« Platine », Régine Detambel


Comment Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma, a-t-elle pu être assassinée par un homme qui s’était suicidé cinq ans auparavant ? Comment a-t-elle pu achever le tournage de son dernier film, « Saratoga », avec Clark Gable, puisqu’elle était déjà morte et enterrée ? Et, surtout, qui était cette fille rongée par la lumière des projecteurs et par la maladie, définie par la seule beauté de ses seins ? A ces questions et quelques autres, Platine tente de répondre. En réinventant le destin de cette comédienne broyée qui fut le modèle de Marylin Monroe, Régine Detambel grave au scalpel le flamboyant et impitoyable blason de l’oppression des femmes

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Biographie romancée de la première sex symbol blonde d’Hollywood, Jean Harlow en a influencée plus d’une, à commencer par Marilyn Monroe.
Le roman est compliqué d’accès à mon sens, les multiples points de vue (d’on ne sait pas qui en faite, de la personnage principale? D’un de ses collaborateurs? Ou de l’auteur?) fait qu’on ne sait pas trop sur quel pied danser. On ne le saura jamais.

Jean Harlow, ou le destin tragique d’une étoile filante contre qui tout se ligue : ses parents, ses amants, et sa santé fait que le récit n’en devient que plus poignant.
Nous sommes dans l’Amérique des années 30 : le cinéma muet se fait supplanter par le cinéma parlant, et les actrices, belles mais ne sachant parler convenablement à cause d’un accent, d’un timbre de voix… se font remplacer par la nouvelle génération. C’est la que Jean Harlow fait son apparition. Avec sa poitrine au nombre d’or, sa voix rauque, et sa chevelure platine, elle est le fantasme des uns, et le but à atteindre des autres.

Personnage douce, rêveuse, mais très rapidement désenchantée, celle qui ne sera cantonnée qu’à des rôles de « pute » s’éteindra à l’age de 26 ans d’une maladie douloureuse, celle que certains pensaient capricieuse était en réalité aux prises d’un entourage toxique, et d’un corps gardant les stigmates d’un mariage malheureux.

Un récit tragique, qui sera renforcé par le dernier chapitre, celle de l’analyse de son dernier film Saratoga, celle qu’elle tournera au moment du plus haut de sa carrière… et de sa maladie. Le narrateur analysera ses scènes avec cette donnée, et recherchera tel un charognard tous les signes de sa faiblesse physique.
Un livre éclairant sur le cinéma américain, qui sans être transcendant (probablement car je ne suis pas très aux fait du cinéma des années 30), est émouvant.

Je termine cet article en partageant les deux chansons qui m’ont accompagné pendant cette lecture:

 

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