« Supernormal », Robert Mayer

David Brinkley a été le plus grand des superhéros. Mais il est difficile d’être et d’avoir été. Un jour, il prend sa retraite, se marie, commence à perdre ses cheveux, à prendre du poids, et s’installe en banlieue. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand une série de catastrophes décime la population de superhéros disponibles pour sauver New York. Plus de Superman, plus de Batman. C’est David qui doit retrouver ses collants, sa cape et son masque pour sauver une Amérique qui doute, en pleine Guerre Froide. Le seul problème, c’est que notre héros est désormais un homme entre deux âges, dont les pouvoirs tombent parfois en panne, et qui se sent complètement dépassé par l’Amérique des années 70, avec son cortège de nouveautés. Il se lance quand même dans l’aventure, et nous emmène avec lui dans un thriller qui plonge avec humour dans les méandres d’une Amérique qui doute, après l’affaire du Watergate et la fin de la guerre du Vietnam

Exit le super héros hype et éternellement jeune, beau et fort. Parlons des vrais super héros de la vraie vie. Voici supernormal, quadra (ou quinqua ?) vivant dans une banlieue chic auprès de sa femme, de ses deux enfants, et de son chien. Il est journaliste, elle est enceinte du troisième, il s’ennuie ferme, et sa vie consiste à regarder la télévision lorsqu’il ne travaille pas. Pourtant sous cet homme blanc au cheveux bleu se cache une autre personne dont personne ne soupçonne qu’il lui est lié :  super héros dans sa jeunesse, sachant voler, être invisible, et ayant une forme surhumaine, qui passait son temps à sauver la veuve et l’orphelin, à tel point qu’il est devenu célèbre, adulé par les uns, haï par les autres. Mais le temps passant, sa force déclinant, l’aiguille de la balance penchant vers la droite, voici que de superhéros il passe à supernormal. Malheureusement, des circonstances font que seul le héros qu’il était peut sauver le monde…

Un livre écrit dans les années 70 mais édité seulement cette année en France, Supernormal est un livre qui peut se lire de plusieurs manières : Comme un roman sur un homme, comme je l’ai fait, ou comme un roman bourré de références à la culture pop et aux Etats-Unis des années 70. Un roman qui n’a pas pris une ride, ce qui est une bonne chose, mais qui, je trouve, est frustrant à cause du fait que, faisant appel à trop de références notamment pour les parties comique et parodique, je suis passée complètement à côté de cette intention de l’auteur.

Je ne sais pas trop ce que j’attendais ce livre, quelque chose de très désabusée et caricaturale, de bien gras et bien drôle, ce livre sur l’après gloire d’un superhéros est, bien que pas mauvais, une petite déception pour moi. Les instants de rires étant probablement trop subtil pour l’ignorante que je suis, je me suis accrochée à l’intrigue et non à ce que j’attendais de ce livre pour réussir à le terminer. Les plus de 200 notes de bas de page pour un livre de 300 pages vous donneront un indice sur la culture à posséder pour saisir toutes les subtilités de cet ouvrage.

Lu dans le cadre du challengeLe Mystery Tiki

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