, et encore. Au bout d’un moment, les fringues ne devraient plus impacter autant la vie de celui qui les porte.

Ensuite : La fille est amoureuse, mais le garçon ne l’aime pas. Sauf que ça se voit à 10 000 km avec qui elle va finir le roman, ce n’était pas très fin. Je ne vous explique pas le process narratif, mais grosso modo à chaque fois qu’elle est déçu, son chevalier servant apparaît. Mouais.

Outre une absence totale de profondeur, je n’ai en plus absolument pas réussi à m’identifier au personnage principal, et j’ai trouvé ce roman trop « normal ». Après le président normal, voici le roman normal. Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques sur les autres blogs ; car pour ma part à un quart du livre j’étais prête à lâcher. Dommage j’avais mon challenge lecture à honorer.

Lu dans le cadre du challenge Summer Cocktail 2017Le Mystery Tiki

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